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Asie - pacifique

Kim Jong-un, l’énigmatique héritier

©

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 28/12/2011

Inconnu jusqu’à peu, Kim Jong-un a été désigné pour succéder à son père, le dirigeant Kim Jong-il. Portrait du troisième fils du "Dirigeant bien-aimé", un personnage qui suscite des interrogations quant à sa légitimité.

Kim Jong-un est désormais le "chef exceptionnel de notre parti, de notre armée et de notre peuple", selon l'expression employée par l'agence officielle de presse KCNA. Mais qui est vraiment le troisième fils de Kim Jong-il, petit-fils de Kim Il-sung, père fondateur de la République populaire démocratique de Corée en 1953 ? Les informations restent rares.

Même son âge est difficile à définir, commente l’historien et spécialiste de la Corée du Nord, Pierre Rigoulot. "Il serait né en 1984 ou 1983", indique-t-il à FRANCE 24. Selon le "Time", les fiches des services sud-coréens décriraient un homme de taille moyenne : 1,75 m pour 90 kg.

Taillé pour le pouvoir

La seule photo connue de Kim Jong-un jusqu'à il y a deux ans.

Car peu d’images circulent sur le troisième fils de Kim Jong-il. Il y a encore deux ans, la seule photo connue de lui était un portrait noir et blanc d’un enfant âgé de 11 ans. Depuis septembre 2010 – date à laquelle il a été officieusement désigné pour succéder au dirigeant nord-coréen après une promotion au rang de général quatre étoiles et de vice-président de la commission de défense nationale –, l’agence de presse officielle du régime nord-coréen KCNA a diffusé de nouvelles images de Kim Jong-un, aujourd’hui âgé de 28 ou 29 ans. Il apparaît notamment dans une photo de groupe du Parti communiste assis à deux places de son père, mais aussi lors d’une parade militaire à Pyongyang. En mai 2011, le "jeune général" est photographié lors d’une visite officielle en Chine.

Pour le reste, les quelques éléments à son sujet proviennent des services secrets américains et sud-coréens. En surpoids, Kim Jong-un serait diabétique et souffrirait de plusieurs maladies suite à un grave accident de voiture. Il aurait suivi ses études en Suisse. Il parlerait l’anglais, l’allemand et le français et se serait passionné pour le basket-ball. Selon le magazine suisse, "L’Hebdo", il aurait été inscrit sous le nom de Pak Chol à l’International School of Berne (ISB), et était présenté comme le fils du chauffeur de l’ambassadeur de la Corée du Nord. "Il intervenait souvent pour séparer deux copains qui se battaient. Il avait beaucoup d’amis parmi les enfants de diplomates américains", se rappelle David Gatley, ancien directeur de l’établissement.

L’ancien chef cuisiner de Kim Jong-il, Kenji Fujimoto, a aussi sa petite idée sur le personnage. Dans son livre consacré à ses dix ans passés auprès du "Cher leader" ["I was Kim Jong-il's Cook", de Kenji Fujimoto], il décrit un adolescent taillé pour le pouvoir : "Il a été gâté physiquement par la nature, c’est un gros buveur et il n’admet jamais la défaite." Le portrait qu'il dresse des deux autres frères est moins flatteur. Kim Jong-chol, né en 1981, serait considéré comme trop efféminé par son père et l’aîné, Kim Jong-nam, né en 1971, trop immature et trop fêtard pour prendre le relais. Ce dernier aurait même suscité le courroux de Jong-un qui, d’après une enquête de "Libération", aurait tenté de l’éliminer en 2009 après une énième frasque.

Affirmer sa légitimité

Par ailleurs, la relation entre Jong-un et son père serait privilégiée à en croire "Le Figaro". Le "cher dirigeant" serait fou de son rejeton. Un népotisme qui serait, à l’origine, le fruit d’une ressemblance frappante entre le père et le fils. De son côté, sa mère, Ko Young-hee, une danseuse, aurait été le grand amour de Kim Jong-il. Fut-elle sa maîtresse ou sa femme officielle, les avis divergent. La propagande officielle la présente comme une "mère de la patrie", une façon d’affirmer la légitimité du jeune et inexpérimenté Kim Jong-un.

La conférence du parti communiste, le 30 septembre 2010.

Maintenant que la succession ne fait guère de doute, plusieurs interrogations subsistent sur sa légitimité. “La plupart des Nord-Coréens ne savent rien sur ses qualités de dirigeant, commente Andrew Salmon, spécialiste de la région basée en Corée du Sud sur FRANCE 24. Il est difficile de connaître son expérience et de savoir s’il dispose du soutien de l’armée.”

Au printemps dernier, Kim Jong-un a accompagné son père en voyage à Pékin, un des rares alliés de Pyongyang. Les spécialistes du régime communiste nord-coréen, l'un des plus fermés au monde, y ont vu confirmation de son investiture au poste d'héritier.

Pour les experts du régime de Pyongyang, il devrait rester dans le sillon militaire tracé par ses prédécesseurs, maintenant un contrôle serré sur l'une des armées aux effectifs les plus importants de la planète et un régime qui poursuit son programme nucléaire militaire.

Mais pour Michael Green, du Centre d'études stratégiques et internationales de Washington, interrogé par Reuters, "le plus grand danger à présent, c'est que Kim Jong-un ressente le besoin de démontrer sa légitimité par des essais nucléaires ou des provocations militaires".

Première publication : 19/12/2011

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