Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Le référendum écossais, sujet sensible pour les médias britanniques

En savoir plus

  • En direct : Hollande annonce des frappes aériennes en Irak dans un délai "court"

    En savoir plus

  • Alex Salmond, le visage d'une Écosse qui rêve d'indépendance

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

  • "Hollande renvoie l’image de quelqu’un de trop optimiste"

    En savoir plus

  • L'Australie déjoue des meurtres projetés par l'État islamique

    En savoir plus

  • Ebola : la Française contaminée bientôt rapatriée à Paris

    En savoir plus

EUROPE

Les résultats des législatives reflètent l'opinion publique, selon Poutine

Vidéo par Macha FOGEL

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/12/2011

S'exprimant pour la première fois depuis les législatives contestées du 4 décembre, le Premier ministre russe a estimé que les résultats du scrutin sont le "reflet de l'opinion publique". Il demande aussi des webcams dans les bureaux de vote...

AFP - Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a écarté jeudi toute remise en cause de la victoire du pouvoir aux législatives, ironisé sur l'opposition et assuré à trois mois de la présidentielle qu'il tiendrait le pays face à la crise et aux menaces de déstabilisation étrangères.

Lors d'une séance télévisée de questions-réponses avec la population cinq jours après une mobilisation sans précédent de l'opposition qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Moscou, M. Poutine a d'emblée été interrogé sur la contestation des résultats des élections du 4 décembre.

"L'opposition dira toujours que les élections ne sont pas honnêtes, c'est le cas partout et dans tous les pays", a déclaré le Premier ministre.

"A mon avis, le résultat de ces élections reflète indéniablement l'état des forces dans le pays", a-t-il ajouté, alors que l'opposition exige l'invalidation des résultats.

"Le fait que les gens s'expriment sur ce qui se passe dans le pays, c'est une chose absolument normale, tant que cela reste dans le cadre de la loi", a poursuivi M. Poutine soulignant même avoir vu sur les images de manifestations beaucoup de jeunes gens "actifs, et formulant clairement leur position".

"Cela me réjouit, si c'est le résultat du régime Poutine", a-t-il dit, reprenant à son compte cette expression utilisée par l'opposition pour dénoncer un pouvoir qu'elle juge non démocratique.

Quelques minutes plus tard, il a toutefois, pêle-mêle, dénoncé à nouveau des tentatives de "déstabilisation" ourdies depuis l'étranger contre la Russie et affirmé que certains manifestants d'opposition le 10 décembre avaient reçu de l'argent pour manifester.

"Franchement, quand j'ai vu à l'écran ce que certains avaient sur la poitrine, ce n'est peut-être pas très correct mais j'ai cru que c'était pour la propagande de la lutte contre le sida, que c'était, disons, des contraceptifs", a aussi ironisé M. Poutine à propos du ruban blanc devenu le symbole de la contestation.

Il a estimé que le véritable objectif de la mobilisation de l'opposition, dont un des principaux slogans est "La Russie sans Poutine !", était l'élection présidentielle de mars lors de laquelle il a annoncé son intention de revenir au Kremlin, après avoir été président de 2000 à 2008 puis chef du gouvernement faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs.

Jugeant que la contestation visait à "priver de légitimité le pouvoir dans le pays", il a indiqué avoir ordonné d'installer dans tous les bureaux de vote pour la présidentielle des web-caméras de surveillance consultables via internet.

Mais, interrogé sur sa conception de la mission du prochain président russe, il a dénoncé des "aventuriers qui tentent de nous atteindre de l'étranger et d'influer sur notre politique intérieure".

"Il faut couper court à tout cela, totalement", a dit M. Poutine.

"Nous sommes passés par une période de crise très sérieuse. Il est clair que cela s'est répercuté sur les gens de manière négative, que le niveau de vie a baissé, beaucoup ont perdu leur travail. C'est pourquoi il est nettement plus facile pour l'opposition de recruter", a-t-il dit.

"Mais il suffit de faiblir un peu et beaucoup de gens comprendront ce que sont les vraies difficultés, quand il ne faudra pas descendre dans le rue mais aller combattre les terroristes", a ajouté M. Poutine.

Il a également vanté son bilan économique, "des indicateurs bien meilleurs et bien plus stables" que dans les pays européens et mis en garde contre le risque de répercussion de la crise mondiale sur la Russie.

"Je ne dirais pas que tout est réglé et que tout est stable", a mis en garde l'ex-agent du KGB, resté l'homme fort du pays depuis une décennie y compris sous la présidence de Dmitri Medvedev.

En définitive, il a lancé un appel aux électeurs russes pour la présidentielle du 4 mars.

"Vous serez seuls à décider qui s'occupera de la politique étrangère de la Russie, qui la représentera sur la scène internationale, qui assurera la sécurité intérieure et extérieure, règlera les problèmes sociaux, les problèmes économiques", a-t-il dit.

"Je m'adresse à ceux qui iront voter, y compris pour moi", a ajouté M. Poutine.

Première publication : 15/12/2011

  • RUSSIE

    En dépit des accusations de fraude, Dmitri Medvedev entérine la nouvelle Douma

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Pas d'annulation du scrutin en dépit des plaintes pour fraudes aux législatives

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Des dizaines de milliers de Russes ont défilé contre Poutine dans le pays

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)