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Afrique

Rumeurs et intox empoisonnent la présidentielle congolaise

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/12/2011

Alors que le dépouillement des bulletins de vote des scrutins présidentiel et législatif se poursuit, les rumeurs se multiplient sur le Net et les portables. Une campagne d'intox qui a poussé les autorités à avancer la publication des résultats.

FRANCE 24 a décidé de fermer provisoirement les commentaires de cette page en raison de la violence ou du caractère injurieux de certains propos postés.

AFP - Pendant que les agents électoraux congolais s'échinent à compter et recompter bulletins et procès-verbaux de la présidentielle de lundi en République démocratique du Congo, la toile et les portables bruissent de rumeurs, d'intox et de manipulations en tous genres.


Cette dangereuse multiplication des fausses informations a poussé la Commission nationale électorale indépendante (Céni) à avancer de quatre jours la publication des premiers résultats, sans attendre la date butoir du 6 décembre.

"On ne pouvait pas garder le silence. Il faut couper court aux rumeurs sur l'internet, propagées par des personnes non autorisées", déclarait dès vendredi à l'AFP le rapporteur de la Céni Matthieu Mpita.

"Nous n'allons pas donner un résultat global, mais par provinces. On y va progressivement", précisait-il.

Samedi après-midi la Céni devait donner sa deuxième livraison, mais elle est toujours la cible de toutes les accusations et des flèches décochées par l'opposition. En gros elle "roulerait" pour le président sortant Joseph Kabila.

Signe de la confusion ambiante: son site internet a été brièvement piraté vendredi avec des chiffres et pourcentages présentés comme des résultats de l'ensemble des onze candidats.

Dès jeudi, le président de la Céni, le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, avait rappelé que la Commission était "seule habilitée" à donner des résultats.

Malgré cela et les appels à la "vigilance" lancés par la Céni et quelques journaux, les faux se multiplient.

Jeudi, à l'extérieur des locaux d'un parti politique à Kinshasa, on distribuait une feuille de résultats émanant d'un imaginaire Observatoire International de la Démocratie, "inconnu au bataillon" sur tous les sites de recherche du web.

Même des "dépêches de l'AFP" circulent sur internet, au gré des préférences politiques de leurs auteurs qui tentent maladroitement d'imiter le "format AFP" et ne sont que de grossiers brûlots politiques, incapables même d'orthographier correctement le nom du chef de la mission de l'ONU en RDC: Roger Reece, au lieu de Meece.

Certaines "dépêches" annoncent des résultats fantaisistes, d'autres le désistement et ralliement d'un candidat d'opposition à Etienne Tshisekedi, le principal rival du président sortant Joseph Kabila. Conséquence: depuis lors les journalistes de l'AFP sont "black-listés" par le candidat en question, et se sont fait refoulés mercredi d'une conférence de presse qu'il devait tenir à son domicile.

Pour alourdir un peu plus la paranoïa ambiante, il est pratiquement impossible depuis vendredi soir d'envoyer et recevoir le moindre message SMS à Kinshasa, un bastion de Tshisekedi, ou encore à Lubumbashi (Katanga, sud-est), pour les abonnés de plusieurs opérateurs de téléphonie mobile du pays.

"Nous avons un problème de système qui dure depuis hier (vendredi). Je ne m'en suis rendue compte que ce matin (samedi). Le service concerné m'a dit que la réparation risque de prendre un peu de temps", assure à l'AFP une employée de l'opérateur Vodacom.

"Internet et le téléphone marchent encore. Mais pour combien d'heures?", s'inquiète un internaute qui voit derrière cette "panne" la main du gouvernement.

Interrogé samedi par l'AFP, le porte-parole du gouvernement Lambert Mende a assuré que les autorités n'avaient donné aucune consigne aux opérateurs.

 

Première publication : 03/12/2011

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