Dernière modification : 06/12/2011 

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Sécurité nucléaire en France : un dispositif nébuleux et controversé

Sécurité nucléaire en France : un dispositif nébuleux et controversé

L’opération commando de Greenpeace, qui a infiltré la centrale de Nogent-sur-Seine, à moins de 100 km de Paris, pose la question de la sécurité nucléaire dans un pays où le dispositif de protection des sites comporte de nombreuses zones d'ombre.

Par Yann BUXEDA (texte)
 

L’intrusion de militants de Greenpeace dans la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine (Aube), ce lundi 5 décembre, relance le débat sur la sécurité du nucléaire en France.

L’action menée par Greenpeace met en lumière les dysfonctionnements du système de protection actuel des sites nucléaires français. Peu après l’opération "coup de poing" de l’organisation écologiste le ministre français de l’Industrie, Éric Besson, a émis le souhait de "prendre des dispositions pour que cela ne se reproduise pas". De son côté, Henri Guaino, conseiller spécial du président Nicolas Sarkozy, a reconnu que l’opération faisait "réfléchir sur la sécurisation des accès aux centrales nucléaires".

Qui fait quoi ?

Greenpeace estime que la sécurité n'est pas assurée

En France, l’identification des nombreux acteurs impliqués dans la mise en œuvre du dispositif de sécurité nucléaire demeure particulièrement floue.

Tout d’abord, les sites nucléaires sont équipés d’une double clôture électrifiée et d’un réseau de vidéosurveillance, tous deux financés et entretenus par l’opérateur de l’installation, en l’occurrence EDF.

Sur place, une équipe du Peloton spécialisé de protection de la gendarmerie (PSPG) est chargée de la protection de chacun des sites. Ces effectifs, qui opèrent en permanence, sont sous la responsabilité du ministère de l’Intérieur.

Le ministère de la Défense s’occupe quant à lui des systèmes militaires qui garantissent la sécurité des installations. Des batteries de missiles sol-air, notamment, ont été installées à proximité de sites jugés sensibles au lendemain à l’attaque terroriste du 11-Septembre aux États-Unis.

Les ministères de l’Industrie et de l’Écologie sont pour leur part chargés de l’élaboration et la mise en œuvre de la politique de sûreté nucléaire, un mandat qui comprend notamment le transport des matières radioactives et fissiles à usage civil. Dans le cadre d’opérations de sûreté, ils peuvent être appelés à demander le soutien logistique des ministères de l’Intérieur et de la Défense.

Greenpeace affirme être entré dans d'autres centrales nucléaires...

"Vers 6h ce matin, au moment où ils sont entrés dans la centrale de Nogent, d'autres militants de Greenpeace se sont introduits dans d'autres installations nucléaires", affirme, sans nommer les lieux, l'organisation écologiste, précisant que ces activistes "parviennent à se déplacer sur ces sites sans être repérés".

EDF, de son côté, a annoncé que des banderoles avaient été déployées et "immédiatement retirées" sur les sites nucléaires de Chinon (Indre-et-Loire) et du Blayais (Gironde), parallèlement à l'intrusion de plusieurs militants de Greenpeace dans la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube).

Greenpeace n'a pas non plus donné de précisions sur le nombre de militants présents. "Areva, EDF, les forces de l'ordre et les responsables politiques prétendent que les sites nucléaires français sont sécurisés et que les militants de Greenpeace ont été immédiatement repérés ? A eux de retrouver les militants", a ajouté l'organisation dans son communiqué.
 

Dans les faits, c’est à l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), une agence indépendante dont les membres exécutifs sont nommés par l’État, qu’il advient d’assurer le contrôle de la sûreté nucléaire au sein des sites mais également lors du transport de déchets radioactifs.

Confusion

La différence entre sûreté et sécurité nucléaire est essentielle pour définir les responsabilités de chaque entité impliquée. Selon la nomenclature internationale définie par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), la sûreté se rapporte à tout phénomène naturel ou événementiel non provoqué susceptible de provoquer un incident (catastrophe naturelle, incident fonctionnel, etc.). En revanche, tout acte délibéré qui prend pour cible les installations nucléaires, comme les attentats, relève de la sécurité nucléaire.

Contactée par FRANCE 24, l’ASN insiste sur le fait qu’elle n’est pas l’interlocuteur privilégié pour évoquer l’action de Greenpeace : "L’ASN est en charge de la sûreté. L’intrusion à Nogent-sur-Seine concerne la sécurité des centrales. Le sujet est un sujet de sécurité publique."

