Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

À Gaza, Israël et le Hamas revendiquent la victoire

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"J'aime l'entreprise"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La fin du calvaire pour Peter Theo Curtis

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Coup d’envoi de la 71e Mostra de Venise

En savoir plus

DÉBAT

Manuel Valls : le Premier ministre en opération séduction

En savoir plus

DÉBAT

Cessez-le-feu à Gaza : un espoir pour la paix ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Et si la gauche assouplissait les 35 heures ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

La French Touch, avec le chef Thierry Marx et le mathématicien Cédric Villani

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Cameroun : la famille d'Albert Ebossé pleure le joueur tué en Algérie

En savoir plus

  • Kiev dénonce une invasion russe et en appelle à l'Otan

    En savoir plus

  • Israël-Palestine, Libye, Russie... Ce que préconise François Hollande

    En savoir plus

  • Vidéo : à Paris, les coiffeuses sans-papiers de Château d'eau se rebellent

    En savoir plus

  • L’OMS s’attend à plus de 20 000 cas d'Ebola en Afrique de l’Ouest

    En savoir plus

  • La France retrouve ses mondialistes pour affronter l’Espagne

    En savoir plus

  • Erdogan débute son mandat présidentiel en Turquie

    En savoir plus

  • Matignon dément toute intention de toucher aux 35 heures

    En savoir plus

  • Michel Platini renonce à briguer la présidence de la Fifa

    En savoir plus

  • Trafic présumé de bébés : le président du Parlement a quitté le Niger

    En savoir plus

  • Le "califat" de Boko Haram : "Un simple coup médiatique"

    En savoir plus

  • La mère de Steven Sotloff implore le "calife" de l’EI d’épargner son fils

    En savoir plus

  • Samuel Eto’o met un terme à sa carrière internationale avec le Cameroun

    En savoir plus

  • Bloquer l'avancée de l'EI, le casse-tête d'Obama

    En savoir plus

  • Coup d’envoi de la 71e Mostra de Venise

    En savoir plus

  • Cessez-le-feu à Gaza : qui d'Israël ou du Hamas sort vainqueur ?

    En savoir plus

Afrique

La première phase des législatives s'achève sur fond d'amertume du camp libéral

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/12/2011

La première étape des législatives prend fin ce mardi à 17 h (GMT). Les islamistes, grands vainqueurs du premier tour, espèrent confirmer leur percée en dépit d'un taux de participation qui s'annonce moins important au second tour.

AFP - La première phase des élections législatives égyptiennes se termine mardi après une large victoire des islamistes au premier tour, qui ont écrasé le camp libéral dix mois après la chute du président Hosni Moubarak.

Les bureaux de vote, ouverts depuis lundi matin, doivent fermer à 19H00 locales (17H00 GMT), mais les électeurs étaient nettement moins nombreux à se rendre aux urnes que lors du premier tour la semaine dernière.

Une des figures de proue du camp libéral, Mohamed ElBaradei, a pris acte sur un ton amer de la défaite de cette mouvance, pourtant en pointe lors de la révolte contre le

ÉGYPTE : PREMIÈRES LÉGISLATIVES POST-MOUBARAK

régime Moubarak du début de l'année.

"Laissez (les islamistes) gouverner et qu'ils aient leurs chances, les gens découvriront que les slogans ne suffisent pas", a-t-il affirmé au quotidien indépendant Al Chourouq.

Les Frères musulmans, les fondamentalistes salafistes et la formation Wassat (islamistes modérés), ont obtenu au total 65% des voix des au premier tour de ces législatives, dont le second tour se tenait lundi et mardi pour un tiers des gouvernorats d'Egypte.

L'ensemble des libéraux atteignent 29,3%, mais, répartis sur six listes, ils ne présentent pas une force homogène, et une grande partie des duels du second tour se jouent entre candidats islamistes.

M. ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre s'en est aussi pris violemment à l'armée au pouvoir, soulignant l'"échec" des militaires à gérer le pays.

"Nous vivons aujourd'hui dans un système fasciste avec des tribunaux militaires et la loi d'urgence, et s'il y avait un autre round de la révolution, elle sera chargée de colère et de violence", a-t-il déclaré.


M. ElBaradei, ancien chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) et prix Nobel de la Paix à ce titre s'en est aussi pris violemment à l'armée au pouvoir, soulignant l'"échec" des militaires à gérer le pays.

"Nous vivons aujourd'hui dans un système fasciste avec des tribunaux militaires et la loi d'urgence, et s'il y avait un autre round de la révolution, elle sera chargée de colère et de violence", a-t-il déclaré.

"La situation va de mal en pis après l'échec du Conseil militaire dans la gestion de la période de transition", a poursuivi M. ElBaradei, estimant que les jeunes Egyptiens, moteur du soulèvement du début d'année, "sont complètement désabusés car rien n'a changé".

"La situation va de mal en pis après l'échec du Conseil militaire dans la gestion de la période de transition", a poursuivi M. ElBaradei, estimant que les jeunes Egyptiens, moteur du soulèvement du début d'année, "sont complètement désabusés car rien n'a changé".

"Si de nouvelles élections sont organisées dans un ou quatre ans, ce sont vous, les jeunes, qui allez gouverner l'Egypte", a-t-il dit.

Les Frères musulmans, dont le parti Liberté et Justice (PLJ) est crédité de 36% des voix au premier tour, ont quand à eux mis en garde contre tout "trucage" du scrutin.

"Nous descendrons dans la rue s'il y a trucage (dans les résultats) des élections ou manipulation de la constitution", a affirmé le guide de la confrérie Mohamed Badei dans une interview télévisée.

M. Badei a réaffirmé que les Frères "ne voulaient pas le monopole du pouvoir" mais qu'ils privilégiaient la "participation".

La confrérie avait déjà affirmé qu'elle souhaitait un futur gouvernement de coalition, sans révéler si elle allait s'allier aux salafistes, qui la talonnent dans les résultats électoraux avec 24% des voix, ou à leurs rivaux libéraux.

La commission électorale, qui avait annoncé un taux de participation "historique" de 62% au premier tour, a ramené lundi ce chiffre à 52%, en invoquant des raisons techniques.

Cette première phase des législatives concerne un tiers des gouvernorats du pays, parmi lesquels les deux plus grandes villes, Le Caire et Alexandrie. Les autres régions voteront à partir de la semaine prochaine jusqu'au 11 janvier pour l'Assemblée du peuple.

Cette élection-marathon, la première depuis la démission de M. Moubarak, se poursuivra ensuite jusqu'en mars pour l'élection de la Choura (chambre haute consultative).

La France a salué lundi "un scrutin libre et transparent" et la forte participation des Egyptiens, tout en restant muette sur le score des islamistes.

Première publication : 06/12/2011

  • ÉLECTIONS

    L’islamisme prend ses quartiers en Afrique du Nord

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Début du deuxième tour des législatives pour un tiers des électeurs

    En savoir plus

  • ÉGYPTE

    Les islamistes largement en tête de la première étape des législatives

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)