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L'opinion de
Assia SHIHAB

Assia SHIHAB
Correspondante à Istanbul

Rencontre avec le chef de l'Armée syrienne libre

Le 01-12-2011

L’homme intrigue les journalistes et les politiques. Qui est réellement le colonel Riyad al-Asaad, le chef de l’Armée syrienne libre (ASL) ? A-t-il la carrure d’un leader ?

Ce qui est sûr, c’est que ce colonel ingénieur issu de l’armée de l’air syrienne a fait défection en juillet dernier et s’est réfugié dans le sud de la Turquie, à Hatay, non loin de la frontière syrienne. Riyad al-Asaad (aucun lien de parenté avec Bachar al-Assad) est désormais protégé par les autorités turques, qui le surveillent jalousement.

Le 20 octobre, nous avons été la première équipe de télévision - et la seule à ce jour - autorisée à le voir.

La rencontre a été organisée après un ultime feu vert du ministre des Affaires étrangères turc. Pour des raisons de sécurité, nous n’avons pas pu rencontrer le colonel dans le camp où il vit avec une cinquantaine d’autres déserteurs. Au lieu de cela, nous l’avons vu dans le bureau d’un gouverneur local, où il a été amené, escorté d’une dizaine de militaires turcs dont des commandos et même un sniper.

Pour l’interview, le colonel avait troqué son treillis contre un costume sombre, acheté pour l’occasion par les officiels turcs du ministère des Affaiers étrangères. Doux et souriant en toutes circonstances  - même lorsqu’il décrit la répression la plus brutale - Riyad al-Asaad ressemble davantage à un aimable fonctionnaire qu’au chef d’une armée rebelle forte de 20 000 hommes.

Depuis cette rencontre, les déserteurs syriens sont sortis progressivement de l’ombre en menant de plus en plus d’actions ciblées contre le régime - comme cette attaque contre un centre de renseignement de l’armée de l’air près de Damas mi-novembre.

Certaines de ces opérations ont été revendiquées par l’Armée syrienne libre, mais pas toutes, dénotant des failles dans l’autorité de Riyad al-Asaad. Prudent, le ministère des Affaires étrangères turc bloque désormais l’accès de la presse au colonel.

Riyad al-Asaad n’est pas, pour autant, mis au secret. Il est toujours joignable par téléphone et via Skype. C’est même ce mode de communication qu’utilisent désormais certains de nos confrères pour l’interviewer. Et il continue, dit-il, de superviser les opérations menées par l’Armée syrienne libre de l’autre côté de la frontière.

Lundi 28 novembre, pour la première fois, l’Armée syrienne libre a rencontré à Hatay une délégation du Conseil national syrien (CNS), principal organe de l’opposition, emmenée par son président, Burhan Ghalioun. Au cours de la rencontre, Riyad al-Asaad a annoncé qu’il reconnaissait le CNS et ses objectifs. Le CNS s’est, de son côté, résolu à soutenir l’ASL.

Rappelons que vendredi 25 novembre, en Syrie, les manifestants pro-démocratie ont apporté leur soutien aux déserteurs de l’armée en appelant "l’armée syrienne libre à protéger la révolution pacifique". Ce message de la rue a été repris par le Conseil national syrien qui négociait depuis plusieurs semaines avec l’ASL. Le CNS serait ainsi en mesure de donner une direction politique aux déserteurs, en roue libre jusqu’à maintenant. Il les a publiquement appelés à se recentrer sur leur mission première, celle de protéger les civils syriens et non de cibler directement le régime.

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