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Les islamistes donnés en tête, les résultats toujours attendus
Si la commission électorale n'a pas encore annoncé de résultats officiels de la première phase des législatives égyptiennes, des bribes ont été rapportées par la presse confirmant une percée des islamistes, Frères Musulmans ou salafistes.
AFP - Des résultats partiels du premier tour des législatives égyptiennes continuaient d'arriver samedi au compte-gouttes, confirmant les bons scores des islamistes, notamment des fondamentalistes salafistes, face à un camp libéral et laïque en déroute.
La commission électorale a annoncé vendredi soir un taux de participation de 62% "jamais vu depuis les pharaons", mais n'a une nouvelle fois pas été en mesure de donner les résultats complets par partis pour ce vote qui s'est déroulé lundi et mardi.
Les bribes de résultats rapportées par la presse et les différentes formations ont toutefois continué de confirmer les scores élevés des islamistes, qu'il s'agisse des Frères musulmans ou des salafistes (fondamentalistes) du parti Al-Nour.
Les coalitions menées par les islamistes pourraient avoir au total entre 60 et 70% des voix selon certaines estimations.
Les résultats pour Port-Saïd, sur le canal de Suez, donnaient 32,5% pour les Frères musulmans, 20,7% pour les salafistes de Al-Nour et 12,9% pour une formation islamiste modérée, Wassat, selon le journal gouvernemental al-Ahram. Les libéraux du Wafd ne remportaient que 14%.
A Port-Saïd toujours, une figure historique de la contestation contre le régime de Hosni Moubarak, Georges Ishaq, fondateur du mouvement Kefaya (Assez!), était battu, selon la presse.
La commission électorale a assuré que les résultats officiels seraient postés sur internet "bientôt", sans plus de précisions sur les raisons de cette attente.
Le calme dans lequel s'est déroulé le scrutin et la forte mobilisation des électeurs sont portés au crédit de l'armée au pouvoir, mais la perspective d'avoir face à elle un Parlement à forte majorité islamiste lui pose désormais un lourd défi.
Au Caire, un politicien libéral, Amr Hemzawi, a été élu dès le premier tour dans le quartier aisé d'Héliopolis, mais ailleurs les personnalités issues de la révolte populaire de janvier-février qui a chassé M. Moubarak étaient battues.
Dans le gouvernorat très touristique de la Mer Rouge, les Frères musulmans faisaient un score de 30%, deux fois supérieur à celui du Bloc égyptien, une alliance de partis libéraux.
Selon le quotidien indépendant al-Masri al-Youm, aucune femme n'a été élue au premier tour, qu'il s'agisse de candidature individuelle ou de liste.
Une candidate du Wafd, Nihal Aahdi, citée par le journal, a expliqué que cette situation était "liée au fait que les Frères musulmans et salafistes ont dominé les résultats".
Forts de leur percée dans les urnes, les salafistes multipliaient les déclarations favorables à l'instauration d'un islam conservateur.
Le dirigeant salafiste Abdel Monem Chahat a assuré que les romans de l'écrivain égyptien et prix Nobel de littérature Naguib Mahfouz "encourageaient le vice car ils portent sur la prostitution et la drogue".
Une autre personnalité de ce courant fondamentaliste sunnite, Hazem Abou Ismaïl, a estimé qu'il fallait "créer un climat pour faciliter" le port du voile, et que s'il est élu président, il "ne permettrait pas à un homme et à une femme de s'asseoir ensemble dans un lieu public".
L'ambiance était morose samedi matin sur la place Tahrir au Caire, occupée depuis deux semaines par des militants qui veulent maintenir la flamme de la révolte du début de l'année.
"Tous ceux à qui nous avons fait confiance nous ont trahis", affirme Mohamed el-Assas, 25 ans, un des manifestants encore présents.
L'opposant Mohamed ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), qui était venu à Tahrir la semaine dernière, "a disparu", déplore-t-il, et les Frères musulmans "ne sont plus avec nous maintenant qu'ils ont gagné les élections".
Le vote concerne un tiers des gouvernorats égyptiens, dont ceux du Caire et d'Alexandrie, les deux plus grandes villes. Un second tour est prévu lundi et mardi prochains.