Reste que selon la loi Transparence et sécurité nucléaire (TSN) de 2006, le concept de sûreté nucléaire est intégré dans celui, plus large, de la sécurité nucléaire. Cette ambiguïté sur la terminologie court jusque dans les ministères. Au ministère de l’Industrie par exemple, le service communication, joint par FRANCE 24, s’essaie à décrypter le mécanisme : "La sécurité nucléaire est élaborée communément par le ministère de l’Écologie et celui de l’Énergie (donc de l’Industrie). Après, vous dire qui s’en occupe… Cela dépend de ce que vous cherchez…"

Également sollicité, la CGT Mines-énergie, qui représente les salariés de ces secteurs, précise que la sécurisation des sites est gérée par l’exploitant de la centrale, en l’occurrence EDF, qui dispose de services spécialisés en la matière. Et ces services, par souci d’économie et de logistique, sont pour la plupart sous-traités par des sociétés privées.

"EDF est une entreprise dont l’objectif est de générer de l’argent. Et la sécurité, ça coûte cher, donc l’exploitant l’assure a minima. Même chose pour ce qui est des permanences de la gendarmerie sur les lieux. En pratique, le dispositif me paraît peu crédible", affirme le journaliste Éric Ouzounian dans son livre "Vers un Tchernobyl français ?"*. Contactés à plusieurs reprises, ni EDF, ni le ministère de l’Intérieur n’ont souhaité s’exprimer sur le sujet.

Aucune permanence

Depuis la fin des années 1970 et les premières directives ministérielles, la sécurité nucléaire n’est élaborée par aucun ministère particulier. Depuis 2003, c’est au Comité interministériel aux crises nucléaires ou radiologiques (CICNR) qu’incombe la responsabilité d’en définir les modalités. Mais ce consortium n’a pas de permanence et se réunit exclusivement sous ordre direct du Premier ministre.

"La nature même du dispositif en place en fait un dispositif de réaction et non de prévention. Et c’est exactement la même chose pour ce qui est des alertes incendie. Il n’y a même pas un pompier de permanence dans les centrales françaises. Le problème de la sécurité est traité comme un feu de grange", explique Éric Ouzounian.

Risque terroriste "mésestimé"

Dans un texte présenté en décembre 2002, lors d’une séance publique consacrée au risque terroriste à l’Académie des sciences, à Paris, Roland Masse et Nicole Colas-Linhart, deux chercheurs, pointent du doigt la mésestimation de la potentialité d’une attaque humaine contre un site nucléaire de la part des pouvoirs publics, qui n’est pas seulement une particularité française.

Le document évoque ainsi la position américaine sur le sujet : "L’attaque terroriste est trop spéculative pour nécessiter une prise en considération spécifique." À la même époque, cette catégorisation des différents types de risques (risque humain et autres types de risque) se retrouve dans les publications de l’ASN, qui explique que les règles de sûreté ne peuvent inclure les actes de guerre et de terrorisme.

Près de dix ans plus tard, aucune entité permanente spécifique n’a été créée pour assurer le mandat de prévention du risque humain sur les installations nucléaires. Le problème de la sécurité des sites est toujours l’objet d’une co-gérance de plusieurs acteurs publics et privés. Ce qui, selon Éric Ouzounian, démontre clairement que les pouvoirs publics "sous-estiment le risque terroriste lié aux installations nucléaires françaises".

À la CGT Mines-énergie, on répond que "la sécurité des centrales est assurée depuis des décennies" et que des dispositifs de protection renforcés "n’ont pas lieu d’exister".
L’audit post-Fukushima commandé par le gouvernement reprend le même argument : dans le projet développé en mai dernier par l’ASN, les critères retenus excluent complètement le risque humain et terroriste.


* "Vers un Tchernobyl français ? ", d’Éric Ouzounian, 171 pages, Nouveau Monde Editions, publié le 15 mai 2008.

 

Commentaires (14)

Pronuclézaire

Les galipettes de quelques bonshommes verts sur le toit d' un réacteur ne doivent pas être surévaluées Elles ne sont pas annonciatrices d' interventions identiques par des terroristes.
Pourquoi ces derniers pour qui la culture écolo et verte doit être le cadet des soucis mais désirant nuire à notre pays prendraient ils de sérieux risques pour ce genre d' intervention alors que de de petites équipes disposant d' d' explosifs pourraient mettre à mal la plupart de nos barrages  avec les conséquences que l' on peut deviner ?

