Dernière modification : 09/12/2011 

- Crise économique - Dette souveraine - Royaume-Uni - Union européenne - Zone euro


Accord à dix-sept sur un nouveau traité pour la zone euro

Faute de pouvoir s'entendre à 27, seuls les 17 pays de la zone euro ont ratifié, dans la nuit de jeudi à vendredi, le nouveau traité européen, incluant une rigueur budgétaire accrue. Un texte que la Grande-Bretagne a refusé de signer.

Par Frédéric SIMON , correspondant France 24 (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Le sommet européen de crise a tourné vendredi à l'affrontement avec la Grande-Bretagne et échoué à accoucher d'une révision du traité de l'UE à 27 pays pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro, qui du coup ira seule de l'avant pour adopter de nouvelles règles.

Les dirigeants réunis à Bruxelles se sont sur le fond mis d'accord sur le contenu des mesures appelées à durcir la gestion des comptes publics pour l'Union monétaire, avec "règles d'or" dans tous les pays et sanctions quasi-automatiques.

Les mesures-phares du traité

Ils espèrent que cela sera suffisant pour convaincre la Banque centrale européenne de faire davantage pour les aider à circonscrire l'interminable crise de la dette qui dure depuis plus de deux ans, a emporté la Grèce, l'Irlande, et le Portugal, et fait à présent planer une menace sur la survie même de l'euro.

Après plus de neuf heures d'intenses négociations, les chefs d'Etat et de gouvernement réunis dans le cadre de ce nouveau sommet crucial à Bruxelles n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur un changement du traité de l'Union européenne pour réformer la zone euro, celui-ci nécessitant l'approbation des 27 pays membres.

A l'origine de cet épilogue relativement prévisible: les exigences demandées par la Grande-Bretagne, en échange de son feu vert, qui ont créé des tensions et donné lieu à des "moments virils" dans les négociations, selon un diplomate.

Soucieux de composer avec la frange eurosceptique de son parti, le Premier ministre britannique David Cameron (conservateur) a menacé d'opposer son veto. Il a réclamé que la City de Londres puisse être soustraite si nécessaire à la surveillance européenne du secteur financier.

"Nous aurions préféré un accord à 27 (l'ensemble des pays de l'Union européenne, ndlr), cela n'a pas été possible compte tenu de la position de nos amis britanniques" qui ont posé des demandes "inacceptables" par "tous" les autres pays, a regretté le président français Nicolas Sarkozy.

M. Cameron s'est dit lui satisfait. "Il s'agit d'une décision difficile mais bonne", a-t-il affirmé, en jugeant que son pays n'avait pu obtenir des "garde-fous" nécessaires.

Conséquence de cet écueil, la zone euro s'oriente vers un traité restreint aux dix-sept pays membres, rejoints par six au moins des dix Etats de l'Union européenne non membres de la zone euro.

Outre le Royaume-Uni, la Hongrie a décliné l'offre. La Suède et la République tchèque ont dit avoir besoin de temps avant de trancher.

Un accord intergouvernemental sera donc bientôt signé par les pays de l'Union monétaire et ses alliés.

L'affrontement avec les Britanniques à Bruxelles risque de laisser des traces en Europe, en ancrant l'idée d'un continent fonctionnant à plusieurs vitesses.

"Une solution qui n'impliquerait pas tous les Etats membres de l'UE enverrait le message que l'Europe est divisée", a confié juste avant le sommet un responsable européen, s'exprimant sous couvert de l'anonymat. "Ce ne serait pas un bon signal", selon lui.

Ce scénario inquiétait depuis le départ le président de l'UE, Herman Van Rompuy, et surtout celui de la Commission européenne, José Manuel Barroso, dont les services auront dans le cadre de l'accord de la seule zone euro un rôle moindre que si cela avait concerné toute l'UE.

Par FRANCE 24Jean Michel Quatrepoint, auteur de "La crise globale"

"L'Europe, c'est 27 Etats membres, pas 17 ou 17 plus", a protesté le Premier ministre polonais Donald Tusk. Toute autre solution "sera fatale à l'Europe", a-t-il mis en garde jeudi.

L'objectif du nouveau traité est le renforcement de la discipline budgétaire de la zone euro, un point jugé capital par l'Allemagne face à la crise de la dette.

Outre les sanctions presque automatiques et les règles d'or imposant le retour à un quasi-équilibre budgétaire, il est prévu un droit d'intrusion européen accru dans la préparation des budgets nationaux. Des pays bénéficiant d'une aide extérieure, comme la Grèce ou l'Irlande aujourd'hui, pourront en outre être placés sous tutelle européenne.