Les députés des autres gouvernorats seront élus d'ici au 11 janvier, puis viendra l'élection de la Choura (sénat), jusqu'au 11 mars.
Cette élection, la première depuis la chute de M. Moubarak le 11 février, est sensée donner un reflet du pays politique réel après des décennies de scrutins sans surprise au profit du parti au pouvoir.
Le taux de participation de 62% est exceptionnel en Egypte, où l'absention était sous l'ancien régime massive faute d'enjeu électoral.




























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(2) Réactions
les égyptiens (nes) ont opté pour une dictature plus noire
Le taux de participation de 62% est exceptionnel au point que le président de la commission électorale, dans son enthousiasme sans retenue, s’en est félicité au point de dire que le taux n’a jamais été enregistré « depuis les pharaons » comme si en leur temps les dynasties des pharaons étaient des démocrates et organisaient des élections. Ce sentimentalisme ne devrait point cacher l’horizon noir que les électeurs égyptiens viennent de se fixer en octroyant, selon les premiers résultats et les projections pour les autres étapes des consultations, plus que la majorité absolue au parti des frères musulmans et des dits Salafistes. Ces derniers ne se contentent plus de se pointer dans leurs affiches et sur les plateaux de TV leurs barbes drues comme signature d’appartenance au courant intégriste mais de faire part du programme, type taliban qui attend les égyptiens, les minorités confessionnelles et surtout les égyptiennes : Apartheid genre avec l’emballage des femmes qui selon un de leurs dirigeants ne devront pas être source d’excitation sexuelle pour la jeunesse oubliant, comme ignorant de la biologie du corps humain, qu’elle est normale et elle a pour source la sécrétion d’hormones masculines dont il devra arrêter la sécrétion pour lui même et pour ceux qui ne veulent pas sentir de l’attirance normale pour l’autre sexe en devenant des eunuques pour perdre même la barbe de la même origine hormonale aussi se projeter dans les cours des anciens Khalifats. Un autre volet du programme intégriste est le rejet de la production littéraire de Feu et prix Nobel littérature Najib Mahfoud jugé dégradante par là toute les productions littéraire, philosophique, des arts et de l’audio visuel qui sont menacées d’interdiction et de violence ou d’assassinats envers ses auteurs comme fut le cas par le passé pour N. Mahfoud, et Faraj Fouda et d’autres. L’intégrisme totalitaire n’a rien à voir avec une quelconque religion et encore moins avec l’Islam il ne cherche qu'à justifier son objectif politique, dans le cas des sociétés à confession musulmane majoritaire, ses promoteurs ne peuvent prévaloir ni de révélations ni l’exclusivité de leur propre interprétation du texte et de l’obligation de l’adopter. Ils s’appuient sur la non séparation du champ religieux de celui la politique et des sciences comme est, le cas en occident depuis le siècle des lumières, afin de commercialiser et assoir une dictature médiévale totalitaire. Par le passé l’intégrisme a infesté des sociétés musulmanes bien avant les pratiques fascistes qui lui sont similaires ainsi au temps par exemple de la dynastie Almohade au Maroc et en Ex Andalousie d’où fut chassé Averroès (bnou Rochd) et ses écrits lancés dans les flammes dont l’histoire fut porté à l’écran par le grand cinéaste Feu Youssef Chahin. Dommage que les égyptiens vont substituer à une dictature une plus noire. Les intégristes actuels comme, les ex fascistes et les ex PC de l’Europe de l’Est, sont foncièrement anti démocratie ils n’en retiennent que les élections pour la prise du pouvoir et point l’alternance de l’exécutif et du législatif, la séparation des pouvoirs, l’égalité genre, la liberté d’expression et de croyance. La marginalisation des courants laïcs, démocrates et libéraux trouve son origine dans leur répression de la part des dictatures déchues aussi par les excommuniassions ou les menaces de le faire par le courant religieux officiel de ces dictatures.
politique et religion
la religion n'a rien à faire en politique et c'est à nous, l'Europe à montrer l'exemple et interdire chez nous les partis liés de près ou de loin à la religion, quelle quelle soit et alors nous pourrions critiquer ces pratiques ailleurs ...