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À Toulon, Nicolas Sarkozy a tenté de rassurer Berlin et les électeurs français
Alors que les tractations se poursuivent entre Paris et Berlin pour sauver la zone euro, Nicolas Sarkozy a prononcé, ce jeudi à Toulon, un discours mêlant thèmes de campagne et projets de réformes européennes.
Le discours était attendu, le cadre solennel et emblématique – le zénith de Toulon où trois ans plus tôt Nicolas Sarkozy avait pointé les "dérives" du système financier mondial. À cinq mois de l’élection présidentielle, et au plus fort de la crise des dettes souveraines en Europe, le président français a de nouveau fait halte dans le premier port militaire français pour dresser un scénario de sortie de crise pour la France et la zone euro. Un cadre parfait pour celui qui veut tenir le rôle de capitaine à la barre en pleine tempête financière.
Destinées à justifier sa politique vis-à-vis de l’Allemagne, les déclarations du chef de l’État ont toutefois principalement porté sur les problèmes nationaux, prenant, la plupart du temps, des airs de meeting de campagne. L’opposition a d’ailleurs répété ces derniers jours qu’elle n’y voyait qu’une tentative, par le désormais "président-candidat", pour redresser le cap dans les enquêtes d’opinion.
Bien qu’aucune annonce fracassante n’ait été faite, Nicolas Sarkozy a promis aux Français un discours de "vérité", mot qui est revenu à de nombreuses reprises. "Un nouveau modèle de croissance" est nécessaire pour faire face à la crise, a-t-il indiqué. D’un air grave, il a annoncé l’ouverture d’"un cycle de désendettement qui ramènera le balancier de l’économie vers le travail et la production". Ainsi, il convoquera en janvier prochain un sommet pour l’emploi avec tous les partenaires sociaux, afin de "répondre à la crise par le travail".
Il a en effet beaucoup été question de travail dans les propos du président français. Reprenant presque mot pour mot un slogan de sa campagne de 2007, il a invité les concitoyens à "travailler plus longtemps", à "travailler davantage et pas moins". Il en a profité pour vanter son bilan, notamment la réforme des retraites qui ne pouvait "plus être reportée", la réforme du financement de notre modèle social étant devenu, selon lui, "une urgence absolue".
La question du financement des retraites a été l’une des nombreuses flèches décochées en direction de l’opposition, le projet électoral du Parti socialiste prévoyant de réinstaurer la retraite à 60 ans sous certaines conditions.
Une réunion Sarkoy–Merkel lundi à Paris
Concernant l’Europe, les mesures portant sur la refonte de la zone euro, qui étaient attendues pour le prochain sommet européen du 9 décembre, pourraient finalement intervenir dès lundi 5 décembre. Nicolas Sarkozy a en effet annoncé qu'il recevrait lundi à Paris la chancelière Angela Merkel pour que les deux chefs d’État fassent ensemble "des propositions franco-allemandes pour garantir l'avenir de l'Europe".
Outre ceci, pas d’annonce primordiale, mais des pistes de réflexion visant à faire avancer les discussions avec l’Allemagne, sans pour autant heurter l’opinion publique française.
Entre Paris et Berlin, les négociations battent toujours leur plein pour établir un projet commun qui ferait à la fois la part belle à l’orthodoxie budgétaire, chère à l’Allemagne, et donnerait davantage de prérogatives à la Banque centrale européenne (BCE), comme le souhaite Paris.
Sur ces négociations, le président français est resté flou ce jeudi à Toulon. C’est du moins l’avis d’Antoine Vauchez, du centre européen de sociologie et de sciences politiques de la Sorbonne, qui, contacté par FRANCE 24, assure que ces zones d’ombres sont une manière de "garder une marge de manœuvres dans les tractations". "Il s’agissait de donner des gages à l’Allemagne, notamment concernant l’indépendance de la Banque centrale européenne et une éventuelle révision des traités" analyse-t-il, ajoutant que ce discours a "peut-être été donné trop tôt".
