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Asie - pacifique

Kim Jong-un, digne fils de son père ou réformateur ?

Texte par Sarah LEDUC

Dernière modification : 20/12/2011

Kim Jong-un a été désigné pour succéder à Kim Jong-il à la tête de la Corée du Nord. À seulement 29 ans, il devra affronter la communauté internationale sur le dossier nucléaire et convaincre l'armée de le soutenir. Éclairage.

Pierre Rigoulot est historien et rédacteur en chef des Cahiers d'Histoire sociale consacrés à l'histoire du communisme, du socialisme et du syndicalisme. Il est notamment l'auteur de "Corée du Nord : l'Etat voyou" publié aux éditions Buchet Chastel en 2003. Il revient pour France 24 sur les défis qui attendent Kim Jung-un, le troisième fils et héritier du défunt Kim Jung-il.

Quelle est la légitimité de Kim Jung-un ?

Pierre Rigoulot : Kim Jung-un est un choix par défaut car Kim Jong-il n’était pas enchanté par sa progéniture. L’aîné s’est fait prendre avec un passeport dominicain mal imité alors qu’il se rendait à Disneyland à Tokyo, donc il n’était plus question de lui comme successeur. Kim Jong-il a ensuite décrété que son second fils était trop efféminé, donc pas apte au pouvoir. Ne restait plus que le dernier. Mais Kim Jung-un a été mis sur les rails du pouvoir il y a seulement un an, ce qui est peu pour asseoir son autorité. Kim Jung-il avait lui bénéficié d’une vingtaine d’années de "formation" par le grand-père Kim Il-sung qui l’avait mis aux manettes dès les années 1970. Par ailleurs Kim Jung-un est très jeune, 29 ans. Dans un pays d’Extrême-Orient, ça peut être un obstacle.

Selon vous, Kim Jung-un saura-t-il s'affirmer en tant que leader ?

P.R : Il est impossible de savoir si Kim Jung-un aura le soutien de l’armée ni celui de son oncle, Chang Song-taek. Celui-ci était dans les allées du pouvoir il y a quelques années, avant de se faire remercier et de se faire envoyer loin de la capitale pour méditer sur ses ambitions personnelles. Je le soupçonne d’être plus lié à la Chine que ne l’était Kim Jung-il. Il n’est pas impossible qu’il joue le rôle de régent avec Kim Jung-un. Mais ce pays est tellement fermé qu’il est difficile de savoir quels seront les différents scénarios. En résumé, la lutte pour le pouvoir se jouera soit entre le fils et l’armée ; soit entre le fils et l’oncle ; soit entre l’oncle et l’armée.

Kim Jung-un a-t-il les épaules d’un réformateur ?

P.R : On ne sait rien de lui. Si ce n’est qu’il a fait sa scolarité en Suisse et qu’il est revenu dans les pas de son père. Mais être éduqué en Occident ne suffit pas et ce n’est pas un gage d'ouverture. La preuve, les Khmers rouges ont fait leurs études à la Sorbonne, à Paris. Kim Jung-un n’a jamais manifesté d’opposition à son père - en même temps, on n’a jamais pu exprimer aucune opposition au pouvoir en Corée du Nord. A peine quelques grognements, quelques départs du pays, mais même la diaspora n’est pas si importante. C’est un régime parfaitement totalitaire.

Quels sont les dossiers prioritaires dont hérite Kim Jung-un ?

P.R : Tout d’abord, Kim Jung-un devra faire avec le grand marché proposé par l’Occident: renoncer au nucléaire militaire contre une aide internationale et permettre ainsi des réformes militaires et une ouverture au monde. Mais renoncer à cela, c’est affaiblir le pouvoir. Une concession qui n’a jamais été acceptée par ses prédécesseurs.

Kim Jung-un hérite également du dossier nucléaire en lui-même qui fait de la Corée du Nord une menace pour tous ses voisins. Le nucléaire maintient la Corée dans l’isolement, mais lui permet de garder une position de force, notamment avec le Pakistan, l’Iran, la Syrie avec qui il y a un échange de technologies et des ventes de produits interdits par l’ONU.

La question des relations avec la Chine reste également essentielle : les Chinois voudraient que des réformes économiques soient accomplies en Corée du Nord mais ne veulent pas que la dictature tombe. La Corée du Nord reste une zone tampon qui lui évite d’avoir un bloc nord et sud-Coréen pro-Occident juste à ses frontières et de jouer le rôle du "bon juge" dans la région.

La mort de Kim Jong-il - qui arrive peu après l’ouverture de négociations entre Pyongyang et Washington sur le nucléaire - risque-t-elle de redistribuer les cartes ?

P.R : Dans une période instable, on ne sait pas si la Corée du Nord va montrer les dents pour qu’on ne se mêle pas de ses affaires ou si le pouvoir va poursuivre dans le sens des négociations. Mais les inconnues étaient déjà très forte sous Kim Jong-il. Le père était connu comme un personnage fantasque à la vie dissolue mais il ne manquait pas d’intelligence politique. Lui et son père Kim Il-sung savaient parfaitement utiliser les faiblesses des Occidentaux et des Chinois pour asseoir leur puissance. Ils promettaient l’ouverture, en récoltaient les bénéfices et se fermaient à nouveau.

Première publication : 19/12/2011

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