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EUROPE

En plein scandale de corruption, le roi Juan Carlos publie ses comptes

Vidéo par France 2

Dernière modification : 29/12/2011

Alors que le gendre du roi Juan Carlos est suspecté de corruption, la Maison royale a décidé de publier ses comptes. En 2011, le roi a perçu un salaire brut de 292 752 euros sur les 8,434 millions versés par le gouvernement à la famille royale.

AFP - La Maison royale a publié ses comptes mercredi, pour la première fois depuis l'avènement de la démocratie en Espagne, un geste de transparence du populaire roi Juan Carlos, en plein scandale de corruption présumée qui éclabousse son gendre Inaki Urdangarin.
              
Sur les 8,434 millions d'euros versés par le gouvernement espagnol à la famille royale en 2011, le roi a perçu un salaire brut de 292.752 euros annuels, a indiqué la Maison Royale sur son site www.casareal.com.
              
La moitié environ pour les frais de représentation et l'autre en salaire direct. Son fils Felipe a lui reçu 146.375,50 euros par an, avec une répartition similaire.
              
La reine, l'épouse de Felipe, Letizia, et les infantes Elena et Cristina reçoivent uniquement des "frais de représentation", d'un montant global maximum de 375.000 euros en 2011 et tous sont assujettis aux impôts.
              
Tous les salaires de la famille royale ont subi une baisse de 15% en 2010, puis ont été gelés cette année à l'instar des salaires des hauts fonctionnaires dans le cadre de ses mesures d'austérité, a souligné auprès de l'AFP un responsable de la communication de la Maison royale.
              
Si le montant global du budget alloué chaque année au roi, âgé de 73 ans, était connu, sa répartition n'avait encore jamais été publiée.
              
"Le roi n'a pas pas l'obligation, par la Constitution, de publier ses comptes. Mais c'est un geste de transparence forcé par la critique, la pression médiatique et politique et des blogs sur internet qui soupçonnent son gendre", résume Pilar Urbano, l'un des auteurs qui a le plus écrit sur la famille royale.
              
"Même si les critiques et les suspicions ne visent pas le roi ni le budget de la Maison royale mais davantage les activités de son gendre, il se sent moralement dans l'obligation de faire un geste de transparence. C'est symbolique", ajoute-t-elle.
              
La décision de publier le salaire du roi a d'ailleurs été annoncée le 12 décembre, en même temps que celle d'écarter Inaki Urdangarin des apparitions officielles de la famille royale.
              
L'affaire a pris une tournure très embarrassante pour le roi Juan Carlos, un homme très respecté pour avoir mené l'Espagne vers la démocratie après la mort de Francisco Franco en 1975, qui cultive la discrétion et n'a jamais été touché de si près par une affaire de ce type.
              
Il a regretté mardi que la presse "personnalise" ses propos tenus lors de son traditionnel discours de Noël où il avait rappelé que la justice devait être "la même pour tous". Les médias, qui enchaînent les révélations sur ce scandale inédit, y avaient immédiatement vu une référence directe à son gendre.
              
Inaki Urdangarin, ancien champion de handball de 43 ans marié à l'infante Cristina, la plus jeune des filles du roi Juan Carlos et de la reine Sofia, est cité dans une enquête pour corruption impliquant l'Institut Noos, une société de mécénat qu'il a présidée entre 2004 et 2006.
              
L'enquête porte sur 2,3 millions d'euros encaissés par la société pour l'organisation du Forum Illes Balears, un congrès sur le tourisme et le sport qui s'est tenu en 2005 et 2006. Diego Torres, alors associé de M. Urdangarin, a déjà été inculpé dans cette affaire. Inaki Urdangarin devrait être entendu sous peu par le juge chargé du dossier, selon des médias.
              
Sommé par le roi dès 2006 d'abandonner la présidence de Noos, le duc de Palma a accepté un poste chez Telefonica qui l'avait ensuite muté à Washington en 2009, où il demeure encore avec sa famille.
              
"Le premier cordon sanitaire ou parefeu qu'a installé le roi a été de le mettre à l'écart de la Maison royale", analyse Pilar Urbano.
              
Car les révélations ont déjà en partie écorné l'image de la famille royale: 13% des Espagnols assurent que leur opinion de la Couronne "a empiré" ces derniers temps, même si huit Espagnols sur dix (81,3%) soulignent encore le "rôle fondamental" du roi Juan Carlos, selon des sondages publiés récemment.
             
 

Première publication : 29/12/2011

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