Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Données personnelles : les pratiques des géants du Net dénoncées

En savoir plus

SUR LE NET

Hommages aux victimes du naufrage en Corée du sud

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Abdelaziz Bouteflika réélu pour un quatrième mandat

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Aquilino Morelle : Un "caillou" dans la chaussure de François Hollande

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Une semaine dans le monde - 18 avril (Partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Crise ukrainienne : vers une nouvelle guerre du gaz ?

En savoir plus

#ActuElles

Carrière envers et contre tout ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

50 milliards d'économies : un plan d'austérité qui ne dit pas son nom ?

En savoir plus

  • La prise d'otages, "monnaie d'échange" pour les djihadistes en Syrie

    En savoir plus

  • Ukraine : fusillade à Sloviansk, les séparatistes demandent l'aide de Moscou

    En savoir plus

  • Les héritiers de Renault ne désespèrent pas de revoir quelques milliards

    En savoir plus

  • Kabylie : affrontements entre manifestants et forces de l'ordre à Tizi Ouzou

    En savoir plus

  • Tournoi de Monte-Carlo : Wawrinka bat Federer en finale

    En savoir plus

  • Bientôt Pâques sans chocolat ?

    En savoir plus

  • Bachar al-Assad se rend dans la ville chrétienne de Maaloula pour la fête de Pâques

    En savoir plus

  • De retour en France, les ex-otages évoquent des conditions de détention "rudes"

    En savoir plus

  • Algérie : 14 soldats tués dans une embuscade en Kabylie

    En savoir plus

  • Vidéo : pour RSF, la Syrie ne doit pas devenir "un trou noir" de l’information

    En savoir plus

  • Grand Prix de Chine : Hamilton et Rosberg offrent un nouveau doublé à Mercedes

    En savoir plus

  • Grande Guerre : les animaux, ces grands oubliés des tranchées

    En savoir plus

  • Le Paris Saint-Germain se console avec la Coupe de la Ligue

    En savoir plus

  • "Nous avons traversé la frontière à tête découverte, les mains dans les poches"

    En savoir plus

  • En images : les célébrations de Pâques dans le monde

    En savoir plus

  • Corée du Sud : une vingtaine de corps repêchés du ferry naufragé

    En savoir plus

  • En images : Rencontres internationales de cerfs-volants à Berck-sur-Mer

    En savoir plus

  • Reportage interactif : Cambodge, les sacrifiés du sucre

    En savoir plus

Economie

Pourquoi Areva fait crise mine...

©

Texte par Sébastian SEIBT

Dernière modification : 13/12/2011

Des dettes, une acquisition controversée et les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima du mois de mars : telles sont les raisons qui ont poussé Areva à mettre en place le premier plan social de son histoire.

Branle-bas de combat chez Areva ! Pour la première fois de son histoire, le géant français du nucléaire finira l’année 2011 dans le rouge. L’an dernier, le groupe avait échappé in extremis à des pertes de 423 millions d'euros grâce à la vente de plusieurs actifs, mais cette fois-ci, le n°1 mondial du nucléaire n’y coupera pas. Il s’apprête à boucler l’année avec un trou compris entre 1,4 et 1,6 milliard d’euros, ainsi que l’a confirmé Luc Oursel, qui a remplacé Anne Lauvergeon au poste de PDG de la société en juin dernier.

Cette mauvaise année sur le plan financier va se traduire par un plan social, un gel des investissements et une cession des actifs. Le groupe espère ainsi réaliser 1 milliard d’euros d’économie par an, et ce jusqu’en 2016, selon un communiqué publié le 12 décembre et visant à présenter les grands axes de la nouvelle stratégie d’Areva. Cette restructuration entraînera des suppressions de postes, dont 1 200 pour l’Allemagne, a confirmé Luc Oursel. Le patron du géant nucléaire a toutefois refusé de se pencher sur les conséquences pour l'emploi, alors que les syndicats assurent que plus de 1 000 postes sont en danger et que le gouvernement (actionnaire majoritaire d’Areva) jure que les salariés du groupe dans l'Hexagone n’ont rien à craindre.

Si Luc Oursel a entretenu, mardi, un flou artistique sur les suppressions d’emplois en France, il a été, en revanche, très clair sur les origines du mal d’Areva. “Depuis cinq ans, seul un tiers de nos investissements a été autofinancé. Ce n'est pas tenable”, explique-t-il dans une interview accordée au Figaro. En clair, l’actuel PDG d’Areva estime, que sous le règne d’Anne Lauvergeon, le groupe a trop emprunté pour financer son développement et qu’aujourd’hui - tel un vulgaire pays fragilisé de la zone euro - le leader mondial du nucléaire est trop endetté.

Areva ne vient pourtant pas de découvrir qu’il souffre d’un problème d’endettement. En 2010 déjà, le groupe était parvenu à diviser par deux sa dette, qui était passée de 6,2 à 3,7 milliards d’euros. Luc Oursel compte donc poursuivre cet effort, en cédant pour environ 1,2 milliard d’euros d’actifs et en diminuant le montant des investissements de 33%, par rapport à l’année dernière.

La mine de la discorde

Outre la dette, la nouvelle direction reproche également à l’ex-dirigeante de s’être égarée en rachetant, en 2007, UltraMin, une société canadienne spécialisée dans l’exploitation de gisements d’uranium en Afrique.

À l’époque, pourtant, cette acquisition semblait susceptible de permettre de faire des économies et avait été validée par le conseil de surveillance de l’entreprise - au sein duquel siégait Luc Oursel. Le cours de l’aluminium était, en effet, au plus haut et Areva voulait moins dépendre des aléas du marché en disposant de sa propre filière d’extraction. Le groupe avait accepté de payer 1,8 milliard d’euros pour cette société qui n’avait pourtant pas encore commencé son exploitation en Afrique. Le géant français a fini par se rendre compte que ses nouvelles mines contenaient moitié moins que prévu, tandis que le cours de l’uranium ne cessait de chuter. UltraMin s’est donc avéré être une mauvaise affaire et Areva a été obligé de prévoir une provision de 1,2 milliard d’euros - soit 80% du prix d’achat initial - pour couvrir de manque à gagner.

A ces erreurs, que pointe du doigt Luc Oursel, s’ajoutent les conséquences de la catastrophe de Fukushima de mars dernier. Elle “a créé une situation d'incertitude, les électriciens hésitent pour l'instant à prendre des engagements à long terme”, admet le PDG. Il regrette notamment la décision chinoise de suspendre la construction de nouvelles centrales et juge qu’il n’y aura pas de nouveaux grands projets, ces deux ans prochaines années.

 

Première publication : 13/12/2011

  • NUCLÉAIRE

    Areva lance un plan d'1 milliard d'économies par an jusqu'en 2015

    En savoir plus

  • NUCLÉAIRE

    Le plan de restructuration d'Areva prévoit un gel des embauches

    En savoir plus

  • FRANCE

    Areva s'engage à ne supprimer aucun emploi sur le sol français

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)