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Afrique

Les Égyptiens aux urnes pour la deuxième phase des législatives

©

Vidéo par Clovis CASALI

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/12/2011

Les Égyptiens ont commencé à voter mercredi pour la deuxième phase des législatives. La première avait vu une importante percée des islamistes : Frères musulmans et salafistes avaient remporté 65% des voix. Le vote doit se poursuivre jeudi.

REUTERS - Les Frères musulmans et leurs rivaux salafistes tentent ce mercredi à l'occasion de la deuxième phase des élections législatives égyptiennes de conforter leur succès enregistré lors de la première phase.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06h00 GMT dans les neuf provinces concernées, dont celles de Suez et d'Ismaïlia dans l'Est, d'Assouan et de Sohag dans le Sud, et celles du delta du Nil dans le Nord. Certains quartiers du Caire voteront également.

Les différentes phases des élections législatives

La première phase des élections législatives concerne l’Assemblée du peuple, la chambre basse du Parlement.

Les électeurs des gouvernorats de Basse-Égypte voteront en premier, entre le 28 novembre et le 6 décembre. Ensuite viendra le tour des régions du delta du Nil du 14 au 22 décembre. Enfin, les électeurs de Haute Egypte clôtureront l’élection de la chambre basse du Parlement entre les 3 et 11 janvier 2012. 

L’élection de la chambre haute (la Choura) se déroulera elle aussi en trois temps, du 29 janvier au 11 mars.

Le vote s'est déroulé dans le calme, à l'exception d'un échange de tirs entre partisans de candidats rivaux dans les parages d'un bureau de vote de la périphérie du Caire, a indiqué une source proche des services de sécurité. Sept personnes ont été arrêtées.

Des affiches de candidats et de partis ont également été déchirées devant une bureau de vote de la capitale.

Le général Hamdi Badeen a, pour sa part, fait savoir que l'armée s'opposerait à toute tentative d'un parti ou d'un candidat visant à bafouer les règles électorales, y compris l'interdiction de faire campagne aux abords des bureaux de vote.

 "Des procédures juridiques seront lancées contre quiconque cherchera à faire campagne devant les bureaux de vote en distribuant des tracts", a-t-il dit.

Selon le ministère de l'Intérieur, l'arrivée tardive des juges chargés de superviser le bon déroulement du scrutin a retardé l'ouverture de 39 des milliers de bureaux le vote dans le pays.     

Le  scrutin se poursuivra jeudi et le second tour aura lieu les 21 et 22 décembre. Les résultats officiels du premier tour ne sont pas attendus avant samedi ou dimanche.

La troisième phase des législatives aura lieu dans la première quinzaine de janvier et les élections à la chambre haute s'étaleront de fin janvier à début mars, avant l'élection présidentielle prévue mi-2012, soit un an et demi après le renversement d'Hosni Moubarak. 

"C'est la première fois que notre vote compte, nous voulons garder nos droits", a dit Fatma Sayed, fonctionnaire à Suez, rencontrée dans la file d'attente devant un bureau de vote.

La première phase des élections a vu le parti des Frères musulmans, Liberté et justice (FJP), s'imposer devant les salafistes du parti Al Nour et les libéraux du Bloc égyptien.

Dans le scrutin majoritaire uninominal, qui concerne un tiers des sièges, le FJP et ses alliés ont remporté 30 des 48 sièges attribués. Au scrutin de liste, les islamistes modérés
ont obtenu 37% des suffrages exprimés, devançant Al Nour (24%) et le Bloc égyptien (13%).

Coalition

"Je pense que la tendance se poursuivra avec quelques changements mineurs", dit Hassan Abou Taleb, du Centre d'études politiques et stratégiques d'al-Ahrâm.

"Le FJP arrivera en tête mais je pense que le pourcentage sera moindre par rapport à la première phase", ajoute-t-il, suggérant que certains électeurs, inquiets de l'imposition de
règles religieuses dans la société, pourraient encourager les partis libéraux.

Mohamed Badie, le chef des Frères musulmans, a tenté de rassurer les électeurs en assurant que le FJP formerait une large coalition.

"Nous n'allons pas diriger l'Egypte seuls. Le Parlement représentera toutes les couleurs de l'arc-en-ciel qui devront s'accorder sur une direction, un but", a-t-il dit entre les deux phases électorales.

Les libéraux, dont le total des voix (Wafd et Bloc égyptien) a atteint environ 20%, ont dit qu'ils se coordonneraient durant cette phase pour ne pas se faire concurrence. Leur campagne dans la rue s'est intensifiée.

Plusieurs analystes estiment que les Frères musulmans préfèreraient s'allier aux libéraux qu'aux salafistes, partisans d'un islam plus rigoriste, pour mener une politique plus consensuelle.

"Il y a une grande différence entre les salafistes et les Frères musulmans. Il y a entre eux une vraie compétition, du point de vue de leur idéologie et de leur expérience politique", observe Abou Taleb. 

Première publication : 14/12/2011

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