Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REPORTERS

France : le FN à l’épreuve du terrain

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Le nucléaire iranien et Jérusalem sous tension après l’attaque contre une synagogue

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Les filières jihadistes en France

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Jihadistes français : les proches sous le choc

En savoir plus

TECH 24

Neutralité : il faut sauver le soldat Internet

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

Urgence sécheresse

En savoir plus

#ActuElles

En finir avec les violences faites aux femmes

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Côte d'Ivoire : le président Ouattara exige des militaires un retour au calme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

"Macronomics" : les réformes d'Emmanuel Macron pour la France

En savoir plus

Moyen-orient

Ces Françaises d’origine maghrébine qui fuient la crise pour "l’eldorado arabe"

Texte par Malika KERKOUD

Dernière modification : 09/01/2012

Le nombre de Françaises d’origine maghrébine à s’exiler à Dubaï ne cesse d’augmenter. Si les motivations diffèrent, l’objectif reste à peu près le même : fuir la crise financière européenne pour ce que certaines appellent "l'eldorado arabe".

En raison de la violence de certains propos, la rédaction de France24.com a supprimé l'ensemble des commentaires pour cette page. Merci de votre compréhension.

Naïma vit à Dubaï depuis deux ans. À 26 ans, cette Française d’origine algérienne n’a pas hésité à quitter son cocon parisien pour s’exiler dans cet émirat du Golfe qui vit au rythme frénétique de la mondialisation. Loin de la crise économique et financière qui secoue le monde. "Chaque matin, en suivant le flot d’informations continu sur la crise, j’éprouve un sentiment de compassion. Je pense à tous ceux qui vivent là-bas, et je me réjouis d’avoir quitté Paris…"

Piscine et salle de sport

Naïma a débarqué à Dubaï armée de ses seuls diplômes d’ingénieur et de financement islamique, obtenus à Paris. Sa vie n’a pas tardé à basculer : grâce à son poste de chef de projets dans une banque, elle vit aujourd’hui dans une grande maison avec piscine et salle de sport, dans un quartier huppé.

Un luxe auquel elle était loin de penser dans sa vie antérieure. Qu’il est loin pour elle ce temps où elle était employée à la BNP Paribas. Naïma est heureuse et ne s’en cache pas : "Ma vie à Dubaï a des allures de vacances et, cerise sur le gâteau, je ne paie ni impôts ni taxe."

Inès, Franco-tunisienne, directrice de marketing

Comme Naïma, Inès savoure sa réussite au sein des riches Emirats arabes unis, où près de 80 % de la population est d’origine étrangère. Franco-tunisienne de 29 ans, Inès s’est vu proposer un poste de directrice marketing dans une société de tourisme en charge des marchés européens et arabes. Elle dirige un service composé d’une dizaine d’agents de diverses nationalités et représente souvent sa société dans des rencontres internationales.

Inès pense à ces demandeurs d’emploi en France, pour qui les "entretiens d’embauche s’apparentent à un véritable parcours du combattant, surtout si votre nom a une connotation arabe… Ici, pas de différence de traitement, c’est pourquoi de jeunes diplômés du monde entier viennent tenter leur chance."

"Que l’on s’appelle Mohamed ou Christiane, ne change rien à la donne"

Lucila Takjerad abonde dans ce sens. Pour cette jeune femme d’origine algérienne, "Dubaï est une ville cosmopolite par excellence, qui ignore la discrimination. Que l’on s’appelle Mohamed ou Christiane, cela ne change rien à la donne".

Arrivée à Dubaï en mars dernier en provenance de Londres, où elle travaillait dans la finance, Lucila n’a eu aucun mal à intégrer le monde du travail. Elle a été embauchée peu après son arrivée par une banque, où elle est en charge d’un fonds d’investissement spécialisé dans les marchés émergents.

Toutes affirment se sentir à Dubaï comme un poisson dans l’eau. "J’ai toujours rêvé de vivre dans un monde en harmonie avec mon identité arabe, conclut Inès. Dubaï m’offre cette possibilité, d’autant qu’on y trouve tout ce que l’on veut. Pour moi, c’est la New York de l’Est."
 

Première publication : 15/12/2011

COMMENTAIRE(S)