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FRANCE

Dans ses vœux aux Français, Sarkozy exclut un plan de rigueur en 2012

Vidéo par FRANCE 24

Texte par Dépêche

Dernière modification : 31/12/2011

Samedi 31 décembre, Nicolas Sarkozy a présenté ses vœux aux Français pour la dernière fois de son mandat. Le chef de l'État, qui a exclu un nouveau plan de rigueur en 2012, a consacré la majeure partie de son intervention à la crise de la zone euro.

AFP - Nicolas Sarkozy a exclu un nouveau plan de rigueur pour faire face à la crise, après les deux déjà mis en oeuvre par le gouvernement, samedi soir lors de ses traditionnels voeux aux Français à l'occasion du Nouvel an, retransmis à télévision.

"Le problème posé n'est pas celui d'un nouveau train de réduction des dépenses pour l'année qui vient. Ce qui devait être fait a été fait par le gouvernement", a affirmé le président, ajoutant que "maintenant, il nous faut travailler en priorité pour la croissance, pour la compétitivité, pour la réindustrialisation qui seules, nous permettront de créer des emplois et du pouvoir d'achat".

"Trois sujets me paraissent dominer les autres", a-t-il affirmé.

Le premier concerne le chômage, au plus haut depuis douze ans, avec 2,8 millions de personne sans emploi.

"Ceux qui ont perdu leur emploi doivent être l'objet de toute notre attention. Nous devons changer notre regard sur le chômage. Faire en sorte que la formation des chômeurs devienne la priorité absolue, afin que chacun puisse se reconstruire un avenir", a-t-il assuré. "Former et pas seulement indemniser, tel doit être notre but", a-t-il ajouté.

Deuxième sujet: "celui du financement de notre protection sociale qui ne peut plus reposer principalement sur le travail, si facilement délocalisable. Il faut alléger la pression sur le travail et faire contribuer financièrement les importations qui font concurrence à nos produits avec de la main d'oeuvre à bon marché (...) J'écouterai les propositions des partenaires sociaux puis nous déciderons", a-t-il dit.

Enfin, le troisième sujet concerne les "dérèglements de la finance". "Il faut faire participer la finance à la réparation des dégâts qu'elle a provoqués. C'est une question d'efficacité. C'est une question de justice. C'est une question de morale. La taxe sur les transactions financières doit être mise en oeuvre", a-t-il réaffirmé.

Première publication : 31/12/2011

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