Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

SUR LE NET

Instagram bloqué en Chine

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

En savoir plus

DÉBAT

Comment lutter contre l'organisation de l'État islamique?

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Hongkong, nouveau Tienanmen ?"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

De la Mecque à Broumov : le voyage du Bazin

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les profs manquent à l'appel"

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Censure chinoise sur Hong Kong

En savoir plus

FOCUS

Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

En savoir plus

REPORTERS

Vidéo : la Crimée à l’heure de la russification

En savoir plus

  • Vidéo : Dohuk, province du Kurdistan submergée par les déplacés irakiens

    En savoir plus

  • Hong Kong toujours bloquée, l'exécutif demande la fin des manifestations

    En savoir plus

  • Vidéo : les Kurdes de Turquie tentent de rallier Kobani, assiégée par l’EI

    En savoir plus

  • Présidentielle brésilienne : Dilma Rousseff, touchée mais pas coulée

    En savoir plus

  • Diane von Furstenberg : "J'ai vécu l'American dream"

    En savoir plus

  • Seulement 25 % de femmes au Sénat : à qui la faute ?

    En savoir plus

  • Référendum en Catalogne : la Cour constitutionnelle suspend le vote

    En savoir plus

  • Sharia4Belgium fait face à la justice pour recrutement de jihadistes

    En savoir plus

  • AIG : l'État américain sur le banc des accusés pour "sauvetage illégal"

    En savoir plus

  • Assassinat d'Hervé Gourdel : le point sur l'enquête en Algérie

    En savoir plus

  • Ligue des champions : le PSG s'attaque au Barça sans Zlatan

    En savoir plus

  • Charles Blé Goudé accusé de "certains des pires crimes" devant la CPI

    En savoir plus

  • La trêve violée en Ukraine : des militaires et des civils tués

    En savoir plus

  • Reportage : Le Caire mène la guerre à l'athéisme

    En savoir plus

  • Sénatoriales : le FN a séduit quatre fois plus de grands électeurs que prévu

    En savoir plus

EUROPE

Échanges peu cordiaux entre Paris et Londres sur le triple A

Texte par Dépêche

Dernière modification : 16/12/2011

Le Premier ministre français, François Fillon, s'est efforcé d'apaiser les tensions avec Londres après une série de remarques acerbes venues de Paris et interprétées outre-Manche comme une remise en cause de la bonne santé économique du Royaume-Uni.

REUTERS - Le Premier ministre François Fillon a appelé vendredi le vice-Premier ministre britannique, Nick Clegg, pour tenter d’apaiser le Royaume-Uni, irrité par les commentaires peu obligeants sur son économie venus de Paris.

Nick Clegg a déclaré après cet entretien que les récents propos de membres du gouvernement français sur l’économie britannique étaient "inacceptables" et a prié Paris de baisser le ton.

Le président de la Banque mondiale, Robert Zoellick, est entré vendredi dans le débat en se disant "très préoccupé" par les échanges récents entre Paris et Londres et en affirmant que la crise de la zone euro était "loin d’être résolue".

Les propos tenus jeudi à Sao Paulo par François Fillon ont été interprétés par la presse britannique comme un questionnement du "triple A", la meilleure possible, dont jouit la dette souveraine britannique.

"La crise n’est pas finie et il est probable que nous ayons encore à affronter des secousses", a notamment déclaré le chef du gouvernement français.

"Les marchés et les agences de notation ont leur logique. Ils sont, dans l’immédiat, dans l’instantané. Mais ce qui importe, ce n’est pas leur jugement d’un jour, c’est la trajectoire politiquement structurée et budgétairement rigoureuse que l’Europe, que la France ont décidé d’adopter", avait-il ajouté.

"Baisser le ton"

Le Premier ministre "ne voulait en aucun cas remettre en cause la notation du Royaume-Uni", déclare-t-on vendredi dans son entourage.

Ses propos concernaient davantage la politique des agences de notation et visaient à militer pour davantage de gouvernance de la zone euro, ajoute-t-on de même source.

Nick Clegg, chef de file des libéraux-démocrates britanniques, n’a pas tardé à réagir après sa conversation téléphonique avec François Fillon.

"Le vice-Premier ministre a accepté son explication mais a fait comprendre que les récentes remarques émanant de membres du gouvernement français au sujet de l’économie britannique étaient tout simplement inacceptables et que des mesures devaient être prises pour baisser le ton", lit-on dans un communiqué de ses services.

Le "triple A" de tous les pays de la zone euro qui en jouissent est placé sous surveillance par les agences de notation, qui ne menacent en rien la note maximale dont jouit la dette souveraine britannique.

La France a fait vendredi un pas de plus vers une dégradation de sa note quand l’agence de notation Fitch l’a placée sous surveillance négative.

Baroin met de l'huile sur le feu

Londres a sa propre monnaie et la Banque d’Angleterre peut, au contraire de la Banque centrale européenne actuellement, agir comme prêteur en dernier ressort, ce qui protège pour l’instant la Grande-Bretagne des foudres des agences de notation.

L’option diplomatique de Londres, qui a pris la décision de rester à l’écart du projet de traité européen sur la stabilité budgétaire négocié la semaine dernière à Bruxelles, alimente en outre les tensions avec les pays de la zone euro, et en particulier la France.

Le ministre français de l’Economie, François Baroin, n’a rien fait pour apaiser le climat entre les deux pays en estimant vendredi qu’il valait mieux être français que britannique dans la crise économique qui ébranle l’Europe.

Le ministre s’exprimait sur Europe 1 après une attaque en règle du gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, sur les agences de notation, auxquelles il a reproché de ne pas regarder les données fondamentales de l’économie, prenant l’exemple selon lui très noir du Royaume-Uni.

François Baroin s’est adressé implicitement au gouvernement de David Cameron.

"On n’a pas de leçons à donner, mais on n’a pas de leçons à recevoir. On en a reçu quelques-unes mais c’est vrai que la situation économique de la Grande-Bretagne, elle est aujourd’hui très préoccupante, et qu’on préfère être français que britannique en ce moment", a dit le ministre français.

Le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Jean-Pierre Jouyet, a estimé que les Britanniques reviendraient dans le jeu européen après "une erreur de négociation".

"Le Premier ministre britannique, ayant été mal conseillé lors de cette nuit à Bruxelles, s’est aperçu qu’il avait fait une erreur de négociation, donc les Britanniques reviennent dans le jeu", a-t-il estimé sur Europe 1.

"Ils vont, comme on le dit, s’asseoir à la table, ne pas avoir à voter, mais dans ces cas-là, on vote rarement. Donc, ça va être à 26 ou à 27, mais ce sera avec les Britanniques", a-t-il ajouté.
 

Première publication : 16/12/2011

  • CRISE DE LA DETTE

    La France devrait entrer en récession, selon l’Insee

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    Les députés européens fustigent l'"attitude égoïste" de la Grande-Bretagne

    En savoir plus

  • UNION EUROPÉENNE

    David Cameron s'isole en s'opposant frontalement à l'Union

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)