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Moyen-orient

Cent personnes tuées en dépit de l'accord sur la venue d'observateurs

©

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par Dépêche

Dernière modification : 20/12/2011

Alors que lundi Damas a accepté la venue d'observateurs étrangers dans le pays - accord dénoncé par l'opposition comme une "manœuvre" du pouvoir -, 100 personnes, dont 60 à 70 déserteurs, ont péri au cours de cette même journée.

AFP - La Syrie a connu lundi une de ses journées les plus meurtrières, 100 personnes ayant été tuées dans les violences qui n'ont pas faibli en dépit de l'accord formel de Damas à la venue d'observateurs arabes, jugé par l'opposition comme une "manoeuvre" pour gagner du temps.

Entre 60 et 70 déserteurs de l'armée ont été tués en fin d'après-midi alors qu'ils tentaient de fuir leurs postes dans les localités de Kansafra et Kafr Awid, dans la province d'Idleb (nord-ouest), a annoncé lundi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Une centaine de morts en une journée



Les affrontements sanglants entre l'armée régulière et les déserteurs se sont multipliés ces dernières semaines, notamment à Idleb, Homs (centre) et Deraa (sud), hauts lieux de la contestation contre le régime de Bachar al-Assad réprimée dans le sang depuis plus de neuf mois.

L'OSDH avait fait état plus tôt de la mort de trois soldats de l'armée régulière dans des affrontements avec des déserteurs à Kansafra.

En outre, 40 civils ont été tués par les forces gouvernementales.

Treize personnes ont péri dans la province de Homs, 11 dans la province de Deraa, neuf dans la province d'Idleb, trois dans la province de Deir Ezzor et un tué sous la torture à Hama (centre), selon l'OSDH. A Damas, les forces de sécurité ont ouvert le feu sur des manifestants dans le quartier historique de Midane, tuant trois personnes, selon la même source.

Dans un communiqué, les Comités locaux de coordination (LCC, qui chapeautent les manifestations sur le terrain) ont annoncé que 937 civils, dont 60 enfants, ont été tués par les forces gouvernementales en un peu plus d'un mois.

Ces nouvelles violences surviennent alors que le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal al-Maqdad a signé au Caire un document autorisant la venue d'observateurs, dans le cadre d'un plan de sortie de crise mis au point par la Ligue arabe, que Damas avait déjà accepté "sans réserves" sans jamais pour autant l'appliquer.

A Damas, le chef de la diplomatie Walid Mouallem a assuré que les observateurs arabes étaient "les bienvenus" en Syrie, lors d'une conférence de presse.

Peine capitale pour ceux qui fournissent des armes aux "terroristes"

Le président syrien Bachar al-Assad a promulgué une loi condamnant à la peine de mort toute personne qui fournit des armes aux "terroristes", a indiqué mardi l'agence officielle Sana.

Cette loi présidentielle punit en outre de "15 ans de travaux forcés tous ceux qui font de la contrebande d'armes", et "de travaux forcés à perpétuité si la contrebande d'armes est effectuée à des fins commerciales ou pour commettre des actes terroristes", selon l'agence.

"La signature du protocole est le début d'une coopération entre nous et la Ligue arabe. Nous accueillerons avec satisfaction la délégation des observateurs", a-t-il poursuivi, ajoutant que "cet accord sera renouvelé dans un mois si les deux parties en sont d'accord".

Le secrétaire général de la Ligue Nabil al-Arabi a annoncé qu'une première délégation se rendrait en éclaireur à Damas sous trois jours. Elle sera "composée d'observateurs de la sécurité, du droit et de l'administration", a déclaré M. Arabi, précisant que des équipes incluant des experts des droits de l'Homme suivraient.

La France a réclamé aussitôt que les observateurs arabes puissent remplir leur mission "le plus rapidement possible sur le terrain".

L'administration américaine a elle douté lundi de la volonté réelle de la Syrie d'admettre des observateurs sur son sol, demandant à "voir des actes".

L'Iran, alliée de la Syrie, a annoncé soutenir la décision de Damas. "La position officielle de l'Iran sur la Syrie et le plan de la Ligue arabe, est que tout ce que Bachar al-Assad estime acceptable, nous l'approuvons et l'acceptons", a ainsi affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdolahian.

A Tunis, Burhan Ghalioun, chef du Conseil national syrien (CNS) qui regroupe la majorité des courants de l'opposition a estimé que les déclarations de M. Mouallem étaient une "manoeuvre pour couvrir l'échec du régime syrien".

Les observateurs pourront "accéder aux points chauds mais pas aux points militaires sensibles", a affirmé M. Mouallem, précisant que son pays n'avait accepté de signer le document que parce qu'il respectait sa "souveraineté". "Dans ce protocole, nous parlons de protéger les civils contre les groupes terroristes", a-t-il ajouté.

A New York, l'Assemblée générale de l'ONU a adopté une résolution condamnant la situation des droits de l'Homme en Syrie où les violences ont fait plus de 5.000 morts selon une estimation des Nations unies.

La résolution a été adoptée par une majorité de 133 pays pour, onze contre et 43 abstentions. L'ambassadeur syrien à l'ONU Bachar Jaafari a qualifié la résolution de complot "démoniaque" contre son pays.

Cette condamnation est adoptée alors que le Conseil de sécurité a entamé des négociations sur un projet de résolution proposé par la Russie qui se contente de condamner la violence en Syrie provenant des deux parties.

Les pays occidentaux du Conseil jugent ce projet de résolution déséquilibré car il met sur un même pied la violence causée par l'opposition et celle provenant des autorités syriennes.

"De nombreux pays dans le monde ne veulent pas reconnaître la présence de groupes terroristes armés en Syrie. Ils vont venir et ils vont voir qu'ils sont présents. Nous ne devons absolument pas avoir peur", avait affirmé plus tôt le ministre Mouallem.

"Il n'y a aucun changement dans la position russe. Il y a une coordination quotidienne avec les (dirigeants) russes. Ils ont conseillé à la Syrie de signer le protocole et nous l'avons fait", a d'autre part assuré M. Mouallem.

Paris a souligné que l'envoi d'observateurs "ne constitue que l'un des éléments" du plan de sortie de crise arabe qui prévoit aussi "l'arrêt de la répression, la libération de toutes les personnes emprisonnées à l'occasion des manifestations, le retour de l'armée dans les casernes et l'accès au territoire syrien des médias internationaux".
 

Première publication : 20/12/2011

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