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Dernière modification : 16/12/2011

Himalaya, la vallée du Cannabis

Dans les vallées reculées de l'Himalaya, les trafiquants produisent l'un des hashish les plus purs au monde. Mais les autorités indiennes ont décidé de s'attaquer a cette culture illicite. En exclusivité, FRANCE 24 a pu accompagner les policiers lors de raids anti-drogue dans la région de Manali, au Nord de l’Inde.

Première surprise : dans la vallée de Parvati, non loin de la ville de Manali, le cannabis pousse partout, à l’état sauvage ou dans des champs cultivés. Dans certains villages, c’est une plante sacrée qui joue un rôle religieux. Elle n’est illégale en Inde que depuis 1985. L’ampleur des cultures, son ancrage dans la culture locale fait du travail de la police un travail de Sisyphe : plus la police va haut, plus les producteurs vont encore plus haut planter du cannabis…

Deuxième surprise : dans la vallée de Parvati, tout le monde consomme du cannabis - même certains policiers ! Au début, nous ne pouvions pas filmer ce genre de scènes, nous devions d’abord gagner la confiance de la police, du commissaire, des agents... Puis, en marchant de longues heures avec eux, en partageant leurs repas, leur fatigue, nous avons réussi à filmer un policier qui se roule une boulette de haschisch. Devant notre caméra ! Cette scène un peu comique est essentielle pour comprendre à quel point le cannabis fait partie de la culture locale.

La production de cannabis sur grande échelle a commencé dans les années 1970. À ce moment la, beaucoup d’étrangers, essentiellement des hippies, arrivent en Inde pour goûter aux paradis artificiels. Le cannabis était fumé depuis très longtemps dans les villages, mais c’est sous l’influence d’Occidentaux que le trafic prend de l’ampleur et acquiert une dimension internationale. Cette production modifie en profondeur l’économie des villages qui deviennent tributaires de cette culture illégale.

Aujourd’hui, les étrangers sont toujours dans la région de Manali : véritables trafiquants, anciens soixante-huitards qui n’ont pas décroché, " mules" qui avalent des boules de haschich pour les ramener en Europe par avion, jeunes touristes français, italiens... et puis surtout beaucoup d’Israéliens venus se détendre après leur service militaire de trois ans.

Nous n’avons pas toujours pu filmer les confessions des gens que nous rencontrions. Le tournage était compliqué. Hors caméra, certains trafiquants - indiens et étrangers - nous ont raconté comment ils produisent et transportent le cannabis en utilisant des "petites mains", des intermédiaires en général népalais. Ainsi, ils ne se font pas repérer. Les Népalais ne coûtent pas cher et n’ont pas besoin de visa pour travailler en Inde. Les régions de l’ouest du Népal, frontalières avec l’Inde, sont parmi les plus pauvres du pays. Aussi, à l’automne, beaucoup de Népalais viennent récolter, puis transporter le cannabis pour les Indiens.

À part avec la police, les gens que nous filmions ne savaient pas que nous étions des journalistes.

Pour que les producteurs et vendeurs acceptent de nous parler, il nous a fallu jouer les touristes un peu innocents, se filmer nous-mêmes, être exposé pendant de longues heures à de hautes de doses de cannabis... Faire comme s’il s’agissait d’un film de vacances. Prétendre avec les consommateurs étrangers que nous étions de simples touristes amateurs de fumette. Avec les vendeurs indiens, se présenter comme des acheteurs…

Nous avons finalement peu utilisé notre caméra cachée, beaucoup plus nos téléphones portables et une petite caméra sans micro qui ressemblait à un caméscope d’amateur. Parce que les gens que nous avons filmés ne savaient pas que nous étions des journalistes, pour leur éviter des problèmes et pour protéger nos sources, nous avons flouté la plupart des visages.

En Inde, même s’il y a une tolérance plus grande qu’en France sur le cannabis, le risque reste de dix ans de prison pour trafic de drogue.

Par Vikram SINGH , Constantin SIMON

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