Dernière modification : 17/12/2011 

- Agence de notation - Dette souveraine - Économie française - Zone euro


L'agence Fitch place la France sous surveillance négative

L'agence de notation Fitch a emboîté le pas à ses homologues Moody’s et Standard & Poor's en abaissant à "négative" la perspective de plusieurs pays de la zone euro, y compris la France, dont le "triple A" semble de plus en plus menacé.

Par Aude SOUFI (vidéo)
Dépêche (texte)
 

AFP - Les dirigeants européens ne parviennent toujours pas à convaincre d'une issue rapide de la crise de la dette dans la zone euro, dont plusieurs pays pourraient désormais voir leur note dégradée dès le début de l'année prochaine par les trois principales agences de notation.

Quelques jours après Standard and Poor's et Moody's, Fitch Ratings a placé plusieurs pays européens sous surveillance négative, menaçant de les dégrader d'ici la fin janvier en raison de l'absence de perspective d'une sorte rapide de la crise de la dette.

"Une +solution globale+ à la crise de la zone euro est techniquement et politiquement hors de portée" malgré les décisions prises lors du sommet de Bruxelles, a estimé Fitch dans un communiqué vendredi soir.

Fitch a en conséquence menacé d'abaisser la note des dettes souveraines de l'Espagne, de l'Italie, de la Belgique, de l'Irlande, de la Slovénie et de Chypre.

Elle a également placé sous perspective négative celle de la France, tout en maintenant la note de "AAA" soit la meilleure possible. Une perte du triple A, qui pourrait intervenir d'ici deux ans, est particulièrement malvenue pour Paris, déjà sous la menace d'une dégradation des deux autres agences de notation, Moody's et Standard & Poor's, auprès desquelles elle dispose également du précieux sésame.

Fitch a jugé positif l'engagement des dirigeants de l'UE pris à Bruxelles d'accélérer la création du Mécanisme européen de stabilité (MES), mais elle s'inquiète de l'absence de filet de sécurité financière crédible.

Elle a également insisté sur un rôle accru de la Banque centrale européenne (BCE), en réclamant un engagement plus important et plus explicite de l'institution de Francfort afin d'atténuer le risque d'une crise des liquidités pour des Etats solvables mais potentiellement vulnérables en raison du manque de liquidités.

Le ministre français de l'Economie et des Finances français François Baroin a pris acte de la décision de Fitch en rappelant l'engagement de Paris à lutter contre les déficits.

Ces annonces de Fitch interviennent après celles de Moody's et Standard & Poor's, qui pourraient dégrader plusieurs pays européens dans les prochaines semaines.

Moody's a ainsi indiqué lundi qu'elle reverrait les notes des pays de la zone euro et de l'Union européenne au premier trimestre 2012 en raison de l'absence de "mesures décisives" prises lors du sommet européen de Bruxelles.

Quant à Standard & Poor's (S&P), elle a dès le 5 décembre, soit avant le sommet de Bruxelles, menacé de dégrader la note financière de 15 des 17 pays membres de la zone euro, dont l'Allemagne et la France, qui bénéficient toutes deux du "AAA" auprès de l'agence.

Croulant sous le poids de la dette, les pays de la zone euro sont aussi sous la menace d'une possible récession. Vendredi encore, l'Irlande, l'une des victimes de la crise de la dette qui bénéficie d'un plan d'aide massif de l'UE et du FMI, a annoncé de son côté avoir accusé un brusque repli de 1,9% de son PIB au troisième trimestre.

En Italie, le gouvernement était sur le point de faire adopter dans la soirée par les députés le plan d'austérité du gouvernement du nouveau chef du gouvernement italien, Mario Monti.

Intervenant devant les députés, ce dernier a indiqué "espérer" ne pas avoir à demander d'autres "sacrifices" aux Italiens et affirmé qu'il n'avait "aucun doute" sur le fait que l'Italie "se sauvera" de la crise.

M. Monti a répété que le pays, qui croule sous une dette colossale d'environ 1.900 milliards d'euros (soit environ 120% du PIB), n'avait pas d'autre choix.

Adopté le 4 décembre par le gouvernement, le nouveau plan de rigueur italien, le troisième depuis cet été, impose de lourds sacrifices aux Italiens, avec des mesures de réduction du déficit d'environ 20 milliards d'euros et de relance de plus de 10 milliards.

Dans ce contexte, la seule bonne nouvelle pour les Européens est venue d'outre-Manche: la Grande-Bretagne, qui a été le seul pays à apposer un veto fracassant au nouveau traité européen, s'est efforcée vendredi de revenir dans le jeu en acceptant de participer aux réunions d'experts pour pouvoir peser dans les discussions.

Après une séance d'hésitations, les Bourses européennes ont fini en baisse, dans un marché toujours sous pression avant un abaissement de la notation des pays de la zone euro, désormais considéré comme inéluctable.

Commentaires (6)

la fin de l'euro ?

LONDRES : La réponse extraordinaire donné par Christian Noyer le gouverneur de la Banque de France, est rapidement devenu célèbre au Royaume-Uni.

- « Pourquoi la Grande Bretagne est elle à l’abri d’une dégradation et pas la France ?"
- "parce que la Grande-Bretagne a toujours sa propre monnaie alors que la France a effectivement adopté une monnaie étrangère."
http://zebuzzeo.blogspot.com/2011/12/la-france-finalement-fini-par-reali...

TRIPLE A

De quel droit , avec quelles finances fonctionnent elles , bingo , la CITY si chêre à CAMERON !!!!!!

bug ? mon oeil !

Comme en fin 2010, l'état français à des "bug de paiement" ou est il simplement sur le point de faire défaut ?
http://zebuzzeo.blogspot.com/2011/12/comme-en-fin-2010-letat-francais-de...

A force de vivre au dessus de

A force de vivre au dessus de ses moyens; si nous avions gardé notre fleuron industriel de Lorraine, par une forte aide de l'état,encouragés l'industrie des machines outils spécialisés:
agriculture leader l'Allemagne,l'Italie, Américains gros engins, ordinateurs et les autres fallait avoir le courage et la volonté

Note Fitch & Cie

Pendant combien de temps nous allons subir les appréciations de ces agences ultra capitalistes qui chahutent la planète. Sarkozy est un ultra libéral avec la perspective de retourner à la vie privée en 2012, c'est plus de 60% du peuple qui le désire, il aura tout le temps de méditer sur le système qui est train de détruire la vie de millions d'Êtres humains alors qu'il n'a jusqu'à maintenant offert que des solutions qui sont des fuites en avant sans lendemain!!

La France sous surveillance

Pourquoi il à fallut attendre toutes ces années pour baisser la note de certains pays d'Europe ?Depuis des années ,nous ,petits des peuples,voyons le train de vie ce ces pays là,les salaires exorbitants de ceux qui travaillent pour cette Europe ,de l'argent dépensé pour des résultats évasifs ,la Grèce était déficitaire avant de faire partie de la zone euro ,d'autres pays étaient limite ,et à cause d'une poignée de personne ce sont des pays entiers qui vont payer ,ce n'est pas absurde c'est du vol manifeste ,tout était bien huilé pour nous faire payer l'addition .

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