Dernière modification : 12/12/2011 

- Afrique du Sud - Conférence de Durban - Réchauffement climatique


Le sommet de Durban accouche d'un accord à minima sur le climat

Au terme d'âpres négociations, les quelque 200 pays de l'ONU participant à la conférence sur le climat ont adopté un accord qui, pour la première fois, engage les principaux pollueurs de la planète à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Par Christophe DANSETTE (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les négociations marathon sur le climat ont abouti dimanche à l'aube, à Durban (Afrique du Sud), a une feuille de route vers un accord en 2015 englobant pour la première fois tous les pays pour lutter contre le réchauffement.

Le soulagement dominait chez les représentants des quelque 190 pays rassemblés dans cette conférence qui a frôlé la catastrophe à l'issue de 14 journées et deux nuits blanches de négociation. "En l'honneur de Mandela: Cela a toujours l'air impossible, jusqu'à ce que ce soit fait. Et c'est fait!", a réagi, lyrique, sur twitter, Christiana Figueres, responsable de l'ONU pour le climat.

"Un accord conclu sous les applaudissements" (Laure Noualhat, journaliste à Libération)

Mais l'Union européenne, qui avait mis tout son poids dans la balance pour aboutir à un accord juridiquement contraignant, a dû se contenter, à l'issue de cette réunion largement éclipsée par la crise de l'euro, d'un texte laissant en suspens la question du caractère contraignant du futur pacte climatique.

Cet accord, qui permet aussi d'écrire une suite au protocole de Kyoto après 2012 et d'éviter un échec deux ans après l'immense déconvenue de Copenhague, ne s'accompagne toutefois pas d'une hausse du niveau des promesses des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Promesses qui sont actuellement largement insuffisante pour contenir le réchauffement sous le seuil de 2°C.

Face à la vive opposition de l'Inde, les Européens ont finalement accepté une formulation décrivant ce futur accord comme "un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale".

L'objectif est que cet accord entre en vigueur à partir de 2020.

"L'affaire s'est finalement bien terminée", a estimé le représentant américain pour le climat, Todd Stern. "C'est la première fois que l'on va voir des pays en développement accepter d'être tenus par un accord légal" sur le climat, a-t-il souligné.

Les décisions prises à l'aube dans cette ville située sur l'océan Indien sont bien en-deçà de ce qu'exige l'urgence climatique, a de son côté regretté l'ONG Oxfam, qualifiant cet accord de "strict minimum possible" qui laisse "le monde se diriger comme un somnambule vers un réchauffement de 4°C".

Avec cette "feuille de route" en poche, les Européens ont donné leur accord à la poursuite du protocole de Kyoto après 2012. Conclu en décembre 1997 et entré en vigueur en février 2005, le protocole impose aux pays industrialisés, à l'exception notable des Etats-Unis qui ne l'ont pas ratifié, de réduire leurs émissions de six substances responsables du réchauffement, au premier rang desquels le CO2.

Cette prolongation était une revendication forte des pays en développement qui rappellent inlassablement que le Nord a une responsabilité "historique" dans l'accumulation de CO2 dans l'atmosphère.

La mise en place du mécanisme de fonctionnement du Fonds vert, destiné à aider financièrement les pays en développement à faire face au changement climatique, a également été adoptée à Durban.

Cependant, la question centrale de l'alimentation de ce fonds reste à ce jour largement sans réponse, alors que l'engagement pris à Copenhague, il y a deux ans, est d'aboutir à 100 milliards de dollars par an à compter de 2020.

"Nous sommes entrés dans une période d'incertitude économique, une ère d'austérité fiscale. Mais je ne pourrais jamais trop souligner à quel point il est crucial que les pays développés tiennent leurs engagements", a souligné cette semaine à Durban le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

La conférence de Durban qui s'est achevée avec 36 heures de retard, restera dans l'histoire des négociations climatiques, pourtant habituées à jouer les prolongations, comme le record du genre.

Le prochain grand rendez-vous de la diplomatie climat aura lieu au Qatar... plus grand émetteur de CO2 par habitant au monde.

 

Commentaires (2)

sommet de durban

les pays qui ne sont pas partant pour se sommet peuvent être considéré comme des microbe car c pas la vie des usa ou de la chine et du japon les pays pollueur font pas le monde c est tout la planète terre qui est en danger donc c pas un négociation mai une obligation

Sans les USA...

Faut pas s'etonner, pompent plein regime en ce moment! Les US sont en passe d'acquerir leur independance energetique, alors le climat ils s'en temponent!

Quand on entend que c'est un succes et que le plan A a put etre implemente... quel foutage gueule!

On va certainement pas manquer de petrole mais on est parti pour un bon 3 ou 4deg de rechauffement, pratiquement le pire scenario.

Suis pas ecolo et pour le nucleaire afin d'avoir le temps et les moyens de developper les nouvelles techno du futur. La on risque d'avoir un futur un peu chaud et un bonne montee des eaux. On en reparle dans 20 ans!

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