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L'Irak va envoyer une délégation à Damas pour entamer une médiation

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/12/2011

Alors que le bilan en Syrie s'élève à près de 5 000 morts, le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki souhaite ouvrir un dialogue entre les autorités syriennes et l'opposition. Cette dernière demande le départ de Bachar al-Assad.

AFP - L'Irak enverra prochainement une délégation à Damas pour tenter d'initier un dialogue entre les autorités et l'opposition syrienne afin de mettre un terme à neuf mois de violences, a affirmé jeudi dans un entretien exclusif à l'AFP le Premier ministre irakien Nouri al-Maliki.

Il a par ailleurs affirmé que la major pétrolière américaine ExxonMobil avait promis de "reconsidérer sa décision" de mener des explorations pétrolières au Kurdistan irakien.

"Quand j'arriverai à Bagdad, j'organiserai immédiatement une réunion pour préparer l'envoi d'une délégation à Damas afin de mettre en application l'initiative irakienne", a-t-il dit dans l'avion qui le ramenait de Washington à Bagdad.

Selon lui, cette initiative consiste à ouvrir un dialogue entre les autorités syriennes et l'opposition pour aboutir à des résultats satisfaisants pour les deux parties. Jusqu'à présent, l'opposition syrienne a refusé tout dialogue avec le régime de Bachar al-Assad dont elle demande le départ.

"Les Américains et l'Europe ont peur de la phase de l'après Bachar al-Assad, c'est pourquoi ils comprennent notre initiative", a-t-il ajouté.

M. Maliki avait manifesté lundi son désaccord avec le président américain Barack Obama au sujet de la Syrie, affirmant qu'il ne se sentait pas le droit de réclamer le départ du président Assad comme le fait Washington.

"Je sais que les peuples doivent obtenir leur liberté, exercer leur libre-arbitre, (parvenir à) la démocratie et l'égalité. Nous sommes en faveur de ces droits (...) parce que nous les avons obtenus nous-mêmes", avait affirmé à la presse M. Maliki.

"Mais je n'ai pas le droit de demander à un président de démissionner. Nous ne pouvons pas nous arroger ce droit", avait-il ajouté.

Sur le plan pétrolier, il a révélé avoir tenté de convaincre les dirigeants d'ExxonMobil de renoncer à leur projet d'exploration au Kurdistan.

"Nous avons eu une réunion à Washington avec ExxonMobil et nous avons parlé des contrats (signés avec le gouvernement autonome du Kurdistan) et dont certains se trouvent dans des régions disputées. Et ils ont promis de reconsidérer leur décision", a-t-il confié.

Le 18 octobre, ExxonMobil avait signé avec le gouvernement du Kurdistan un contrat sur l'exploration de six champs pétroliers. Selon le ministère, deux d'entre eux, Bardarash et Alqosh, ne se trouvent pas dans la région autonome du Kurdistan mais dans la province de Ninive, sur un territoire que les Kurdes voudraient annexer à leur région.

En outre, Bagdad ne reconnaît que les accords signés avec le ministère du Pétrole et a jusqu'à présent interdit à toute compagnie pétrolière ayant un contrat avec le Kurdistan de participer à des appels d'offres dans le reste du pays.

Le vice-Premier ministre irakien Hussein Chahristani a récemment sommé le N.1 mondial du pétrole de choisir entre son contrat avec le Kurdistan et celui qu'il a dans le champ pétrolier de Qurna-Ouest (sud). ExxonMobil y produit environ 370.000 barils par jour avec la compagnie anglo-néerlandaise Shell. Qurna-Ouest est le deuxième plus grand champ d'Irak avec des réserves estimées à 8,5 milliards de barils, situé dans le sud du pays.

Il a par ailleurs refusé de retarder la décision de fermer d'ici à la fin de l'année le camp d'Achraf, qui abrite quelque 3.300 réfugiés iraniens hostiles au régime de Téhéran.

"La décision que nous avons prise n'est pas réversible, d'autant que cette organisation n'a pas accepté la visite d'un représentant de l'ONU dans le camp d'Achraf et refusé le plan de l'ONU. Il s'agit d'un gang criminel, et nous ne pouvons pas lui permettre de rester ici", a-t-il ajouté.

Des négociations sont en cours depuis plusieurs semaines entre l'ONU et les autorités irakiennes pour trouver un dénouement pacifique à la crise.

Enfin M. Maliki a dénié tout rôle aux insurgés dans le retrait américain. "La résistance a modifié son rôle pour ne commettre que des meurtres et être partie prenante au conflit confessionnel", entre sunnites et chiites dont le pic a été atteint en 2006 et 2007.

"Cela ne me pose pas de problème de voir les habitants de Fallouja ou d'ailleurs exprimer leur joie, ni des parties revendiquer leur participation au retrait américain, mais en réalité c'est la diplomatie irakienne et les négociations qui sont les principales raisons ayant permis le retrait total des Américains".

Première publication : 15/12/2011

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