Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Ukraine - Russie : les "Mistral" plus forts que les sanctions ?

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Apple mise sur la Chine

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Nobel de la paix pour Tsahal"

En savoir plus

SUR LE NET

Des internautes juifs et arabes se mobilisent pour la paix

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Radical"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gaza: des morts trop télégéniques

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique - forum pour la paix : comment relever le défi de la réconciliation nationale ?

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 2)

En savoir plus

L’EUROPE DANS TOUS SES ÉTATS

Best of (Partie 1)

En savoir plus

  • Infographie : l'ultime voyage controversé du Costa Concordia

    En savoir plus

  • Après le gel des vols vers Tel Aviv, Israël dénonce une mesure "injustifiée"

    En savoir plus

  • Vente du Mistral à la Russie : Fabius invite Cameron à balayer devant sa porte

    En savoir plus

  • MH17 : jour de deuil aux Pays-Bas, Washington évoque une "erreur" de tir

    En savoir plus

  • Le Festival d'Avignon, une tradition politique ancrée dans l'actualité

    En savoir plus

  • Vidéo : à Khan Younès, les cortèges funéraires se succèdent

    En savoir plus

  • Tour de France : Thibaut Pinot, une dose de "combativité", une dose de "déconne"

    En savoir plus

  • Plusieurs compagnies aériennes annulent leurs vols vers Israël

    En savoir plus

  • Violences à Sarcelles : quatre personnes condamnées à de la prison ferme

    En savoir plus

  • Gaza : "Nous devons aller jusqu'au bout de la mission", prévient Israël

    En savoir plus

  • Les négociations de paix en Centrafrique tournent court à Brazzaville

    En savoir plus

  • Londres relance l'enquête sur la mort de l'ex-espion russe Litvinenko

    En savoir plus

  • Les télévisions libanaises unissent leur voix pour soutenir Gaza

    En savoir plus

  • Le FBI accusé de transformer des citoyens musulmans en terroristes

    En savoir plus

  • Présidentielle indonésienne : victoire du réformateur Joko Widodo

    En savoir plus

EUROPE

Le président de la Douma, fidèle de Poutine, jette l'éponge

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/12/2011

Ceux qui contestent le résultat des législatives auront au moins obtenu une tête : celle de Boris Gryzlov, jusqu'alors président de la Douma et président de Russie unie, la formation de Vladimir Poutine. Il renonce à son mandat parlementaire.

AFP - Le président de la chambre des députés russe, Boris Gryzlov, un exécutant fidèle de la ligne du Kremlin, a annoncé mercredi qu'il quittait son poste, des experts y voyant le signe que le pouvoir a entrepris de rafraîchir le paysage politique après des législatives très contestées.

"J'ai pris la décision de renoncer à mon mandat parlementaire (...), il ne serait pas correct d'être le président de la Douma pour plus de deux mandats consécutifs", a déclaré M. Gryzlov, dans un communiqué publié sur le site du parti Russie unie, le parti du Premier ministre Vladimir Poutine, dont il reste un des dirigeants.

Ancien ministre de l'Intérieur, M. Gryzlov, 61 ans jeudi, était depuis 2003 à la tête d'une Douma au rôle de plus en plus réduit depuis l'arrivée au pouvoir en 2000 de M. Poutine.

L'annonce de son départ de la présidence de la chambre basse du parlement intervient après une victoire en demi-teinte de Russie unie aux législatives du 4 décembre, à l'issue desquelles le parti a obtenu la majorité absolue avec 238 des 450 députés, mais beaucoup moins que les 315 sièges dont il disposait auparavant.

Elle survient aussi à un moment où le pouvoir russe est confronté à un mouvement de contestation sans précédent de l'opposition libérale, écartée du Parlement depuis une décennie, et qui réclame l'invalidation du scrutin faussé selon elle par des fraudes massives.

Le président Dmitri Medvedev a déclaré, en rencontrant mardi les dirigeants de Russie unie et ceux des trois autres partis représentés à la Douma, que le résultat des élections témoignait d'une "situation nouvelle" dont il convient de "tenir compte" dans la constitution des instances dirigeantes de la chambre des députés.

Ces trois formations, déjà présentes dans l'assemblée sortante où elles n'ont jamais réellement inquiété le pouvoir, ont vu leur représentation s'élargir à l'issue des élections du 4 décembre, notamment le Parti communiste, qui a désormais 92 sièges.

L'annonce par M. Gryzlov de son retrait pourrait entrer dans le cadre de ce rafraîchissement du Parlement russe annoncé par Dmitri Medvedev, seule mesure rendue publique par le pouvoir russe après les élections et les manifestations sans précédent d'opposants le 10 décembre.

"Ce n'est pas la décision de Gryzlov, mais celle de Poutine", a commenté le politologue Stanislav Belkovski.

La presse libérale russe et des analystes ont prédit des changements au sein du parti au pouvoir et au Parlement en réponse à la nouvelle donne politique.

"Lorsque l'opposition a presque la moitié des sièges au Parlement, les jours où Russie unie pouvait tout avoir sans rien faire sont comptés", a estimé le politologue Iouri Korgouniouk, du fonds Indem.

"Il faut des gens au Parlement capables de répondre à l'opposition", a-t-il ajouté.

M. Gryzlov était tourné en dérision par la presse libérale pour son style d'apparatchik terne très éloigné de l'image d'un leader parlementaire dans une démocratie occidentale.

Il est connu pour avoir déclaré un jour que la Douma n'était "pas un endroit pour faire des débats".

La nouvelle Douma se réunira pour une première séance le 21 décembre, trois jours avant un nouvelle manifestation à Moscou annoncée par l'opposition.

Le président Medvedev, qui a promis des enquêtes sur les accusations de fraudes, a dit qu'il s'adresserait au Parlement le 22 décembre.

La mission d'observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) avait déclaré après le scrutin avoir relevé de "sérieuses indications de bourrage des urnes".

Les législatives russes et la répression des manifestations qui a suivi ont suscité de vives critiques des Etats-Unis, de l'UE, de la France et de l'Allemagne en particulier.

La situation doit être évoquée au sommet Russie-UE jeudi à Bruxelles auquel participe M. Medvedev .

M. Poutine doit quant à lui s'exprimer pour la première fois jeudi sur la situation, à l'occasion d'une séance télévisée de questions-réponses avec la population.
 

Première publication : 14/12/2011

  • RUSSIE

    En dépit des accusations de fraude, Dmitri Medvedev entérine la nouvelle Douma

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Pas d'annulation du scrutin en dépit des plaintes pour fraudes aux législatives

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Des dizaines de milliers de Russes ont défilé contre Poutine dans le pays

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)