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Sports

Philippe Saint-André, un meneur d'hommes au jeu simple

Texte par Dépêche

Dernière modification : 09/12/2011

Appelé à succéder à Marc Lièvremont avant le début du Mondial néo-zélandais, Philippe Saint-André a dévoilé son staff et les grandes lignes de son plan pour le XV de France. Portrait d'un entraîneur à l'opposé de son prédécesseur.

REUTERS - Successeur de Marc Lièvremont à la tête du XV de France, Philippe Saint-André présente un profil de sélectionneur plus expérimenté, et différent tant dans le fond que dans la forme.

Réfléchi, bon communicant et pragmatique, Philippe Saint-André a acquis à 44 ans une légitimité suffisante pour prendre en main les destinées d'une équipe vice-championne du monde.

International (68 sélections, 32 essais), capitaine des Bleus à 34 reprises, notamment lors de la Coupe du monde en Afrique du Sud terminée à la troisième place par les Bleus, cet ancien ailier véloce surnommé le "goret" a fait la majeure partie de sa carrière à l'AS Montferrand. Il y a disputé une finale du championnat en 1994, avant de finir sa carrière de joueur en Angleterre, à Gloucester (1996-1998).

Si, parmi ses hauts faits, il y a son essai de 100 mètres inscrit face aux Anglais à Twickenham dans le Tournoi des cinq nations 1991 (défaite 21-19) et sa relance folle lors de "l'essai du bout du monde" et la victoire historique contre la Nouvelle-Zélande à l'Eden Park en 1994 (20-23), le rugbyman s'est distingué par des qualités de leadership et de solidarité.

Excepté un Tournoi des cinq nations en 1993 et deux tournées, en Afrique du Sud en 1993 et en Nouvelle-Zélande en 1994, le palmarès du joueur n'est pas des plus étoffés.

Manager expérimenté

Ce meneur d'hommes est devenu le premier entraîneur français d'un club anglais, à Gloucester, de 1998 à 2002. Le passage en Angleterre est décisif pour comprendre le profil du nouvel entraîneur des Bleus.

A tous ses postes d'entraîneur, de Gloucester à Bourgoin (2002-2004) en passant par Sale (2004-2009) et Toulon (2009-2011), Philippe Saint-André s'est montré attentif à tout ce qui se passe sur le terrain et en dehors, en particulier la communication avec les joueurs et les médias.

S'il contrôle tout, il sait déléguer une part de ses prérogatives à ses adjoints, notamment les séances d'entraînement, et impliquer les joueurs dans les décisions de l'équipe.

Ce n'est pas un hasard s'il s'est moins imposé par ses qualités de technicien que de manager. Il accède ainsi au poste de sélectionneur avec plus d'expérience que Bernard Laporte en 1999 ou Marc Lièvremont en 2007.

En Angleterre, il remporte le Challenge européen en 2005 et le championnat d'Angleterre en 2006, avant d'être désigné meilleur coach de Premiership.

Les deux dernières saisons d'entraîneur dans le Var ont été moins convaincantes malgré une finale du Challenge européen et une demi-finale de Top 14 en 2010.

"Sur le contenu de jeu, après deux ans de travail, et les résultats, je ne suis pas convaincu par ce qu'a réalisé Philippe", déclarait Fabien Galthié, entraîneur de Montpellier, dans L'Equipe du 25 août.

"Le club a terminé huitième du championnat en inscrivant peu d'essais. Je ne suis pas impressionné. Surtout avec la qualité des joueurs que Philippe avait à sa disposition, la liberté qu'il avait de recruter les meilleurs."

Un plan de jeu simple

Philippe Saint-André n'est pas reconnu comme un théoricien du jeu. Il a puisé dans ses références pour développer son credo: défense, conquête, occupation du terrain et prise de la ligne d'avantage.

"J'ai essayé de prendre des idées un peu partout, notamment en équipe de France avec (Jacques) Fouroux, (Pierre) Berbizier, (Jean-Claude) Skrela et (Pierre) Villepreux," a dit l'intéressé dans Le Figaro du 15 mai 2010.

Dès sa nomination officialisée fin août, le futur sélectionneur était conscient des contraintes inhérentes à son poste et à l'équipe de France.

"Je n'aurai que 10-11 matches par an, cela va me donner le temps d'aller plus loin dans la précision, la réflexion et l'analyse", a-t-il dit.

Lors de ses rares apparitions dans les médias, le nouveau sélectionneur a dévoilé une partie de ses plans comme un tour de France des clubs pour évaluer le vivier de joueurs en vue de la Coupe du monde 2015. Les premières semaines à son nouveau
poste le verront définir organigramme et mode de fonctionnement.

Il n'a pas de temps à perdre. Le XV de France reçoit l'Italie le 4 février au Stade de France en ouverture du Tournoi des Six Nations.

Première publication : 09/12/2011

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