Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Le hip-hop fusion à la française

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

La Tunisie se prépare à voter

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Nouvelle tentative pour mettre fin au conflit entre Kiev et Moscou

En savoir plus

DEMAIN À LA UNE

Sommet européen sur l'emploi : la croissance à l'ordre du jour

En savoir plus

REPORTERS

L'héritage du président Mujica en Uruguay

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

La chasse au carbone

En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • L'armée suédoise traque un introuvable sous-marin russe

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

  • L’Algérie refuse de remplacer le Maroc pour l’organisation de la CAN-2015

    En savoir plus

  • François Hollande inaugure la Fondation Vuitton à Paris

    En savoir plus

  • Paris et Berlin s'entendent pour stimuler l'investissement en Europe

    En savoir plus

  • Vidéo : à Kobané, la colère des Kurdes contre la Turquie

    En savoir plus

  • Ebola : réunion de l'UE pour mieux lutter contre le virus

    En savoir plus

  • Kate et William attendent leur deuxième enfant pour avril

    En savoir plus

  • Quand l’EI ne veut plus que ses militants postent de selfies

    En savoir plus

  • La crainte s'empare des Iraniennes après des attaques à l'acide

    En savoir plus

  • Le gouvernement japonais fragilisé après la démission de deux ministres

    En savoir plus

  • À Hong Kong, l'exécutif accuse des "forces étrangères" d'être à la manœuvre

    En savoir plus

asie

L'AKP admet une possible bavure après un raid sur un village kurde

Vidéo par Florence VILLEMINOT

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/12/2011

Trente-cinq contrebandiers kurdes ont été tués mercredi soir lors d'un raid de l’aviation turque. Ankara admet une possible bavure. Selon un responsable du parti au pouvoir, l'armée les aurait confondus avec des séparatistes kurdes.

AFP - Trente-cinq villageois kurdes ont été tués mercredi soir à la frontière turco-irakienne lors de raids de l'aviation turque, et le parti au pouvoir à Ankara a admis une possible erreur, indiquant que les victimes étaient des trafiquants.

"Selon les premières informations que nous avons reçues, ces gens étaient des trafiquants et non des terroristes", c'est-à-dire des rebelles séparatistes avec lesquels ils ont été confondus, a déclaré devant la presse à Ankara Hüseyin Celik, vice-président du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

"Au nom de mon parti, je souhaite exprimer notre consternation, notre tristesse pour la mort de 35 de nos citoyens", a-t-il dit.

"S'il y a une erreur, une bavure, soyez rassurés, l'affaire ne sera pas enterrée. La Turquie est un Etat de droit", a dit M. Celik, indiquant croire, d'après les premiers éléments de l'enquête, qu'il semblait s'agir d'"un accident d'opération" militaire.

Le gouvernement ne s'est pas exprimé sur l'incident.

Selon les autorités locales, les victimes, la plupart des jeunes, se livraient avec des mules et des ânes à une contrebande de cigarettes entre l'Irak et la Turquie, pays voisins, a souligné ce responsable, appelant l'opinion publique à attendre les conclusions d'une enquête administrative et judiciaire menée sur cet incident.

Toutefois, l'armée a annoncé que son opération visait des séparatistes kurdes qui tentaient de s'infiltrer en Turquie.

Il s'agit de l'incident le plus grave de ces dernières années impliquant des civils dans le conflit kurde en Turquie.

Selahattin Demirtas, chef du BDP (Parti pour la paix et la démocratie), principale formation pro-kurde de Turquie, a dénoncé un "massacre", assurant que l'ensemble des victimes étaient des civils.

Le BDP a organisé une manifestation qui a réuni plus de 2.000 personnes sur la place centrale de Taksim (partie européenne) à Istanbul pour protester contre le raid de l'armée. Ce rassemblement a dégénéré en heurts avec les forces de l'ordre.

Les manifestants, dont certains portaient des photos des cadavres de victimes du raid aérien, ont scandé des slogans favorables au PKK et à son chef emprisonné, Abdullah Öcalan. La manifestation s'est achevée en heurts entre jeunes Kurdes et policiers.

L'armée turque a annoncé que les bombardements avaient visé des rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK, interdit).

"La zone où se sont produits les faits est celle de Sinat-Haftanin, située dans le nord de l'Irak, qui n'abrite pas de population civile et où se trouvent des bases de l'organisation terroriste", le PKK, a indiqué l'état-major dans un communiqué en ligne.

Les avions turcs ont pilonné cette zone après que des drones eurent signalé "un mouvement vers notre frontière", précise l'armée.

Les médias et des élus kurdes avaient auparavant parlé d'une bavure militaire qui a confondu des contrebandiers, originaires d'un hameau du district d'Uludere, avec des séparatistes kurdes.

Une vingtaine de corps ont été recensés dans le village d'Ortasu, proche de la frontière avec l'Irak.

La télévision locale a diffusé des images montrant des cadavres recouverts de couvertures et allongés à même le sol sur une colline enneigée tandis que des gens se massaient autour d'eux en criant et en pleurant.

Un porte-parole du PKK en Irak, Ahmet Deniz, a affirmé que les victimes étaient des trafiquants et que "le gouvernement turc était au courant" de leurs agissements.

"Notre parti n'a pas de base dans cette zone", a-t-il dit à l'AFP avant de condamner "un massacre" visant selon lui le peuple kurde.

L'armée turque, qui bombarde régulièrement les repaires du PKK dans le Kurdistan irakien, fait face depuis l'été à une flambée de violence des rebelles qui utilisent leur bases arrières en Irak pour lancer des attaques contre des objectifs en territoire turc, près de la frontière.

Le PKK, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris les armes en 1984 et le conflit a fait au moins

Première publication : 29/12/2011

  • TURQUIE

    Raid aérien meurtrier de l'armée turque contre un village kurde

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Ankara aurait-il des arrière-pensées kurdes en haussant le ton contre la Syrie ?

    En savoir plus

  • TURQUIE - KURDISTAN

    L'activité économique entre Ankara et le Kurdistan irakien est florissante

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)