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Hillary Clinton rencontre l'opposante Aung San Suu Kyi

Vidéo par Sandrine GOMES

Texte par Dépêche

Dernière modification : 02/12/2011

Au dernier jour de sa visite, Hillary Clinton a de nouveau rencontré Aung San Suu Kyi à Rangoun. La secrétaire d'État américaine l'a assurée du soutien de Washington qui est "prêt à marcher aux côtés [de la Birmanie] sur le chemin des réformes."

AFP - L'opposante birmane Aung San Suu Kyi s'est dite "confiante" vendredi dans le fait que son pays était sur "la voie vers la démocratie", lors d'une visite de la secrétaire d'Etat américaine qu'elle a qualifiée de "moment historique".
              
"Je suis très confiante dans le fait que si nous travaillons tous ensemble, et quand je dis nous je veux dire le gouvernement birman, l'opposition et nos amis des Etats-Unis et du monde entier (...) il n'y aura pas de retour en arrière sur la voie de la démocratie", a-t-elle déclaré aux journalistes après un entretien avec Hillary Clinton dans sa maison de Rangoun.


              
Le régime doit encore faire des progrès, mais "nous espérons y parvenir aussi vite que possible", a-t-elle ajouté.
              
La lauréate du prix Nobel de la paix s'exprimait au troisième et dernier jour de la visite de Mme Clinton dans le pays, premier voyage d'un chef de la diplomatie américaine depuis plus de cinquante ans.
              
"C'est, je pense, un moment historique pour nos deux pays, parce que nous espérons que grâce à cette rencontre nous serons capables d'avancer pour renouveler les relations d'amitié et de compréhension qui lient nos pays depuis l'indépendance", a poursuivi Mme Suu Kyi.
              
Les deux femmes se sont rencontrées pour la première fois jeudi pour un dîner en tête-à-tête.
              
L'Américaine lui a remis une lettre du président Barack Obama l'assurant du soutien indéfectible des Etats-Unis et l'a informée de ses entretiens à Naypyidaw, au sortir desquels elle s'est montrée prudemment optimiste.
              

Ce voyage intervient après huit mois de réformes spectaculaires, depuis la dissolution en mars de la junte qui a transmis ses pouvoirs à un gouvernement dit "civil".
              
Dans un pays toujours dominé par les militaires, le président Thein Sein, ancien général et ancien Premier ministre de la junte, qui pousse désormais aux réformes, a en particulier permis le retour au coeur du jeu politique de Mme Suu Kyi, qui a annoncé son intention de se présenter aux prochaines élections partielles.
              
Mme Suu Kyi a d'autre part espéré vendredi que tout en développant ses liens avec les Etats-Unis, son pays continuerait à avoir des "relations amicales" avec le puissant voisin chinois, premier investisseur étranger dans le pays.
              
Elle a salué le fait que le ministère chinois des Affaires étrangères se soit dit mercredi favorable aux contacts de la Birmanie avec l'Occident.
              
"Cela montre que nous avons le soutien du monde entier et je suis particulièrement contente parce que nous espérons maintenir de bonnes et amicales relations avec la Chine, notre très proche voisine".
              
Pékin, qui réclame la levée des sanctions occidentales, a été pendant des années l'un des rares alliés de la Birmanie, empêchant notamment le vote de sanctions de l'ONU grâce à son droit de veto de membre permanent du Conseil de sécurité.
              
Le président birman Thein Sein avait surpris en annonçant en septembre la suspension de la construction d'un barrage de 3,6 milliards de dollars financé par les Chinois, auquel la population locale s'opposait.
              

 

Première publication : 02/12/2011

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