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L'opinion de
Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE

Stanislas DE SAINT HIPPOLYTE
Correspondant à Washington

Nouri al-Maliki reçoit les clefs du nouvel Irak

Le 13-12-2011

La visite est lourde de symbole. Nouri al-Maliki est à Washington afin de rencontrer Barack Obama d'égal à égal, pour la première fois.

Dans trois semaines, les derniers soldats américains auront quitté le territoire irakien. Ne resteront sur place que les centaines d'hommes chargés de protéger l'ambassade américaine.

L'Irak ne sera plus relié au cathéter de Washington. Apres huit années de dépendance totale, le sevrage peut commencer. L'Irak est désormais un pays « souverain ».

Ce qui explique le ton affiché par le président américain et le Premier ministre irakien lors de leur rencontre à la Maison Blanche, lundi : « Nous commençons aujourd'hui une relation normale entre nations souveraines, un partenariat d’égal à égal reposant sur les intérêts et le respect mutuels », a déclaré le locataire de la Maison Blanche.

Mais derrière ce jeu de rôle, celui d'un Irak libre et autosuffisant, et de deux « partenaires » satisfaits de la situation créée par « l'opération » américaine en Irak, il est bon de rappeler quelques faits.

- Les Etats-Unis auraient souhaité prolonger leur présence militaire. Mais les nouveaux dirigeants irakiens ont dit « non » à plusieurs conditions posées par Washington - dont l'amnistie pour les soldats américains présents en Irak et qui seraient amenés à être jugés devant la justice civile. Pour l'influent républicain John McCain, Maliki et Obama ont simplement "échoué" à s'entendre sur une présence militaire en Irak après 2011, pour des raisons de politique intérieure.

- La nouvelle diplomatie irakienne, bienveillante à l’égard de ses voisins iranien et syrien, irrite Washington, qui rêvait de faire de Bagdad le relais fiable de sa politique dans la région.

- Les Etats-Unis conserveront en Irak la plus grande des ambassades qu'ils ont à travers le monde : près de 15 000 personnes y travailleront. Cette présence civile massive programmée a fait des remous dans la classe politique irakienne.

Alors que la guerre se termine officiellement en ce moment, une question reste : la décision d'envahir l'Irak en 2003 était-elle la bonne ? « L'histoire jugera », a répondu lundi Barack Obama. Le chef d'état-major de l’armée américaine, Martin Dempsey, se disait, il y a quelques semaines, « inquiet » pour l'avenir du pays.

Nouri al-Maliki est venu à Washington pour reprendre les clés de son pays. Par ce geste, la fin de la guerre en Irak est scellée. Le succès du nouvel Irak ne l'est pas encore.

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