Pourquoi les acteurs du 11 septembre 2001 ne s' en sont ils pas pris à l' une des nombreuses centrales nucléaires situées aux Etats-Unis  puisque cela paraît si simple à certains?

Risque zéro n'existe pas

Je partage en grande partie la contribution de M. Pierre le gouverneur la seule dans ce forum la plus argumentée et hors jugements de valeur subjectifs et des tirades de slogans classiques sans aucune présentation d’alternative aux questions de l’offre et de coûts moindre de l’énergie surtout pour les pays grands consommateurs et sans ressources en énergie fossile et où les sources énergétiques dites propres (éolienne et solaire) ont leur propre limites pour faire face à la demande croissante. Dans l’activité humaine il n’y pas de risque zéro mais asymptotique dont il faudrait tout le temps en réduire la fréquence et les effets négatifs ou néfastes. L’action type commando, digne d’un film d’action hollywoodien, situe la question hors débats calmes et argumentés de la question des moyens techniques de l’offre de l’énergie aussi hors cadres des institutions d’un Etat démocratique. Elle aboutit à la fausse conclusion de suppression des centrales nucléaires donc d’offre d’énergie et de satisfaction de la demande croissante mais à la nécessité de renforcer plus la sécurité et d’envisager progressivement d’introduction des réacteurs nouvelles générations plus sûrs. D’ailleurs les propriétaires et gestionnaires des centrales auraient dû d’eux mêmes procéder fréquemment et inopinément au même test de la sécurité des centrales voir à d’autres plus contraignants .

Risque zéro n'existe pas

Je partage en grande partie la contribution de M. Pierre le gouverneur la seule dans ce forum la plus argumentée et hors jugements de valeur subjectifs et des tirades de slogans classiques sans aucune présentation d’alternative aux questions de l’offre et de coûts moindre de l’énergie surtout pour les pays grands consommateurs et sans ressources en énergie fossile et où les sources énergétiques dites propres (éolienne et solaire) ont leur propre limites pour faire face à la demande croissante. Dans l’activité humaine il n’y pas de risque zéro mais asymptotique dont il faudrait tout le temps en réduire la fréquence et les effets négatifs ou néfastes. L’action type commando, digne d’un film d’action hollywoodien, situe la question hors débats calmes et argumentés de la question des moyens techniques de l’offre de l’énergie aussi hors cadres des institutions d’un Etat démocratique. Elle aboutit à la fausse conclusion de suppression des centrales nucléaires donc d’offre d’énergie et de satisfaction de la demande croissante mais à la nécessité de renforcer plus la sécurité et d’envisager progressivement d’introduction des réacteurs nouvelles générations plus sûrs. D’ailleurs les propriétaires et gestionnaires des centrales auraient dû d’eux mêmes procéder fréquemment et inopinément au même test de la sécurité des centrales voir à d’autres plus contraignants .

Sûreté et sécurité ? Pardon.... ?

Sureté ? Sécurité ?
Quelles différences ? Aucune : il s'agit de la protection de la population contre les risques de pollutions chimiques (très grande toxicité du plutonium par exemple) et physiques (différents types de radio-activités).
Diviser cette protection en sécurité et sureté n'a pour but que de diluer les responsabilités en cas de sinistre, de vols ou de dégradations.
J'attire l'attention de Pierre Gouverneur : la protection de la nature est l'objectif essentiel des sociétés de protection de la nature (par exemple Fédération Rhône-Alpes des Associations de Protection de la NAture). Ces sociétés de protection de la nature en ont eu assez, en début des années 70 de constater les pollutions et d'alerter sans aucun résultat les élus et les média. Elles ont donc créé, notamment grâce aux professeurs Mollo-Mollo (Lebreton et Bernard) les Mouvements Ecologiques (Mouvement Ecologique Rhône-Alpes par exemple) qui intervenaient directement lors des élections en interpellant les "politiques" et en proposant des solutions de gestion politique des régions et du pays.
Ces Mouvements Ecologiques sont par la suite devenu le Mouvement d'Ecologie Politique, Europe Ecologie, puis les Verts, avec toujours le même but : informer la population (notamment lors des campagnes de votation), dénoncer les pollutions (les causes de ces pollutions, les conséquences et les fautifs), proposer des solutions alternatives équilibrées, complémentaires et décentralisées (en matière d'énergie, d'agriculture, d'industrie, de transport, de défense nationale, déconomie.. etc.).
Ceci dit, qui à part les sociétés de protection de la nature (les naturalistes) et le groupe politique de "protection de l'Homme et de ce qu'il détruit" (les écologistes), qui défend concrètement la nature ? Ah, pour discutailler, proclamer, annoncer, bavasser ... il y a du monde chez les "politiciens" ! Mais concrètement pour mettre en oeuvre, qui ?
Jean-Claude Michel continuez : il ne faut pas laisser le terrain libre aux "commentaires" de droite et d'extrème-droite qui accaparent l'espace de commentaires (même parfois sur le site de France 24, hélas) toujours anonymement bien sûr, sans jamais argumenter.
Jean Cohenny ingénieur-architecte DENSAIS, militant de la Non-Violence.

