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FRANCE

Aéroports : les grévistes décideront samedi de la poursuite du mouvement

Dernière modification : 23/12/2011

Les agents de sécurité aéroportuaires se réuniront en assemblée générale samedi matin afin de décider de la suite de leur mouvement de grève. Ils examineront notamment une proposition du patronat d'augmenter les primes annuelles.

AFP - Pour mettre fin à la grève entamée le 16 décembre, l'organisation patronale des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa) a proposé vendredi une augmentation du montant de leur prime annuelle aux agents de sûreté, qui décideront par vote samedi matin de la suite du mouvement.

Malgré la pression en ce début du week-end de Noël, et une affluence très importante dans les aéroports parisiens, syndicats et employeurs se sont quittés sur un constat d'échec après une journée de négociations à Paris.

Pénalités

La ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a affirmé jeudi soir que l'aéroport de Paris allait infliger des "pénalités" aux entreprises de sécurité qui sont "sous pression" du fait de la grève des agents de sûreté.

"Les pénalités seront appliquées aux entreprises de sécurité. Les entreprises patronales sont donc bien sous pression du fait que les salariés sont grévistes", a déclaré la ministre sur la chaîne M6.

 

"Demain matin, nous allons rencontrer les collègues à Roissy. S'ils refusent ce que le patronat leur propose, la grève continuera", a déclaré Christine Hamiani, déléguée CGT de la Brink's, en soulignant que le mouvement était reconduit en attendant.

"La poursuite du mouvement sera décidée en assemblée générale samedi matin", a-t-elle précisé, à l'issue d'une réunion avec le Syndicat des entreprises de sûreté aérienne et aéroportuaire (Sesa, patronat). L'assemblée générale devrait démarrer vers 9h00 à Roissy.

Le patronat a proposé aux agents de porter à un mois de salaire le montant de la prime annuelle, sous certaines conditions, une proposition qui ne satisfait pas les syndicats.

Le Sesa, qui avait initialement proposé une prime de 300 euros puis de 500 euros, s'est également engagé à ce que la prime comporte une partie fixe garantie de 500 euros, selon Erik Biro, délégué de la fédération Unsa du secteur.

"Cet accord est soumis à signature jusqu'à samedi 10h00, dernière limite", a indiqué M. Biro.

Les agents touchant actuellement une prime d'un demi-mois de salaire, cette offre du patronat représenterait un gain d'un autre demi-mois de salaire, le salaire mensuel étant situé en moyenne entre 1.100 et 1.600 euros.

Depuis le début du conflit, les grévistes réclament notamment une augmentation de salaire mensuel de 200 euros brut ainsi que de meilleures conditions de travail.

Les entreprises d'agents de sûreté, qui emploient plus de 10.000 salariés, sont des prestataires des aéroports et de certaines compagnies aériennes, pour lesquels ils contrôlent les passagers. Cette mission de service public était assumée jusqu'en 1996 par la police.

Mettant en avant la proximité des fêtes de Noël et la sécurité, le gouvernement avait déployé des forces de l'ordre à Roissy pour remplacer les grévistes, alors que le conflit n'entraîne plus que des délais d'attente à l'embarquement. Syndicats et opposition ont crié à l'atteinte au droit de grève.

Toutefois, le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis), saisi en référé par la CFDT, a rejeté vendredi la requête du syndicat, qui estimait illégal le recours aux policiers. La juridiction administrative a considéré que cette mesure inédite dans les transports aériens ne constituait "pas une atteinte au droit de grève".

Le préfet de Seine-Saint-Denis Christian Lambert a indiqué vendredi avoir "donné toutes les instructions à la Police aux frontières (PAF) et à la Gendarmerie des transports aériens (GTA) de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que policiers et gendarmes s'organisent pour tenir le temps qu'il faudra".

La situation est redevenue normale aux terminaux 2E et 2F de l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, selon un communiqué d'ADP (Aéroports de Paris).

Samedi, ADP prévoit 82.000 passagers au départ de Roissy et 28.000 passagers au départ d'Orly.

A Lyon-Saint-Exupéry, tous les vols prévus au départ devaient être assurés, grâce à des renforts externes, selon la direction de l'aéroport, et le préavis de grève est maintenu à celui de Bâle-Mulhouse à partir de samedi à 00H00.
 

Première publication : 23/12/2011

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