- Aéronautique - France - Grèves
Le gouvernement envisage de substituer les forces de l'ordre aux grévistes des aéroports
Le gouvernement a durci le ton au sixième jour de grève des agents de sûreté aéroportuaire en prévenant que 400 policiers et gendarmes se tenaient prêts à se substituer au personnel gréviste, en cas d'échec des négociations.
REUTERS - Les agents de sécurité et le médiateur nommé par le gouvernement tentent ce mercredi de mettre fin à un mouvement social qui perturbe depuis six jours les aéroports français à l’approche des fêtes de fin d’année.
Quatre cents policiers et gendarmes se tiennent prêts à se substituer aux personnels grévistes en cas d’échec des négociations.
Une réunion a commencé dans la matinée à l’aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle entre un médiateur et les grévistes, qui demandent des hausses de salaire allant jusqu’à 200 euros par mois et l’amélioration de leurs conditions de travail.
Mais selon la CGT, la situation était toujours bloquée en fin de matinée. « Le patronat ne veut toujours pas discuter pour l’instant des salaires », a déclaré un prote-parole.
Selon Sud aérien, le président du syndicat des entreprises de sécurité aérienne n’est pas venu à la réunion. « Le gouvernement hausse le ton et utilise à nouveau la démagogique et misérable vieille ficelle des ‘passagers pris en otage’ pour menacer de remplacer les grévistes par des policiers », écrit Sud aérien dans un communiqué.
« Les négociations vont continuer ce matin. Mais si cette grève continuait, il est évident que le gouvernement prendra ses responsabilité pour que le trafic puisse s’écouler normalement », a déclaré Thierry Mariani, ministre chargé des Transports, sur France 2.
Lors du conseil des ministres, Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de prendre « toutes les mesures nécessaires » pour que les départs en vacances de fin d’année ne soient pas perturbés par la grève des employés de sécurité des aéroports, a indiqué la porte-parole du gouvernement Valérie Pécresse.
« Si cela devait se faire, ça se ferait dans la journée ou d’ici demain, parce que les grands départs ça commence à partir de demain et même de ce soir », a précisé la ministre de l’Ecologie et des Transports Nathalie Kosciusko-Morizet.
Dans la matinée, la situation était normale dans les deux aéroports parisiens, où aucune annulation de vol n’était prévue, a-t-on appris auprès de leur gestionnaire, Aéroports de Paris.
Tous les vols devaient également être assurés à Lyon.
Disant vouloir mettre fin aux désordres liés à des grèves à répétition lors des grands départs en vacances, le gouvernement a apporté son soutien à une proposition de loi dont l’examen est prévu le 24 janvier à l’Assemblée.
Les pilotes prêts à la grève
Le texte prévoit d’étendre au transport aérien le cadre prévu dans le transport ferroviaire. Les salariés qui souhaitent faire grève devraient ainsi le dire deux jours à l’avance afin de permettre à leurs employeurs de faire face aux pénuries de personnel.
Le recours éventuel aux forces de l’ordre a suscité de vives réactions. Les deux principaux syndicats de policiers ont appelé en vain le gouvernement à revenir sur sa décision.
« Les policiers n’ont pas vocation à devenir des briseurs de grève », a déclaré aux journalistes Nicolas Comte, secrétaire général du syndicat Unité SGP-police.
Force ouvrière dénonce une atteinte au droit de grève et rappelle son opposition à la proposition de loi déposée par le député Eric Diard.
« Cette proposition de loi doit être retirée sans délai car elle porte à la fois atteinte au droit de grève et vise aussi à discréditer l’action collective des salariés », déclare la centrale dans un communiqué.
Le Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), principal organisation de pilotes, va déposer un préavis de grève au début février pour exiger le retrait de la proposition de loi visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien.
« Il est intolérable que le gouvernement, pour masquer ses propres insuffisances, stigmatise, entre autres, notre population pilote en lui restreignant son légitime droit de grève », écrit le SNPL sur son site internet.
Deux syndicats d’hôtesses et de stewards devraient se joindre au mouvement.


























Commentaires (7)
greves
c'est malheureux de prendre les vacanciers pour responsables et les privés de pouvoir voyager et passer la féte en famille,avec le froid et les problémes financiers,la crise et pour tout le monde,les grévistes ils ont au moins l'avantages d'avoir un travail et le 13 mois? PRIVE ET PRENDRE POUR OTAGE LES VOYAGEURS PENDANT LES FETES NE PORTENT PAS BONHEURS!
grève dans les aéroports
le président français se lance dans un régime militaire (les gendarmes étant des militaire )
La grève
Il faudra bien finir par comprendre et appliquer en France l'équilibre respectueux à trouver et à mettre en oeuvre en matière de:
-droits et devoirs
-respect de toutes les libertés: celle de la grève autant que celle de se déplacer sans entrave pour vaquer à ses occupations ou partir légitimement en vacances......
Il y a du chemin à faire pour s'affranchir de la démagogie et du chant des "sirènes présidentiables"!!!!!!!
ah maintenant les agents de
ah maintenant les agents de securité n'ont pas le droit de faire la greve parce que ya la police qui peut faire leurs travail dans ce cas la ne cherchez plus le poste d'agent de securité la police le fera
Le gouvernement envisage
Faire grève est un acte qui ne concerne et, en conséquence, ne devrait impliquer, que les grévistes.