Le président de la BCE, l'Italien Mario Draghi, a qualifié de "résultat très bon pour la zone euro" les décisions prises lors du sommet de Bruxelles en matière de discipline budgétaire.

"C'est le signal qu'on attendait", commente un diplomate européen, qui espère que l'institut monétaire acceptera désormais d'acheter plus massivement de la dette publique de pays fragile sur les marchés afin de faire redescendre leurs taux d'intérêt obligataires, montés à des niveaux insoutenables.

La zone euro pour le reste a accouché de résultats d'ampleur limité sur le renforcement de son propre pare-feu contre la crise de la dette.

Plusieurs solutions ont buté sur l'inflexibilité de l'Allemagne, qui a rejeté une proposition visant à augmenter les moyens du futur fonds de sauvetage permanent de la zone euro (MES), ou de lui permettre à terme de s'alimenter au guichet de la Banque centrale européenne (BCE).

Berlin s'est aussi opposé à ce que les euro-obligations soient ne serait-ce qu'évoquées comme possibilité à long terme dans une déclaration finale du sommet.

"Le FMI va participer" aux "efforts" de la zone euro, a en revanche promis sa directrice générale Christine Lagarde.

Les Etats de la zone euro, et d'autres non membres de l'Union monétaire, envisagent dans un premier temps de renflouer eux-même le Fonds monétaire international à hauteur de 200 milliards d'euros sous forme de prêts.

Objectif: enclencher une dynamique pour convaincre les pays émergents de mettre eux aussi au pot et donner ainsi à l'institution de Washington les moyens d'aider les Etats fragiles de la zone euro.

Le ministre japonais des Finances Jun Azumi a prévenu que le sommet "pourrait déterminer le sort de l'économie mondiale en 2012".

Commentaires (12)

L EUROPE ET LES FAUT PAYS EUROPEENS

COMME JE L AVAIS SIGNALE IL Y A TRES LONGTEMPS L ANGLETERRE ET LES PAYS DE L EST QUI SON RENTRES DANS L EUROPE VEULENT QUE LES BONS COTES ET NON LES ENNUIES.PAS NORMALE QUE DES EUROPEENS N AIENT PAS L EURO.. TROP DE PAYS EUROPEEENS TUENT L EUROPE....

L EUROPE ET LES FAUT PAYS EUROPEENS

COMME JE L AVAIS SIGNALE IL Y A TRES LONGTEMPS L ANGLETERRE ET LES PAYS DE L EST QUI SON RENTRES DANS L EUROPE VEULENT QUE LES BONS COTES ET NON LES ENNUIES.PAS NORMALE QUE DES EUROPEENS N AIENT PAS L EURO.. TROP DE PAYS EUROPEEENS TUENT L EUROPE....

En finir avec l'euro

tout compte fait je pense que l'euro est néfaste, qu'il convient de le remplacer par une monnaie parallèle.Comment demander à la Grèce,pays non industrialisé qui vit du tourisme,de payer des dettes en d'appauvrissant son peuple. En Belgique, les industries se délocalisent sans scrupule pour trouver ailleurs une main d’œuvre moins onéreuse,les impôts et taxes diverses tombent sur nos épaules en vue de limiter notre endettement.Il faut trouver les failles du système et sanctionner les fautifs.Une Europe Unie dans la Paix,OUI.Une Europe capitaliste qui nous appauvrit,NON.

accord zone euro

Ecoeuré pa

So what?

Le Royaume-Uni fait-il partie de l'Europe ou bien est-il un porte-avion américain basé à nos portes. M. Cameron s'est toujours déclaré ennemi de la zone Euro, comme les financiers agioteurs de Wall Street et de la City. De plus, son pays ne fait pas partie de cette zone monétaire, qu'il ne se mêle pas de ce qui ne le concerne pas et qu'il redresse la situation inquiétante actuelle de son pays. Que «l'Europe des 17» poursuive son intégration et fixe des conditions d'entrée fermes dans sa zone monétaire pour les postulants.
Quand à la Pologne qui n’a pas voulu faite partie de la zone Euro, elle se conduit en sicaire des États-Unis et si politiquement son accueil dans l'UE pouvait être intéressant, économiquement elle est peu importante: qu'elle prenne conscience de sa réalité. L'élargissement de l'UE a été trop rapide, il importe de revenir à la sagesse d'une réglementation commune contraignante et plus «intégrante».

gb

plus d'autre solution pour la grande bretagne : quitter complètement et définitivement l'ue et devenir le 51 ème etat des USA

donc c'est le fmi des

donc c'est le fmi des americains qui va gerer cette histoire?vive l'union europeene des USA

So what?

