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Afrique

Place Tahrir, militaires et manifestants continuent de s'affronter

Vidéo par Pauline GODART

Texte par Dépêche

Dernière modification : 19/12/2011

La place Tahrir au Caire était de nouveau le théâtre d'affrontements dimanche entre manifestants et militaires. Les violences ont éclipsé la tenue des législatives. Depuis vendredi, 10 personnes sont mortes et des centaines ont été blessées.

Les islamistes rafleraient les trois-quarts des suffrages aux législatives en Égypte

Le parti Liberté et Justice (FJP), émanation politique des Frères musulmans, a obtenu environ 40% des voix lors de la deuxième phase des élections législatives en Egypte, a-t-on appris dimanche auprès du FJP.

Un porte-parole du parti salafiste Al Nour a dit avoir obtenu environ 35% des voix.

Lors de la première des trois phases, le FJP avait remporté environ 37% des suffrages au scrutin de liste et Al Nour environ 24%.

Le premier scrutin libre organisé depuis la chute, le 11 février, du président Hosni Moubarak, s'achèvera début janvier avec la troisième et dernière phase.

Selon la source du FJP, cette estimation se base sur les résultats obtenus après le décompte de onze des 15 circonscriptions électorales du pays où les sièges sont attribués au scrutin de liste.

La participation a été de 67%. (Reuters)

REUTERS - Les affrontements entre militaires et manifestants se poursuivaient dimanche sur la place Tahrir du Caire en plein processus électoral en Egypte, mettant en évidence la contestation croissante envers l'armée.

Ces incidents, dont l'origine fait l'objet d'hypothèses diverses, ont fait 10 morts et des centaines de blessés depuis vendredi.

L'armée a érigé des barrières dans les rues menant à la place Tahrir, épicentre du mouvement ayant poussé l'ex-président Hosni Moubarak à quitter le pouvoir le 11 février.

La place est à nouveau au coeur des violences alors que les manifestants exigent des militaires qu'ils tiennent leur promesse de remettre le pouvoir aux civils.

La télévision a diffusé des images de militaires chargeant les manifestants dans la nuit place Tahrir, après des jets de pierres et de cocktails Molotov la soirée précédente.

Les affrontements ont éclipsé la tenue des élections législatives étalées en plusieurs phases. Alors que certains Egyptiens restent révoltés par l'attitude de l'armée, d'autres
estiment qu'il vaudrait mieux se concentrer sur le scrutin que sur de nouvelles manifestations.

Les législatives, qui se déroulent en plusieurs phases, ont débuté le 28 novembre et les islamistes arrivent pour l'instant en tête. Dans la semaine précédant les premières opérations de vote, des violences ont déjà éclaté à travers le pays, faisant 42 morts.

"Chat et souris"

La deuxième phase du processus électoral s'est déroulée dans le calme mercredi et jeudi. Le second tour de scrutin dans les circonscriptions concernées par cette deuxième phase aura lieu les 21 et 22 décembre.

L'INSTITUT D'EGYPTE ET SES INESTIMABLES ARCHIVES DéTRUITS PAR LES FLAMMES

A deux pas de la place Tahrir, l'Institut d'Egypte fondé par Napoléon Bonaparte a été incendié, samedi, lors des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre, dans des circonstances non déterminées. D'inestimables archives et ouvrages historiques sont partis en fumée.

L'armée met en cause des cocktails Molotov lancés par les manifestants, mais cette version est contestée.

L'Institut, fondé en 1798, abritait quelque 200 000 ouvrages, certains rarissimes, relatifs notamment à l'histoire et à la géographie de l'Egypte.

Parmi ses pièces les plus précieuses, des volumes d'une édition originale de la monumentale Description de l'Egypte, somme des connaissances sur ce pays faite par les savants de l'expédition de Bonaparte, qui auraient été détruits, selon la presse égyptienne.

Le ministre de la Culture, Chaker Abdel Hamid, a qualifié l'incendie de "catastrophe pour la science".

Le Conseil suprême des forces armées doit rester au pouvoir après la fin, prévue en janvier, des législatives, mais a promis de remettre le pouvoir à un président démocratiquement élu avant le mois de juillet.

"Le conseil militaire doit s'en aller", s'exclamait un manifestant dénommé Mohamed, le crâne entouré de bandages après les heurts de la nuit.

Non loin, quelques dizaines de jeunes manifestants continuaient à lancer des pierres en direction de militaires abrités derrière des plaques de métal et des barbelés.

"C'est le jeu du chat et de la souris. L'armée lance des assauts, puis se retire", a commenté Mostafa Fahmy, un manifestant joint par téléphone peu avant l'aube.

Dix mois après le renversement d'Hosni Moubarak, les tensions persistent en Egypte. Une partie de la population soupçonne l'armée de profiter de son rôle à la tête du processus de transition pour tenter de conserver le pouvoir. D'autres savent gré aux militaires de chercher à maintenir le calme et l'ordre afin de permettre le bon déroulement des élections.

Le ministre de la Santé Fouad al Naouaoui a fait état de 10 morts et 441 blessés depuis vendredi. Les médias publics ont rapporté qu'au moins 200 personnes avaient été hospitalisées.

Parmi les morts figure Emad Effat, un responsable du Dar al Ifta, organe religieux chargé de lancer des fatwas. Sa veuve a déclaré à Reuters qu'il avait été tué par balles. "A bas le
régime militaire !", a scandé la foule lors de ses obsèques samedi.

Le Premier ministre intérimaire nommé par l'armée, Kamal al Ganzouri, a imputé la violence aux manifestants, qu'il a accusés d'avoir attaqué le siège du gouvernement et du Parlement.

"Je m'adresse à l'ensemble des forces et mouvements politiques pour leur dire que le sort de l'Egypte réside entre vos mains. Ce qui se passe aujourd'hui dans les rues n'est pas une révolution, mais plutôt une attaque dirigée contre la révolution", a-t-il souligné.

Première publication : 18/12/2011

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