Le droit de grève ne devrait pas supprimer, celui de la liberté de travailler, tel le piquet de grève, ou celui de circuler, telle la prise d’otages des voyageurs.
De même, une grève de quelques personnes, tels les dockers, ou d’une Entreprise, ne devrait pas avoir pour effet de paralyser les autres activités, ou affecter l’économie d’une Région ou d’un pays.
Bon nombre vont rétorquer que cela revient à supprimer le droit de grève auquel les Français sont attachés. Il conviendrait que ces derniers réalisent qu’un droit ne devrait pas, au sein d’une société, avoir pour effet de supprimer d’autres droits.
Empêcher des concitoyens de travailler, de circuler, est une atteinte grave à la liberté individuelle, contraire à l’esprit de notre République.
Certes, ceux qui acceptent d’être empêchés, pensent, sans doute, faire preuve de solidarité.
Mais, réalisent-ils que les grévistes, en faisant fi de leur liberté, ne font, eux, aucunement preuve de solidarité à leur égard ?
Le droit de grève est issu de l’époque révolue de la lutte des classes qui se déroulait essentiellement sous la forme de l’affrontement.
Le temps est venu de développer la concertation, par une réglementation convenue et agréée par les employés et employeurs.
La grève résulte, à priori, d’une incompréhension aboutissant à une situation de crise et de confrontation, qui est, non seulement, propice à la violence et favorable au plus puissant, mais qui est généralement, aussi, néfaste à l’ensemble de la société.
C’est pourquoi, il serait sage, de trouver les moyens de mieux réglementer le recours à la grève, en veillant au respect des intérêts particuliers et de ceux de la Collectivité.
L’encadrement des conflits sociaux dans le transport aérien, l’imposition d’un service minimum … ne sont que des palliatifs inadaptés et des lois inopérantes, du fait de la possibilité de ne pas les appliquer. C’est ainsi que l'obligation pour les communes d'accueillir les élèves dans les établissements scolaires, les jours de grève, n’a pas été toujours tenue dans les faits.
Il faut réaliser qu’il est tentant d’user de l’impact du nombre pour imposer ses revendications.
Or, faire grève a pour origine un désir particulier, même si ce dernier est partagé par d’autres.
Pour améliorer le droit de grève, il convient donc de responsabiliser l’individu.
Comment ?
Une convention, agréée par l’employeur et l’employé (avec le concours des syndicats et comités d’entreprises), pourrait fixer les seuils et conditions qui permettraient de solliciter des revendications.
Pour une augmentation de salaires, par exemple, seraient prises en considération les possibilités financières de l’entreprise, l’augmentation du coût de la vie, les contraintes de la concurrence, … Après avoir trouvé un accord chiffré sur les seuils et conditions d’obtention, chaque partie serait tenue de les respecter.
Il n’y aurait, alors, possibilité de faire grève que si le non respect de cette convention s’avérait, ce qui engagerait la responsabilité individuelle du gréviste, comme de l’employeur.
Pour éviter tout malentendu :
- cette convention serait remise à tous les employés, qui ne pourraient la méconnaître,
- si nécessaire, un Organisme indépendant (Juges des Prud’Hommes) statuerait du non respect de la convention par l’une des parties, ce qui, dans ce cas, permettrait, non seulement, d’enclencher la grève, mais, mettrait, aussi, en situation de devoir réparer la partie irrespectueuse de la convention,
- réparations et sanctions seraient, elles aussi, précisées dans la Convention.
Cette convention éviterait nombre de grèves et sentiments de déconsidération ; elle développerait l’équité et le sens des responsabilités de chacun ; elle supprimerait bien des désagréments, aux salariés, Employeurs, et, au public, trop souvent pris en otage ; elle renforcerait le lien social au sein de l’entreprise et de la société ; elle supprimerait les grèves intempestives et serait salutaire à la bonne marche générale de l'économie ; elle freinerait, aussi, les grèves à caractère partisan.
Au lieu de vivre dans une société antagoniste, il serait sage, dans l’intérêt général surtout en ces temps difficiles, de développer la concertation, le sens des responsabilités, la lucidité de l’intérêt commun, le respect mutuel.
www.transrealisme.org
sècuritè dans les aèroports
Il devient urgent que l'état intervienne dans ce genre de conflit
qui oblige des familles peu fortunées à rester bloquées comme des animaux sans aide des compagnies souvent "à bas prix".
Ces grévistes qui réclament 200 euros n'ont-ils pas de scrupules à choisir les vacances scolaires et jours de fête pour bloquer la France et les étrangers qui veulent revoir leur famille?
C'est une honte pour les syndicats d'agir ainsi.
sècuritè dans les aèroports
Il devient urgent que l'état intervienne dans ce genre de conflit
qui oblige des familles peu fortunées à rester bloquées comme des animaux sans aide des compagnies souvent "à bas prix".
Ces grévistes qui réclament 200 euros n'ont-ils pas de scrupules à choisir les vacances scolaires et jours de fête pour bloquer la France et les étrangers qui veulent revoir leur famille?
C'est une honte pour les syndicats d'agir ainsi.
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