Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Bien qu'ébranlée, la protestation citoyenne se poursuit à Hong Kong

En savoir plus

TECH 24

Oculus Rift : la vie des autres

En savoir plus

REPORTERS

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Djilali Benchabane, spécialiste du Moyen-Orient et du Golfe arabo-persique

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Jean-François Piège

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Le plan de relance de Juncker est-il crédible ?

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Sommet de la francophonie : Macky Sall "regrette" l'absence de Wade

En savoir plus

À L’AFFICHE !

David LaChapelle, de la mode à l'écologie, 30 ans de photographies

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Jacques Attali, président de PlaNet Finance

En savoir plus

FRANCE

Erdogan accuse la France de "génocide" en Algérie, Paris appelle Ankara à la "retenue"

Vidéo par Assia SHIHAB

Texte par Dépêche

Dernière modification : 24/12/2011

En réaction à l'adoption de la proposition de loi réprimant la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915, Ankara a encore haussé le ton vendredi en accusant la France d'avoir commis un "génocide" en Algérie.

AFP - Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a appelé vendredi la Turquie à faire preuve de "sang froid" et de "retenue" après les déclarations du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, regrettant des "déclarations sans doute excessives".

"Je pense que cette initiative n'était pas opportune, mais le Parlement a voté", a déclaré le chef de la diplomatie française depuis Bordeaux.

"J'avais appelé les autorités turques à ne pas sur-réagir au vote du Parlement. Je constate qu'il y a eu des déclarations sans doute excessives", a-t-il jugé.

"Il y a beaucoup de raisons de maintenir entre la France et la Turquie des relations de confiance et même d'amitié, j'ose le mot (...) donc j'appelle au sang-froid et à la retenue", a ajouté M. Juppé.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a accusé vendredi la France d'avoir commis un "génocide" en Algérie et le président français Nicolas Sarkozy de jouer sur "la haine du musulman et du Turc" à des fins électoralistes, en réaction au vote à l'Assemblée nationale française d'une proposition de loi pénalisant la négation des génocides, dont l'arménien.

Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères vendredi soir, la France estime "qu'elle assume avec lucidité et transparence son devoir de mémoire face aux tragédies qui ont marqué son histoire" et déplore "le recours à des formules excessives et à des attaques personnelles qui ne sont pas à la hauteur des enjeux ni de l'intérêt mutuel de nos relations".

La presse française avait évoqué ces derniers jours l'opposition de M. Juppé à une initiative poussée par le président Nicolas Sarkozy, mais le poids lourd du gouvernement ne s'était pas exprimé.

"Essayons maintenant de reprendre des relations apaisées. Ce sera difficile, j'en ai conscience, mais le temps fera son oeuvre", a ajouté M. Juppé.

Le président français a aussi demandé à la Turquie le respect des "convictions" de chacun.

Vers un gel des relations diplomatiques

"Je respecte les convictions de nos amis turcs, c'est un grand pays, une grande civilisation, ils doivent respecter les nôtres", a déclaré Nicolas Sarkozy à Prague, où il assistait aux obsèques de l'ancien président tchèque Vaclav Havel.

"La France ne donne de leçons à personne, mais la France n'entend pas en recevoir", a aussi déclaré M. Sarkozy.

M. Erdogan avait ordonné jeudi en représailles au vote de l'Assemblée la suspension des visites bilatérales, le rappel pour consultations de l'ambassadeur de Turquie en France et ajouté que "les exercices militaires communs avec la France et toutes les activités militaires avec ce pays avaient été annulés" pour protester contre l'adoption de ce texte.
 

Première publication : 23/12/2011

  • FRANCE

    Loi sur les génocides : Ankara gèle sa coopération militaire avec Paris

    En savoir plus

  • FRANCE

    Les députés votent le texte de loi pénalisant la négation des génocides

    En savoir plus

  • FRANCE

    Pénalisation du génocide arménien : "démagogie électoraliste" ou "avancée des droits de l’Homme" ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)