Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

James Foley : la victime d'une profession exploitée à ses risques et périls

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

James Foley : "sur la piste de l'égorgeur"

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Dette argentine : la réplique de la justice américaine

En savoir plus

DÉBAT

UE - États-Unis - Russie : le double-jeu des sanctions

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Saint-Louis : la mort en 15 secondes

En savoir plus

DÉBAT

Irak : comment lutter contre l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile boycotte la vidéo de l'exécution de James Foley

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Nos étoiles contraires", sortez vos mouchoirs !

En savoir plus

FOCUS

La bataille du salaire minimum aux États-Unis

En savoir plus

  • Le "convoi humanitaire" russe est passé en territoire ukrainien

    En savoir plus

  • RD Congo : interrogations après des décès dus à une fièvre hémorragique

    En savoir plus

  • Mélenchon prend du recul mais ne quitte pas la vie politique

    En savoir plus

  • 22 août 1914 : le jour le plus meurtrier de l'histoire de France

    En savoir plus

  • Selon le Pentagone, neutraliser l'EI passe par une intervention en Syrie

    En savoir plus

  • Duel Manaudou-Gilot sur 100 m, point d’orgue de l'Euro-2014 des Bleus

    En savoir plus

  • Vol MH17 : les victimes malaisiennes rapatriées à Kuala Lumpur

    En savoir plus

  • Mohamed Deif, plus que jamais ennemi juré d'Israël

    En savoir plus

  • Ebola : les deux Américains traités au sérum ZMapp sont guéris

    En savoir plus

  • Sans surprise, Erdogan choisit Davutoglu au poste de Premier ministre turc

    En savoir plus

  • Ligue 1 : Brandao suspendu provisoirement après son coup de tête

    En savoir plus

  • Riposte contre l’EI en Irak : "On assiste à un jeu très cynique"

    En savoir plus

  • Ebola : "Moi, je refuse de faire un vol vers Conakry"

    En savoir plus

  • La Tunisie et l'Égypte ferment leurs frontières aériennes avec la Libye

    En savoir plus

  • À Bangui, plusieurs centaines de manifestants réclament le départ des soldats français

    En savoir plus

EUROPE

Le Premier ministre turc regrette la mort des 35 contrebandiers kurdes

Vidéo par Jérôme BASTION

Texte par Dépêche

Dernière modification : 30/12/2011

Recep Tayyip Erdogan a déclaré regretter cet incident et présenté ses condoléances aux proches des victimes tuées lors d'un raid aérien. Cette bavure a provoqué une vague de protestations des milieux pro-kurdes qui ont crié au "massacre".

AFP - La bavure militaire qui a coûté la vie à 35 jeunes contrebandiers kurdes à la frontière turco-irakienne met le gouvernement islamo-conservateur turc, qui n'a pas de solution pour le conflit kurde, dans l'embarras.

L'incident s'est produit mercredi soir en territoire irakien lorsque des chasseurs F-16 turcs ont confondu des trafiquants de cigarettes et de carburant, âgés de 16 à 20 ans, avec des séparatistes kurdes qui empruntent le même chemin pour s'infilter en Turquie depuis leurs bases du Kurdistan irakien.

Mais il a fallu attendre vendredi pour entendre les premières réactions du gouvernement.

Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a déclaré regretter cet incident, présentant ses condoléances aux proches des victimes.

"Le résultat est malheureusement malencontreux et affligeant", a dit M. Erdogan, chef du gouvernement du Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), sa première réaction à ce qui est qualifiée de "grave erreur" par la presse.

Le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu s'est contenté d'assurer que "la Turquie mène une lutte antiterroriste dans le cadre des principes de l'Etat de droit", évoquant une "exception".

Un dirigeant de l'AKP, Hüseyin Celik, avait exprimé jeudi soir la consternation de sa formation et admis un "accident opérationnel".

L'affaire a fait couler beaucoup d'encre vendredi dans la presse et Kemal Kiliçdaroglu, le chef du principal parti d'opposition pro-laïque CHP, a appelé le gouvernement à "se manifester d'urgence" et les responsables à démissionner.

"Le gouvernement est toujours prêt à se vanter notamment pour les succès économiques, on se demande pourquoi personne ne s'est excusé au nom du gouvernement", s'interrogeait Fikret Bila, un chroniqueur du journal Milliyet, sur la chaîne CNN-Türk.



"L'Etat a bombardé son peuple", tempêtait le journal libéral Taraf.

Cette bavure inédite a provoqué une vague de protestations des milieux pro-kurdes qui ont crié au "massacre".

L'incident risque de dégrader l'atmosphère déjà détestable entouranht le conflit kurde, qui perdure, sans aucune solution en vue, depuis que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a pris les armes en 1984 pour l'indépendance puis l'autonomie du sud-est turc, peuplé en majorité de Kurdes.

45.000 morts sont à recenser depuis.

Les appels à manifester et celui du PKK au "soulèvement" pour protester contre ce carnage rajoutent aux tensions déjà fortes entres les Kurdes et le gouvernement et pourrait accentuer les violences qui ont repris en été entre séparatistes et forces de sécurité.

"Le gouvernement ne peut pas, ne doit pas faire enterrer cette affaire", souligne Rusen Cakir, spécialiste du dossier kurde, dans le journal Vatan, affirmant que dans le cas contraire le PKK pourrait intensifier ses attaques.

M. Erdogan, dont le parti est au pouvoir depuis 2002, a mis en oeuvre d'importantes réformes démocratiques en faveur des Kurdes (15 millions sur une population de 73 millions).

Mais, cédant à l'opinon publique, il a choisi la ligne dure dans le conflit après la mort de plusieurs dizaines de soldats dans des attaques durant la période estivale.

La question kurde reste une épine dans le pied du gouvernement d'Ankara qui a fait de la Turquie la 17e économie mondiale et un acteur régional incontournable.

En parallèle aux opérations de l'armée en Turquie et dans le nord de l'Irak contre les bases arrière du PKK, une offensive judiciaire sur les ramifications politiques du PKK s'est soldée par l'arrestation de centaines de personnes (militants, élus, intellectuels et journalistes) accusées de collusion avec la rébellion.

Première publication : 30/12/2011

  • TURQUIE

    Raid aérien de l'armée turque : les rebelles kurdes appellent au "soulèvement"

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Raid aérien meurtrier de l'armée turque contre un village kurde

    En savoir plus

  • TURQUIE

    Vingt-quatre soldats tués lors d'attaques de rebelles kurdes

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)