Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

Gwendal Rouillard, Secrétaire de la commission de la Défense et des forces armées

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Bolivie : au travail dès l'âge de 10 ans

En savoir plus

DÉBAT

Manifestation en soutien à Gaza : un rassemblement test pour le gouvernement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Andy Serkis : l'homme à l'origine du singe

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Empathie et sympathie"

En savoir plus

SUR LE NET

Gaza : Tsahal et le Hamas s'affrontent aussi en ligne

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Le tourisme, moteur de l'économie espagnole

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Come prima"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Les oubliés de Mossoul

En savoir plus

  • Air Algérie a perdu le contact avec un avion parti de Ouagadoudou

    En savoir plus

  • La Soudanaise condamnée à mort pour apostasie est arrivée en Italie

    En savoir plus

  • France : UBS mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale

    En savoir plus

  • Un match entre Lille et le Maccabi Haifa interrompu par des pro-palestiniens

    En savoir plus

  • En images : À Alep, les cratères d'obus deviennent des "piscines" pour enfants

    En savoir plus

  • Arizona : condamné à mort, il agonise deux heures sur la table d'exécution

    En savoir plus

  • Levée de la suspension des vols américains vers Tel-Aviv

    En savoir plus

  • Tour de France : ces forçats qui ont forgé la réputation du Tourmalet

    En savoir plus

  • Sénégal : risque de famine en Casamance

    En savoir plus

  • L'ONU ouvre une enquête sur l'offensive israélienne à Gaza

    En savoir plus

  • À Paris, un rassemblement pro-palestinien sans heurts

    En savoir plus

  • Tour de France : "Depuis le temps qu'un Italien n'a pas gagné !"

    En savoir plus

  • "Le conflit israélo-palestinien est importé en France depuis longtemps"

    En savoir plus

  • Les députés adoptent la nouvelle carte des régions françaises

    En savoir plus

  • Bagdad accusé d'utiliser des "barrel bombs" contre sa population

    En savoir plus

  • Ukraine : deux avions de chasse de l'armée abattus dans l’est du pays

    En savoir plus

  • Accident d'avion à Taïwan : au moins 45 morts, dont deux Françaises

    En savoir plus

EUROPE

Les résultats des législatives reflètent l'opinion publique, selon Poutine

Vidéo par Macha FOGEL

Texte par Dépêche

Dernière modification : 15/12/2011

S'exprimant pour la première fois depuis les législatives contestées du 4 décembre, le Premier ministre russe a estimé que les résultats du scrutin sont le "reflet de l'opinion publique". Il demande aussi des webcams dans les bureaux de vote...

AFP - Le Premier ministre russe Vladimir Poutine a écarté jeudi toute remise en cause de la victoire du pouvoir aux législatives, ironisé sur l'opposition et assuré à trois mois de la présidentielle qu'il tiendrait le pays face à la crise et aux menaces de déstabilisation étrangères.

Lors d'une séance télévisée de questions-réponses avec la population cinq jours après une mobilisation sans précédent de l'opposition qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes à Moscou, M. Poutine a d'emblée été interrogé sur la contestation des résultats des élections du 4 décembre.

"L'opposition dira toujours que les élections ne sont pas honnêtes, c'est le cas partout et dans tous les pays", a déclaré le Premier ministre.

"A mon avis, le résultat de ces élections reflète indéniablement l'état des forces dans le pays", a-t-il ajouté, alors que l'opposition exige l'invalidation des résultats.

"Le fait que les gens s'expriment sur ce qui se passe dans le pays, c'est une chose absolument normale, tant que cela reste dans le cadre de la loi", a poursuivi M. Poutine soulignant même avoir vu sur les images de manifestations beaucoup de jeunes gens "actifs, et formulant clairement leur position".

"Cela me réjouit, si c'est le résultat du régime Poutine", a-t-il dit, reprenant à son compte cette expression utilisée par l'opposition pour dénoncer un pouvoir qu'elle juge non démocratique.

Quelques minutes plus tard, il a toutefois, pêle-mêle, dénoncé à nouveau des tentatives de "déstabilisation" ourdies depuis l'étranger contre la Russie et affirmé que certains manifestants d'opposition le 10 décembre avaient reçu de l'argent pour manifester.

"Franchement, quand j'ai vu à l'écran ce que certains avaient sur la poitrine, ce n'est peut-être pas très correct mais j'ai cru que c'était pour la propagande de la lutte contre le sida, que c'était, disons, des contraceptifs", a aussi ironisé M. Poutine à propos du ruban blanc devenu le symbole de la contestation.

Il a estimé que le véritable objectif de la mobilisation de l'opposition, dont un des principaux slogans est "La Russie sans Poutine !", était l'élection présidentielle de mars lors de laquelle il a annoncé son intention de revenir au Kremlin, après avoir été président de 2000 à 2008 puis chef du gouvernement faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs.

Jugeant que la contestation visait à "priver de légitimité le pouvoir dans le pays", il a indiqué avoir ordonné d'installer dans tous les bureaux de vote pour la présidentielle des web-caméras de surveillance consultables via internet.

Mais, interrogé sur sa conception de la mission du prochain président russe, il a dénoncé des "aventuriers qui tentent de nous atteindre de l'étranger et d'influer sur notre politique intérieure".

"Il faut couper court à tout cela, totalement", a dit M. Poutine.

"Nous sommes passés par une période de crise très sérieuse. Il est clair que cela s'est répercuté sur les gens de manière négative, que le niveau de vie a baissé, beaucoup ont perdu leur travail. C'est pourquoi il est nettement plus facile pour l'opposition de recruter", a-t-il dit.

"Mais il suffit de faiblir un peu et beaucoup de gens comprendront ce que sont les vraies difficultés, quand il ne faudra pas descendre dans le rue mais aller combattre les terroristes", a ajouté M. Poutine.

Il a également vanté son bilan économique, "des indicateurs bien meilleurs et bien plus stables" que dans les pays européens et mis en garde contre le risque de répercussion de la crise mondiale sur la Russie.

"Je ne dirais pas que tout est réglé et que tout est stable", a mis en garde l'ex-agent du KGB, resté l'homme fort du pays depuis une décennie y compris sous la présidence de Dmitri Medvedev.

En définitive, il a lancé un appel aux électeurs russes pour la présidentielle du 4 mars.

"Vous serez seuls à décider qui s'occupera de la politique étrangère de la Russie, qui la représentera sur la scène internationale, qui assurera la sécurité intérieure et extérieure, règlera les problèmes sociaux, les problèmes économiques", a-t-il dit.

"Je m'adresse à ceux qui iront voter, y compris pour moi", a ajouté M. Poutine.

Première publication : 15/12/2011

  • RUSSIE

    En dépit des accusations de fraude, Dmitri Medvedev entérine la nouvelle Douma

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Pas d'annulation du scrutin en dépit des plaintes pour fraudes aux législatives

    En savoir plus

  • RUSSIE

    Des dizaines de milliers de Russes ont défilé contre Poutine dans le pays

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)