securitee

en france il n'y a pas beaucoup de securite a tout point de vue ,pour ce qui est des centrales ,comme pour tout le reste il n'y a pas de securitee on ne peut plus sortir la nuit sans se faire agresser, dans les trains c'est pareil;les services de securite ne sont la que pour verbaliser faire du chiffre comme on dit! tchao a+

A Pierre Gouverneur

VOUS AVEZ TOUT DIT. CE SONT DES ACTES DE VIOLENCE.

moi je suis d opinion tres

moi je suis d opinion tres proche de roro1938, la gestion d EDF est catastrophique (mais egalement au niveau sureté nucléaire). Pas sur qu ils sauraient faire mieux (enfin ... moins pire) que Tepco. Par contre en période du sommet de Durban ou ils n'arrivent qu'a eclipser le debat du rechauffement climatique je trouve scandaleux le discours des antinucleaires (EELv est plus que decevant la dessus)

sémantique : sécurité-safety/sûreté-security de quoi on parle

Le gros problème provient de la signification que l'on donne aux mots. Les définitions de sécurité - sûreté de l'ASN reprisent hier de façon confuse par NKM sont à l'opposée de celles utilisées dans le reste du monde (transport par exemple)
La sécurité (en Anglais : safety) est tout ce qui concourt à supprimer les risques ou les réduire dans le cas d'une utilisation conforme des produits ou des procédés.La sûreté (en Anglais : security - attention aux faux amis) est l'ensemble des règles qui permettent d'éviter le vol, le détournement de matière ou l'utilisation abusive de biens à des fins inavouables par exemple terroristes. D'où ce dialogue de sourds entre l'ASN, les medias et le reste du monde qui risque de perdurer. Chacun se renvoyant la patate chaude.

En attendant, c'est bien le Dogme de la sûreté/sécurité du nucléaire en France qui vient de disparaître.

Jean-Claude MICHEL
Ingénieur chimiste CNAM
qui vient de tomber de très haut à cette occasion, persuadé qu'il était qu'un chien ne pouvait pas franchir le premier grillage d'un ENB

intrusion: la sécurité (sûreté) nucléaire française est KO

Bonjour,

Quoiqu'on puisse en dire ou en penser, les Innommables ont réussi leur coup au delà de toute espérance. Ils ont démontré une fois pour toute, de façon incontestable que tous les sites nucléaires français (INB, traiement des déchets, etc) sont hautement vulnérables et à la merci de n'importe quel équipe de malfaisants bien entraînés. Tout le système de sécurité/sûreté nucléaire français est réduit à néant n'en déplaise à Monsieur André-Claude LACOSTE, patron de l'ASN qui claironne qu'il est le meilleur au monde et se permet de juger ses homologues étrangers plus modestes. Il faut virer tous les dirigeants de cette filière qui vient d'être engloutie sous ce tsunami médiatique, les contrôleurs et les contrôlés, y compris les ministres de tutelle (Environnent, Industrie, Intérieur), pour plus haut ça sera fait en mai prochain. Jean-Claude MICHEL

Sécurité des centrales

Il est étonnant qu' aucun journaliste ne relève que la sécurité extérieure des centrales est sous -traitée à des entreprises privées...
Personnellement, je suis pour le nucléaire. Car comment comprendre que l' on puisse penser réactiver des centrales charbons qui polluent 1000 fois plus. C'est totalement utopique
Mais il est nécessaire que l' état reste maître du nucléaire et de la sécurité.
Le plus dangereux serait, comme certains dirigeants l' ont en tête, de privatiser. Car, il est bien évident que les privés privilégieraient le rapport maximal au détriment de la sécurité.

