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Les États-Unis réclament le soutien de la Russie dans le dossier syrien

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/12/2011

Les États-Unis pressent la Russie de se joindre à une action du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Syrie. Le veto russe torpille le projet de résolution qui condamnerait le régime du président syrien Bachar al-Assad.

La Russie juge "immorales" les accusations de l'Occident

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a jugé mardi "immoral" que l'Occident accuse la Russie de bloquer une résolution sur la répression sanglante en Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU alors que les Occidentaux refusent de faire pression sur les "extrémistes" syriens.

"Ceux qui refusent de faire pression sur la partie extrémiste et armée de l'opposition (en Syrie) sont les mêmes qui nous accusent de bloquer le travail du Conseil de sécurité de l'ONU. Je considère que cette position est immorale", a-t-il déclaré, dans des propos retransmis à la télévision russe.

Il a par ailleurs réitéré la position russe sur le dossier syrien, relevant que le Conseil de sécurité ne devait pas stigmatiser le seul régime de Bachar al-Assad.

 

AFP - Les Etats-Unis ont pressé mardi la Russie de se joindre à une action mettant fin au silence "impensable" du Conseil de sécurité de l'ONU sur la répression sanglante de la contestation en Syrie.

"Franchement, nous pensons qu'il est plus que temps que le Conseil de sécurité de l'ONU hausse le ton", a lancé la porte-parole du département d'Etat Victoria Nuland, en dénonçant le silence "impensable" de l'instance suprême de l'ONU vis-à-vis des exactions du régime syrien.

"Nous appelons de nouveau tous nos partenaires au sein du Conseil de sécurité à prendre des mesures et à s'exprimer au nom des innocents en Syrie... et cela comprend la Russie", a-t-elle continué.

Alors que selon l'ONU, plus de 5.000 personnes ont été tuées dans la répression des manifestations en Syrie depuis le mois de mars, les Etats-Unis emboîtent le pas de la France, qui a qualifié lundi de "scandale" l'inaction persistante du Conseil de sécurité.

Celui-ci n'arrive pas à se mettre d'accord sur une résolution qui condamnerait le régime du président syrien Bachar al-Assad. Un double veto russo-chinois a encore torpillé le 4 octobre un projet en ce sens.

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, avait jugé un peu plus tôt mardi "immoral" que l'Occident accuse la Russie de bloquer une résolution sur la Syrie à l'ONU, alors que les mêmes Occidentaux refusent de faire pression sur les "extrémistes" syriens.

"C'est le régime Assad qui est immoral", a répliqué Victoria Nuland, "de par la violence perpétrée contre son propre peuple."

Première publication : 13/12/2011

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