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asie

Kaboul et Mazar-i-Sharif visées par deux attentats meurtriers

Vidéo par Ben BARNIER

Texte par Dépêche

Dernière modification : 06/12/2011

Mardi, deux attentats ont coûté la vie à une cinquantaine de personnes à Kaboul et à Mazar-i-Sharif. Le premier, perpétré dans la capitale afghane, est survenu alors que des fidèles s'étaient rassemblés pour l'Achoura, une des fêtes du chiisme.

AFP - Des piles de corps dont ceux de plusieurs enfants, des hurlement de mères, une fillette hébétée couverte de sang... Un photographe de l'AFP était sur les lieux lorsqu'un kamikaze s'est fait exploser mardi au milieu d'une procession chiite à Kaboul.

"Je couvrais les célébrations de l'Achoura, au cours desquelles des hommes se flagellent avec des chaînes (terminées par des lames), et alors il y a eu une énorme explosion", raconte Massoud Hossaini, photographe du bureau de l'AFP dans la capitale afghane.

L'Achoura est l'une des fêtes les plus sacrées des musulmans chiites, minoritaires en

Explications de Marie Forestier, correspondante de France 24 à Kaboul

Afghanistan, pays sunnite à plus de 80%. Plusieurs centaines de personnes étaient rassemblées pour assister à la procession, près d'un sanctuaire chiite, dans le centre-ville.

Juste après la détonation, les gens se sont mis à courir, d'autres ont essayé de se cacher, de peur d'une deuxième explosion.

"Les gens s'enfuyaient et moi je courais dans le sens inverse", raconte Massoud Hossaini qui se précipite vers le lieu de l'explosion, survenue quelques dizaines de mètres derrière lui pendant qu'il photographiait la procession.

"Immédiatement, j'ai vu de nombreux corps par terre, beaucoup de gens en pleurs, d'autres prenaient des photos ou des films avec leurs téléphones portables, des gens criaient +A mort Al-Qaïda !+, +A mort les talibans !".

L'attentat a fait 54 morts et 105 blessés, selon le dernier bilan disponible. C'est le plus meurtrier à Kaboul depuis un attentat contre l'ambassade d'Inde en juillet 2008.

A terre, "des corps formaient un grand cercle, autour d'un centre où devait se tenir le kamikaze", explique Massoud Hossaini.

"Au bord de la chaussée, non loin de la mosquée, il y avait un endroit où des femmes et des enfants étaient rassemblés pour regarder la procession. J'ai vu de nombreux enfants blessés, qui ne bougeaient pas", ajoute-t-il.

Au sol, "une mère tenant son bébé, tous deux immobiles". Plus loin, du sang, des morceaux de corps, de cervelle, maculent la rue.

"J'ai vu une fillette d'une douzaine d'années, totalement en sang, elle ne savait pas quoi faire (...) elle pleurait beaucoup", poursuit le photographe.

Une femme l'interpelle, tenant deux enfants, dont l'un, un garçon de cinq ans, semble grièvement blessé. "Elle m'a dit +regarde mon bébé est en train de mourir, peux-tu m'aider ?+ Mais je ne pouvais pas, je ne pouvais rien faire, j'étais en larmes", raconte-t-il.

Un homme est arrivé, a pris l'enfant, avant de le reposer au sol, après avoir constaté qu'il était mort.

Ce n'est qu'en prenant des photos, dont certaines offrent un spectacle difficilement soutenable, qu'il a constaté qu'il avait été légèrement blessé à la main par des éclats.

"J'ai de la chance d'être en vie", reconnaît Massoud Hossaini.
 

Première publication : 06/12/2011

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