Sécurité de nos sites nucléaires

Il faut reconnaitre que les Green Pisses ont mis un joli bordel avec leur intrusion .
Si celà permet au moins une prise de conscience de certains responsables cela ne sera déjà pas si mal .
Ou : Quand une opération coup de pied au C... réveille les consciences

Sécurité nucléaire

Ce « commando surprise » ne révèle rien de surprenant.
En effet, qui peut croire que ce que crée l’Homme est à l’abri de ses turpitudes ?
Aucun édifice ne saurait être protégé des attaques humaines. Le World Trade Center l’atteste.
Le propre de la vie est d’être confronté, en permanence, au risque de la mort. Le plus triste est que l’Homme est le principal prédateur de lui-même ; il peut même, maintenant, s’autodétruire totalement.
Mais, ce n’est pas en tournant le dos à ses avancées scientifiques que l’Homme se protégera de lui-même.
Pour y réussir, il doit réaliser que sa dignité, que sa raison d’être, consistent à développer la culture du respect de soi, des autres et de la nature.
Comment, en l’occurrence, respecter la nature ? Continuer à accroître le réchauffement climatique avec les centrales thermiques ? Améliorer le système de protection et de fonctionnement des centrales nucléaires ? …
Chacun passe sa vie à faire des choix, qui, évidemment, ont des conséquences plus ou moins salutaires, car rien n’est jamais assuré ou parfait. Il s’ensuit qu’aucune option ne s’impose, qu’aucune décision ne peut prétendre être parfaite.
C’est pourquoi le choix, en matière de nucléaire, que les Français sont, en principe, amenés à prendre, en 2012, devrait émaner d’un débat serein, attentif et respectueux des avis divergents, comme la démocratie y invite et le permet. Si le choix ne s’avérait pas être le meilleur, qu’il soit au moins pris, avec la sagesse du respect mutuel.
Ce qui est désagréable chez les Verts, et Greenpeace, c’est qu’ils prétendent être les seuls à vouloir défendre la nature. Mais qui y est actuellement opposé ? Qui n’a pas pris conscience que l’Homme est en train de mettre en danger sa propre nourrice ? Forts de leurs certitudes, ils imposent leurs idées par tous les moyens, même ceux opposés au respect de l’autre, et, souvent, avec des propos excessifs, chargés de suffisance, jusqu’au mépris.
Se rendent-ils compte qu’en voulant imposer ce qu’ils estiment essentiel, ils développent un comportement qui ne sert que la cause opposée à l’essentiel de l’idéal humain : le respect du à chacun ?
Brûler des cultures, pénétrer dans des endroits non autorisés, …, sont des actes de violence qui ne peuvent qu’engendrer la violence et l’incompréhension, et non l’idéal d’harmonie, auquel tout Homme aspire.
Défendre la nature, c’est la respecter en assurant la survie de l’Homme. Apprendre à mieux respecter l’Homme, c’est, non seulement, améliorer son existence, mais, c’est, sans doute, aussi, assurer sa survie.
Ce coup d’éclat apparait comme un coup de pub, car il ne fait que mettre en évidence ce que tout le monde sait ; il semblerait même que le fait d’être rentré dans la centrale ne serait pas suffisant, pour mettre en cause le système de protection de son installation, selon un de ses responsables.
Mais, encore une fois, rien n’est à l’abri de la folie des Hommes qui ne peut que perdurer s’ils ne développent pas la culture du respect.
Nous sommes en Démocratie. Apprenons à débattre avec des arguments autres que le mépris de ceux qui ne les partagent pas ; et cela, non seulement par respect dû à chacun, mais aussi, pour permettre, à tous, de mieux apprécier la qualité des argumentations, afin de pouvoir choisir au mieux, et, voter.
www.transrealisme.org

Ce « commando surprise » ne révèle rien de surprenant.

