Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

#StopDjihadisme

En savoir plus

TECH 24

Alan Turing, le casseur de codes

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Timbuktu" et "Saint Laurent" en lice pour le César du meilleur film

En savoir plus

À L’AFFICHE !

La Shoah racontée dans le cinéma et la littérature

En savoir plus

FOCUS

Allemagne : qui sont les manifestants du mouvement "Pegida"?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

"L'émirat jihadiste" d'une prison libanaise et des enfants en lutte pour leur cours de récré

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Terrorisme : qui est Sajida al-Rishawi ?

En savoir plus

DÉBAT

Victoire de Syriza en Grèce, un test pour l'Europe

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile japonaise réclame la libération de Kenji Goto

En savoir plus

Asie - pacifique

La Commission électorale légalise le parti d'Aung San Suu Kyi

Texte par Dépêche

Dernière modification : 13/12/2011

La Ligue nationale pour la démocratie (LND), parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, est officiellement reconnue par la loi. La formation, qui avait boycottée les élections de novembre 2010, pourra désormais participer à la vie politique.

AFP - Le parti de l'opposante birmane Aung San Suu Kyi, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a été officiellement reconnu comme légal par la Commission électorale, a indiqué mardi le quotidien officiel New Light of Myanmar.

La LND, qui avait boycotté les élections de novembre 2010, est désormais en mesure de présenter des candidats, dont la lauréate du prix Nobel de la paix elle même, aux législatives partielles attendues d'ici quelques mois mais dont la date n'a pas été annoncée.

"La commission électorale de l'Union a autorisé la formation" de la LND "dès lors que le dossier d'enregistrement comme parti politique" déposé le 25 novembre à Naypyidaw est "en accord avec la loi", a indiqué le journal anglophone.

Le parti, au sein duquel l'opposante a fait toute sa carrière politique, avait été dissous en mai 2010 par la junte alors au pouvoir, suite à son annonce du boycott du scrutin de novembre suivant.

Suu Kyi a longtemps défendu cette stratégie, refusant de cautionner un scrutin qualifié de "mascarade" par l'Occident.

Depuis, les militaires ont pourtant mis en place un régime "civil" certes toujours sous leur contrôle, mais à la tête duquel le président Thein Sein a multiplié les réformes, espérant sortir de l'isolement international qui épuise le pays.

La LND a indiqué mardi ne pas avoir encore reçu l'accord formel de la commission. Certains des 21 membres fondateurs officiels vont se rendre à Naypyidaw pour les dernières démarches, a précisé à l'AFP un porte-parole du parti.

"Cette autorisation était ce que nous attendions", s'est réjoui Nyan Win.

Suu Kyi, 66 ans, que les Birmans appellent respectueusement la "Dame" de Rangoun va donc pouvoir entrer elle même dans le combat électoral pour la première fois de sa vie.

Au début du mois, lors d'une visite historique de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, l'opposante s'était déclarée "confiante" dans le fait que son pays était sur "la voie vers la démocratie".

En 1990, la LND avait humilié le régime militaire en remportant 392 des 485 sièges à pourvoir. Mais les généraux avaient refusé de s'incliner. En passe de devenir une icône mondiale de la démocratie, Suu Kyi était alors déjà privée de liberté et l'est restée pendant 15 des 21 années suivantes. Elle a été libérée le 13 novembre 2010.

La LND, désormais tournée vers un nouvel avenir sur l'échiquier politique officiel, s'est dotée d'un nouveau logo électoral diffusé lundi dans la presse locale.

Autrefois identifiable à un chapeau de bambou, elle sera désormais reconnaissable dans les bureaux de vote par une image sur laquelle figure un paon de combat qui tend le cou vers une étoile, symbole de la révolution.

Première publication : 13/12/2011

  • BIRMANIE

    Quand la Birmanie reçoit les encouragements de Washington

    En savoir plus

  • BIRMANIE

    Entretien historique entre Hillary Clinton et le président birman

    En savoir plus

  • DIPLOMATIE

    Hillary Clinton effectue une visite historique en Birmanie

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)