L’un des principaux points d’achoppement entre les deux pays porte sur la volonté de l’Allemagne de confier à la Cour de justice européenne le pouvoir de sanctionner le non-respect du pacte de stabilité par les États membres. "Sur cette position, difficile à accepter pour Paris car entraînant une perte de souveraineté, Nicolas Sarkozy est également resté ambigu" estime Antoine Vauchez.
Entre se montrer rassurant envers l’Allemagne - "L'Europe a besoin de plus de solidarité mais plus de solidarité exige plus de discipline" - , tout en affichant son intention de protéger la souveraineté française - "la refondation de l'Europe, ce n'est pas la marche vers plus de supranationalité"-, la marge de manœuvre est décidément étroite pour Nicolas Sarkozy.
Couchés sur le papier par la plume d’Henri Guaino – à qui on doit les grands discours du candidat puis du président, les mots de Nicolas Sarkozy ont dû être attentivement écoutés à Berlin, où Angela Merkel s’apprête à se plier au même exercice vendredi au Bundestag. Néanmoins, la tâche s’annonce moins aisée pour la chancelière allemande, dont l’auditoire, composé des députés allemands, devrait se montrer moins enthousiaste qu’un zénith rempli de militants de la majorité présidentielle. L’enjeu, lui, sera le même : convaincre les élus et l’opinion publique de la justesse du futur plan de sortie de crise franco-allemand.

























Commentaires (14)
alternance des pouvoirs
la gauche n'as pas de solution miracle, mais l'alternance des pouvoirs permet de faire le ménage.
Quand on a creusé la dette...
Il est facile de dire aux Français de se serrer la ceinture quand on a creusé la dette de 500 milliards en 5 ans, qu'on a vidé des caisses déjà vides (dettes), qu'on fait payer aux Français les discours de campagnes électorales, car oui l'éternel candidat qu'est Sarkozy est bien en campagne et tant qu'il ne se déclare pas candidat, ses déplacements sont payés par le contribuable et non par l'UMP, donc autant se déclarer le plus tardivement possible et pas "bouffer" la cagnotte, ce sont les Français qui payent. De toute façon comme dit Marine Le Pen Il n'aime pas la France, ni les Français, il s'aime lui-même, il aime les fric et les riches. Vivement 2012 qu'on se débarrasse de lui, Hollande ne fera pas mieux, mais il ne fera pas pire et au moins il respectera la fonction, la France, le Français... Rendez-vous en 2012, mais "zut" que c'est long alors courage, ça vient.
Quand on a creusé la dette...
Il est facile de dire aux Français de se serrer la ceinture quand on a creusé la dette de 500 milliards en 5 ans, qu'on a vidé des caisses déjà vides (dettes), qu'on fait payer aux Français les discours de campagnes électorales, car oui l'éternel candidat qu'est Sarkozy est bien en campagne et tant qu'il ne se déclare pas candidat, ses déplacements sont payés par le contribuable et non par l'UMP, donc autant se déclarer le plus tardivement possible et pas "bouffer" la cagnotte, ce sont les Français qui payent. De toute façon comme dit Marine Le Pen Il n'aime pas la France, ni les Français, il s'aime lui-même, il aime les fric et les riches. Vivement 2012 qu'on se débarrasse de lui, Hollande ne fera pas mieux, mais il ne fera pas pire et au moins il respectera la fonction, la France, le Français... Rendez-vous en 2012, mais "zut" que c'est long alors courage, ça vient.
Rassuré ??
Je ne pense pas que le discours de Sarkozy ait rassuré les français. Qu'il arrête de nous prendre pour des niais, on sait et voit que le président des riches et ses ministres sont à genoux devant les marchés financiers.
Dommage qu'il soit remarié, on aurait pu espérer le recaser auprès de Merkel....
president
le president a beaucoup a faire pour redresser la crise en peu de /temps.il faut remettre le septenat
discours du Président Sarkozy à Toulon
Nous pouvons faire entièrement au Président Sarkozy, c'est un Président responsable, qui a vraiment la carrure d'un vrai Président de la République - C'est un homme pouvant s'exprimer au niveau international - personnellement je lui fais entièrement confiance pour pouvoir redresser la situation européenne et sauver l'€ avec Madame la Chancelière Angela Merkel . UN DUO GAGNANT qui doit rassurer le Peuple Français et le Peuple Allemands .