Le Royaume-Uni fait-il partie de l'Europe ou bien est-il un porte-avion américain basé à nos portes. M. Cameron s'est toujours déclaré ennemi de la zone Euro, comme les financiers agioteurs de Wall Street. De plus, son pays ne fait pas partie de cette zone monétaire, qu'il ne se mêle pas de ce qui ne le concerne pas et qu'il redresse la situation inquiétante actuelle de son pays. Que «l'Europe des 17» poursuive son intégration et fixe des conditions d'entrée fermes dans sa zone monétaire pour les postulants.
Quand à la Pologne qui n.a pas voulu faite partie de la zone Euro, elle se conduit en sicaire des États-Unis et si politiquement son accueil dans l'UE pouvait être intéressante, économiquement elle est négligeable: qu'elle prenne conscience de sa réalité. L'élargissement de l'UE a été trop rapide, il importe de revenir à la sagesse d'une réglementation commune contraignante.

Que penser de l'attitude de la Grande Bretagne ?

Dommage, car la GB est une puissance majeure, Elle l'a démontré lors des deux guerres mondiales. Mais son self-estime et son arrogance gâchent beaucoup les bonnes perspectives de l'Europe.Et pourtant l'Europe ne peut pas se passer de la G.B. Le Général de Gaulle avait une vision très juste de cette réalité. Mais l'Histoire continue: l'Angleterre n'est que le prolongement de l'Europe continentale par le sortilège de Guillaume le Conquérant, le temps fera le reste.

Quelle tristesse d'être dirigé par aussi nuls....

Décidément ils sont nuls ces dirigeants... C'est au peuple européen de parler, et non aux laqués des 1%, corrompus et aux ordres.

Sarkozy, Merkel, Cameron sont les fossoyeurs de l'idée européenne, ils viennent de faire perdre 50 ans à l'humanité toute entière.
L'Europe doit montrer l'exemple, l'Europe doit être ce premier pays ou les querelles d'hier se sont tues pour faire place à l'entente de l'humanité. L'Europe doit être ce premier pas vers la nation Homme.
Mais nos dirigeants, ces gestionnaires mandatés par la puissance du capital, ces gérants de fortune, ces petits comptables, ont par leur œillères, par leur conception d’une humanité d’un autre temps, par l’écoute des doléances de leur bailleurs de fonds les 1%, préféré le status quo avec un accord qui n’en est pas un et qui ne fait que graver dans le marbre la soumission des états à la loi des 1%, à l’évolution normal et légitime de la nation Européenne, le fédéralisme, la création des états unis d’Europe.
Ne voyez vous pas, quel point l’union de l’homme fait peur à ce qui profitent de ce système…Ne voyez vous pas a quel point le mouvement des indignés, le mouvement des 99% a terrorisé les 1% qui possèdent. Ne comprenez vous pas à quel point l’humanité unie, sonne le glas de ce système financier basé sur l’exploitation de l’homme par l’homme, le capitalisme financier, le fléau des fléaux.

Mais n’ayez pas peur, les choses se feront quand même… Cela mettra simplement plus de temps et de douleurs, mais elles se feront ! Telle est la marche inéluctable de l’Homme et de l’histoire.

Deni de Situation

Bien sûr , malgré la tenacité ridicule de nos hommes politiques , en autre N Sarkosy ( que j'aime bien ) il est évident que l'euro ne peut pas tenir , en effet : exemple : italie ;1950 Millards '€ de dettes , cela est déjà en soi inconcevable ; mais le pire est que le niveau d'économie proposé est de 20 Mrds d'euros par ans et que cela fait déjà gronder et qu'il va falloir augmenter ces économies soit dans l'absolu : 1950 Md/20Md = 97,50 Années de remboursement , soit ~4 Générations d'italiens ET CECI , SANS COMPTER : les interets , sans les investissements structurels et nécessaires au fonctionnement normal du pays. ALORS …NON … l'Euro ne peut pas tenir , donc que nos politiques cessent de nous prendre pour des pommes . merci ( et cela n'est que pour l'Italie )

Mauvaise accord

je suis très heureux que les anglais aient imposé leurs conditions quitte à denoncer cet pseudo accord.
Je pensais en européen convaincu que l'€ allait nous aider ……mais non , on enrichit les banques , on appauvri les salariés , on enrichi nos hommes politiques , on appauvri les grecs , les italiens , les français , les allemands …etc…

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