En effet, qui peut croire que ce que crée l’Homme est à l’abri de ses turpitudes ?
Aucun édifice ne saurait être protégé des attaques humaines. Le World Trade Center l’atteste.
Le propre de la vie est d’être confronté, en permanence, au risque de la mort. Le plus triste est que l’Homme est le principal prédateur de lui-même ; il peut même, maintenant, s’autodétruire totalement.
Mais, ce n’est pas en tournant le dos à ses avancées scientifiques que l’Homme se protégera de lui-même.
Pour y réussir, il doit réaliser que sa dignité, que sa raison d’être, consistent à développer la culture du respect de soi, des autres et de la nature.
Comment, en l’occurrence, respecter la nature ? Continuer à accroître le réchauffement climatique avec les centrales thermiques ? Améliorer le système de protection et de fonctionnement des centrales nucléaires ? …
Chacun passe sa vie à faire des choix, qui, évidemment, ont des conséquences plus ou moins salutaires, car rien n’est jamais assuré ou parfait. Il s’ensuit qu’aucune option ne s’impose, qu’aucune décision ne peut prétendre être parfaite.
C’est pourquoi le choix, en matière de nucléaire, que les Français sont, en principe, amenés à prendre, en 2012, devrait émaner d’un débat serein, attentif et respectueux des avis divergents, comme la démocratie y invite et le permet. Si le choix ne s’avérait pas être le meilleur, qu’il soit au moins pris, avec la sagesse du respect mutuel.
Ce qui est désagréable chez les Verts, et Greenpeace, c’est qu’ils prétendent être les seuls à vouloir défendre la nature. Mais qui y est actuellement opposé ? Qui n’a pas pris conscience que l’Homme est en train de mettre en danger sa propre nourrice ? Forts de leurs certitudes, ils imposent leurs idées par tous les moyens, même ceux opposés au respect de l’autre, et, souvent, avec des propos excessifs, chargés de suffisance, jusqu’au mépris.
Se rendent-ils compte qu’en voulant imposer ce qu’ils estiment essentiel, ils développent un comportement qui ne sert que la cause opposée à l’essentiel de l’idéal humain : le respect du à chacun ?
Brûler des cultures, pénétrer dans des endroits non autorisés, …, sont des actes de violence qui ne peuvent qu’engendrer la violence et l’incompréhension, et non l’idéal d’harmonie, auquel tout Homme aspire.
Défendre la nature, c’est la respecter en assurant la survie de l’Homme. Apprendre à mieux respecter l’Homme, c’est, non seulement, améliorer son existence, mais, c’est, sans doute, aussi, assurer sa survie.
Ce coup d’éclat apparait comme un coup de pub, car il ne fait que mettre en évidence ce que tout le monde sait ; il semblerait même que le fait d’être rentré dans la centrale ne serait pas suffisant, pour mettre en cause le système de protection de son installation, selon un de ses responsables.
Mais, encore une fois, rien n’est à l’abri de la folie des Hommes qui ne peut que perdurer s’ils ne développent pas la culture du respect.
Nous sommes en Démocratie. Apprenons à débattre avec des arguments autres que le mépris de ceux qui ne les partagent pas ; et cela, non seulement par respect dû à chacun, mais aussi, pour permettre, à tous, de mieux apprécier la qualité des argumentations, afin de pouvoir choisir au mieux, et, voter.
www.transrealisme.org

euh...

"La différence entre sûreté et sécurité nucléaire est essentielle pour définir les responsabilités de chaque entité impliquée."

"la sûreté se rapporte à tout phénomène naturel ou événementiel non provoqué susceptible de provoquer un incident (catastrophe naturelle, incident fonctionnel, etc.). En revanche, tout acte délibéré qui prend pour cible les installations nucléaires, comme les attentats, relève de la sécurité nucléaire."

"La sécurité nucléaire est élaborée communément par le ministère de l’Écologie et celui de l’Énergie (donc de l’Industrie). Après, vous dire qui s’en occupe… Cela dépend de ce que vous cherchez…"

"Tout d’abord, les sites nucléaires sont équipés d’une double clôture électrifiée et d’un réseau de vidéosurveillance, tous deux financés et entretenus par l’opérateur de l’installation, en l’occurrence EDF." -> sécurité nuclaire??? Edf, même si l'actionnariats est de 85% à l'état, cela ne reste t'il pas une entreprise?

Euh, ce ne serait pas plus logique que ce soit la sûreté nucléaire qui soit encadrée par le ministère de l'écologie et de l'energie, et que la sécurité nucléaire soit encadré par le ministère de la défence et de l'intérieur?

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