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EUROPE

Vingt cas de cancers déclarés chez des porteuses d'implants PIP

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/12/2011

Vingt cas de cancers ont été signalés chez des femmes porteuses de prothèses mammaires PIP, selon le dernier bilan de l'Afssaps. L'agence précise néanmoins que le lien de cause à effet entre les cancers et le port d'implants n'a pas été établi.

AFP - Vingt cas de cancers ont été déclarés à l'Agence des produits de santé chez des femmes porteuses de prothèses mammaires fabriquées par la société PIP qui a également commercialisé plusieurs dizaines de milliers de ces implants à l'étranger, directement ou via des intermédiaires.
              
Selon ce nouveau bilan arrêté au 28 décembre, a informé vendredi l'Agence des produits de santé (Afssaps), on dénombre 3 cas de lymphome, dont un lymphome du sein (décédé) extrêmement rare, 15 cas d’adénocarcinome mammaire (forme la plus fréquente du cancer du sein, NDLR), un cas d’adénocarcinome du poumon, ainsi qu'une leucémie.
              
"Aucune imputabilité n’a été établie à ce jour entre ces cas de cancer et le port des implants PIP" frauduleux, précise l'agence.
              
Avec ou sans prothèse, le cancer du sein est fréquent comme l'a rappelé le cancérologue et patron de l'Afssaps, Dominique Maraninchi: "une femme sur dix a, a eu ou aura un cancer du sein".
              
D'ailleurs, selon un communiqué de l'Afssaps publié vendredi soir, le nombre de cancers du sein rapporté à ce jour chez les femmes porteuses de prothèses PIP "reste inférieur au taux observé dans la population générale".
              
La brusque augmentation des signalements depuis le 14 décembre (8 cas) provient notamment de la "transmission groupée" de dossiers via une association de patientes, présentes lors de la première réunion de "comité de suivi" des prothèses PIP organisée au ministère de la Santé à cette même date.
              
Toujours selon ce nouveau bilan, 1.143 ruptures d'implants ont été rapportées à l'agence ainsi que 495 cas de réactions inflammatoires.
              
Au cours des 672 retraits préventifs de prothèses rapportés à l'Afssaps, 23 ruptures ont été découvertes lors de l'explantation ainsi que 14 cas de "perspiration" du gel.
              
Environ 30.000 femmes ont reçu en France des implants de la société varoise Poly Implant Prothèse (PIP) qui a utilisé frauduleusement un gel de silicone non autorisé, au pouvoir irritant.
              
Ces prothèses étaient également vendues à l'étranger, parfois sous une autre marque comme les M-Implants diffusés par la société Rofil, basée aux Pays-Bas. Entre 400.000 et 500.000 femmes seraient concernées dans le monde.
              
Rofil, qui a également fait faillite, a diffusé ses implants entre autres aux Pays-Bas et en Colombie, mais, selon l'Afssaps, elle n'était pas présente sur le marché français.
              
Avant sa liquidation en mars 2010, l'exportation dans plus de 65 pays représentait environ 84% de l'activité de PIP, qui produisait environ 100.000 prothèses par an.
              
Parmi ses marchés de prédilection, figuraient l'Europe de l'Ouest ((27 à 28% des ventes), dont le Royaume-Uni (42.000 porteuses et 311 implants défectueux), et l'Amérique du sud avec plus de 58% des ventes en 2007 (50% en 2009).
              
Au Brésil, 24.534 implants PIP ont été commercialisés, selon l'agence sanitaire du pays Anvisa, et 15.000 en Colombie.
              
Le fondateur de PIP, Jean-Claude Mas, 72 ans, est visé en France par deux enquêtes judiciaires "pour tromperie aggravée" et "homicide involontaire".
              
L'entrepreneur n'aurait pas pour autant renoncé à ses activités : selon Nice-Matin, il apparaîtrait comme "consultant" dans l'organigramme d'une nouvelle société, France Implant Technologie (FIT), créée par ses enfants en juin dernier en France.
              
Selon son "business plan", cette société prévoit de fabriquer des prothèses mammaires grâce à "30 ans d'expérience en matière de qualité, recherche et développement". FIT aurait pour "objectif de se déployer sur le marché européen, sud-américain et chinois".
              
Contactée par l'AFP, l'Afssaps a dit ne pas connaître la société.
              
Plus de 2.500 plaintes ont été déposées à Marseille dans l'affaire. 

Première publication : 31/12/2011

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