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EUROPE

Medvedev ordonne une enquête sur les allégations de fraudes aux législatives

Vidéo par Ksenia BOLCHAKOVA

Texte par Dépêche

Dernière modification : 12/12/2011

Bien qu'opposé aux grandes manifestations organisées samedi contre le résultat des législatives du 4 décembre, le président russe a ordonné l'ouverture d'une enquête sur les allégations de fraudes lors du scrutin.

AFP - Le président russe, Dmitri Medvedev, a balayé dimanche les revendications de l'opposition exigeant de nouvelles élections législatives mais a promis d'enquêter sur les allégations de fraude après des manifestations sans précédent contestant la victoire du parti au pouvoir.

Ce mouvement d'une ampleur jamais vue depuis l'arrivée au Kremlin en 2000 de Vladimir Poutine, devenu Premier ministre en 2008, a réuni samedi à Moscou de 50.000 à 80.000 personnes selon des estimations indépendantes (25.000, selon la police) et des milliers de manifestants dans une cinquantaine de villes du pays.

Ces manifestations ont été organisées pour dénoncer les fraudes qui, selon l'opposition, ont permis au parti Russie unie -- dirigé par Vladimir Poutine et dont M. Medvedev était tête de liste -- de remporter les législatives du 4 décembre.

Au cours des manifestations, l'opposition a réclamé l'organisation de nouvelles élections et déployé des banderoles "Escrocs et voleurs, rendez-nous les élections", une allusion à l'expression "Russie unie - le parti des voleurs et des escrocs", popularisée par le blogueur Alexeï Navalny, dénonçant la corruption.

"Je ne suis d'accord ni avec les slogans ni avec les déclarations des manifestants", a écrit M. Medvedev sur sa page Facebook.

"Néanmoins, j'ai donné l'ordre de vérifier toutes les informations qui proviennent des bureaux de vote et concernent le respect de la législation électorale", a réitéré M. Medvedev au lendemain de la mobilisation.

Au cours d'un déplacement à Prague jeudi, le président russe avait déjà déclaré: "Il faut examiner tous les soupçons d'irrégularités. Pour cela, nous avons la commission électorale et les tribunaux".

L'un des leaders de l'opposition, l'ancien ministre Boris Nemtsov, a aussitôt qualifié de "moquerie" les déclarations de M. Medvedev sur les vérifications.

En effet, les autorités ont d'ores et déjà refusé d'examiner la question de la démission du président de la commission électorale, une des revendications de l'opposition qui accuse ce dernier d'avoir orchestré les fraudes.

Pour sa part, Dmitri Peskov, porte-parole de Vladimir Poutine, a qualifié les manifestations de "protestation démocratique d'une partie de la population qui est mécontente des résultats officiels", selon un communiqué.

"Nous respectons le point de vue des manifestants, nous entendons ce qu'ils disent et nous allons continuer à les écouter".

La mobilisation a été exceptionnelle à la manifestation à Moscou où les rassemblements d'opposants -- pour la plupart non autorisés -- réunissaient jusqu'à présent en général quelques centaines de personnes.

Alors qu'elles avaient observé un quasi black-out depuis le début de la contestation, des chaînes de télévision contrôlées par l'Etat russe ont ouvert leurs journaux sur ce sujet samedi soir.

Selon une source au Kremlin citée par le principal site russe d'informations en ligne gazeta.ru, cette décision aurait été prise par M. Medvedev qui aurait également donné pour instruction à la police de Moscou de se comporter avec modération.

La manifestation dans la capitale s'est achevée sans la moindre interpellation alors que des dizaines de personnes ont été appréhendées dans dans d'autres villes du pays.

"Nous allons poursuivre notre mouvement de protestation", a ajouté M. Nemtsov, annonçant de nouvelles manifestations les 17 et 18 décembre, et une grande manifestation le 24 si les exigences de l'opposition ne sont pas satisfaites d'ici là.

Cette mobilisation intervient à moins de trois mois de la présidentielle du 4 mars, à laquelle Vladimir Poutine a annoncé son retour au Kremlin où il pourrait rester théoriquement jusqu'en 2024 après avoir y avoir déjà passé huit ans (2000-2008).

"Il n'y a plus aucune confiance envers les dirigeants, c'est une crise politique grave", a averti l'expert Alexeï Malachenko.

 

Première publication : 11/12/2011

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