Le discours de Toulon
Il est déjà oublié,ce candidat de l'UMP qui amuse la galerie. cette débauche de déplacements ces discours creux ne résoudront rien à la crise actuelle. Il n'y a pas eu d'avancées sur le probléme no 1 c'est à dire le contrôle des spéculateurs et prédateurs de la planète,la bourse continue à monter et descendre comme avant, comment cela fait que des chefs d'États entouré d'une pléthore de spécialistes n'arrivent pas à trouver des solutions? Soit nous avons des incapables soit ils ne veulent pas appliquer des remédies de cheval la ou il le faut. Après cinq ans de Sarkozysme on a l'impression que nous sommes au début du premier quinquennat. C'est du réchauffé! heureusement ce cauchemar va prendre fin dans quelques mois!!
Un discours de "révolution"
Un discours d'importance si suivi d'effets, Chengen à revoir, refondation du Traité de Maastrich, couple allemand renforcé, sans ostracisme, solidarité infra européenne pour venir en aides aux difficultés d'un pays et non pas pour concurrencer les donateurs. rendre à l'euro ce qu'il aurait dû rester, une monnaie d'échanges et non un veau d'or comme le dollar, arrêter rapidement d'endetter l'Etat sans fond par tonneaux des Danaïdes interposés, demander aux Français de ce qu'ils peuvent faire pour la France et arrêter à ceux-ci demander à l'Etat providence ce qu'il ne peut plus faire. etc...etc... La France et l'Europe ne pourront, quoi qu'on dise, quoi qu'on fasse, soulager la misère du Monde....
sarkozy et merkel c'est la
sarkozy et merkel c'est la ruine de l'europe
sarkozy
pourquoi n a t il pas parlé de son super pot et de sa super maison en colombie et du voisin de celui ci qui recevait des lettres de l elysée ? et nous il faut faire des economies, je pense que trop c est trop
le MENSONGE
Sarko ne dis pas que tu es la pour un discours de vérité, tu es le plus grand menteur jamais rencontré. A1vec toi et depuis longtemps déja, la France est sous un régime FEODAL ou les SEIGNEURS venaient réclamerla dîme, pus exactement voler les pauvres paysans....Voila la France d'aujourd'hui,pourrie, hypocrite, orgueilleuse....
Rassurer Berlin?
Ce sont les Français qui ont besoin d'être rassurés , il semble que NS est dépassé par cette crise, si l'on en juge par les dizaines de déplacements à l'étranger et tout ses discours qui sont des discours de campagne a vocation électorale. On voit bien la malice et le manque de franchise envers les Français. Cela correspond bien à l'homme qui cherche par tout les moyens à convaincre les Français pour sa réélection, alors qu'il n'a pas la stature d'un homme d'État et a pris des décisions importantes contre l'avis du peuple. Il affaibli la France et s'est comporté comme le vassal des USA. Non nous n'en voulons plus de ce président.2012 sera l'année du changement dans l'intérêt de la France que j'aime.
Sarkosy a tenté de rassurer les Français.
En ce qui me concerne, c'est raté !
Dans quel monde vit ce petit monsieur ? Il veut supprimer la souveraineté de la France, ce qui est anti-constitutionnel ! Il veut rabaisser le revenu des Français les moins aisés, tout en les faisant travailler plus, alors que notre pays compte 10% de sans emplois et plus de 4 millions de citoyens vivant sous le seuil de pauvreté, et que grâce à l'austérité qu'il préconise le nombre de chômeurs et de très pauvres va augmenter ! Et
il continue de favoriser les plus riches (encore plus de Français très riches vivant en Suisse nous a annoncé France-Inter ce matin !). Dites-moi que je rêve, que je ne comprends plus ma langue, que l'honnêteté est devenue comme les 35 heures :
périmée. Mais peut-être que je n'ai pas compris qu'il veut faire élire Le Pen ou Melenchon ? Jean Cohenny
fierté?
il ne faut pas en avoir beaucoup pour présenter un constat d'échec de cet ampleur. Et l'imigration???
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