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- Libye - Nicolas Sarkozy - Syrie
Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture
Dans cette édition de Politique, Roselyne Febvre et Gaulthier Rybinski interrogent Bruno Le Maire sur les questions d'actualité internationale notamment la Tunise, la Libye, la Syrie... Soumaya Benaïssa, dans sa chronique livre et thématique, s'intéresse cette semaine à la violence politique.
Roselyne FEBVRE.- Retour à la politique avec, sur le plateau, Bruno Le Maire, ministre de l'Agriculture. On va parler de politique étrangère. La France dans le monde. C'est avec Gauthier RYBINSKI.
Roselyne FEBVRE.- Bonjour Gautier.
Gautier RYBINSKI.- Bonjour Roselyne.
Roselyne FEBVRE.- Merci de nous rejoindre. Donc Bruno Le Maire, je le disais dans cette première partie de l'émission, vous êtes germanophile, germanophone. Vous parlez très bien la langue. Vous avez fait un passage assez rapide aux Affaires européennes mais vous avez eu le temps de recoller un peu les morceaux entre Angela Merkel et Nicolas Sarkozy au moment où le courant ne passait pas complètement.
Aujourd'hui, qu'est-ce que vous pensez ? On dit que l'Europe est germanocentrée et on a trouvé ce barbarisme : Merkozy. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
Bruno LE MAIRE.- En temps de crise, ce que je constate, c'est que les seules solutions qui viennent en Europe viennent du couple Sarkozy / Merkel. Il n'y a pas d'autres solutions. On peut regarder un peu partout mais, dans la rapidité...
Roselyne FEBVRE.- Le classique moteur franco-allemand !
Bruno LE MAIRE.- ... des réactions que nous devons avoir face à la crise financière, face à la crise économique, ce sont les propositions de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel qui donnent le tempo politique à l'Union européenne.
La deuxième conviction dont je voudrais faire part, c'est que, à l'avenir, dès qu'on sera sortis de cette crise, que cette crise prendra fin, je l'espère le plus rapidement possible, il faudra que nous réfléchissions à ce que doit être l'Europe demain. Il est évident que l'Europe ne sortira pas la même de la crise économique et financière que nous avons connue.
Gautier RYBINSKI.- M. Le Maire, justement, je parle au germanophone, au germanophile que vous êtes. Vous disiez à l'instant : « Il faut qu'on réfléchisse à l'Europe et à ce qu'elle va être. » Ce n'est pas la première fois qu'on entend ce genre de discours. Aujourd'hui, au moment où les Allemands semblent se convertir de plus en plus à une idée fédéraliste, est-ce que vous pensez qu'en France cette option est politiquement défendable et payable ?
Bruno LE MAIRE.- Moi, je pense que cette option, elle est politiquement défendable, et Alain Juppé l'a défendue à plusieurs reprises, si on commence par le bon bout. Et je pense que le bon bout, c'est d'abord ce que nous voulons faire avec l'Europe, les principes sur lesquels nous la faisons reposer, les politiques que nous défendons. Et ensuite seulement, dans un deuxième temps, les institutions.
Je pense qu'on a eu tort pendant des années et des années de systématiquement parler institutions avant de parler politique. Moi, je propose qu'on parle d'abord politique. Politique de la concurrence, par exemple. Est-ce que nous voulons continuer avec un principe de concurrence absolue partout en Europe ou est-ce que nous voulons au contraire favoriser la défense de la production, de l'emploi en constituant des grands groupes industriels solides capables de résister à la concurrence chinoise, brésilienne ou américaine ?
Le deuxième sujet sur lequel nous pouvons nous interroger est la réciprocité en matière de commerce international. Est-ce que nous voulons continuer à faire preuve de naïveté ou au contraire mieux défendre nos intérêts économiques en demandant la stricte réciprocité par rapport à nos concurrents internationaux ? Nous demandons à nos producteurs agricoles, par exemple, de respecter des règles, des normes très strictes. Eh bien il faut que le principe de réciprocité s'applique strictement.
Je pourrais donner un troisième exemple, celui du gouvernement économique sur lequel le président de la République se bat depuis maintenant plusieurs mois. Est-ce que nous voulons mettre en place un gouvernement économique à 17 pour avoir des politiques économiques un peu mieux coordonnées ?
Mais parlons d'abord de politique et après seulement d'institutions, de fédéralisme, qui sont des sujets à mon sens plus lointains.
Roselyne FEBVRE.- Oui mais l'erreur, elle vient du politique justement.
Bruno LE MAIRE.- Oui. L'erreur, elle vient de ce que les citoyens européens...
Roselyne FEBVRE.- On voit la puissance des politiques aujourd'hui. La preuve : on met des technocrates à des...
Bruno LE MAIRE.- Oui, c'est un vrai sujet et un vrai problème. Je crois que nous devons partir des politiques pour arriver aux institutions qui permettront de défendre ces politiques plutôt que de systématiquement parler institutions et de venir ensuite seulement en politique. Intéressons-nous d'abord aux citoyens européens. Mettons les citoyens européens au cœur de nos préoccupations.
Qu'est-ce qu'ils attendent ? Ils attendent de l'emploi. Ils attendent de la croissance. Ils attendent de la protection face à un monde qu'ils jugent comme dangereux ou contre lequel ils veulent avoir un certain équilibre. Ils demandent de l'éducation. Ils demandent de l'innovation et de la recherche. Voilà ce qu'ils demandent.
Parlons des politiques avant de parler des institutions.
Gautier RYBINSKI.- Ils demandent aussi d'avoir donc des hommes et des femmes d'envergure qui puissent être capables - pourquoi pas ? - de briguer leurs suffrages.
Bruno LE MAIRE.- Oui. Je suis d'accord.
Gautier RYBINSKI.- Un suffrage universel pour l'élection d'un président de l'Union européenne, par exemple.
Bruno LE MAIRE.- Je suis d'accord et je vais vous dire mon analyse de la crise actuelle. C'est que nous faisons face à une financière d'une violence...
Roselyne FEBVRE.- Vous dites : « On est en guerre » mais quel est l'ennemi ?
Bruno LE MAIRE.- Oui, nous sommes en guerre. Je maintiens ces termes.
Roselyne FEBVRE.- Mais quel est l'ennemi ?
Bruno LE MAIRE.- Les ennemis, ce sont tous les spéculateurs, tous ceux qui jouent la fin de l'euro, tous ceux qui jouent l'éclatement de la zone euro pour affaiblir l'Europe. L'enjeu est suffisamment important pour qu'on puisse revendiquer le terme de « guerre ». J'ai été le premier à le prononcer. J'ai vu que François Baroin l'avait repris en parlant de « guerre contre les spéculateurs ». Je pense qu'il a parfaitement raison. Il y a une violence du conflit financier qu'il ne faut absolument pas mésestimer.
Il y a également une crise économique. On en parlait tout à l'heure. Elle a un impact direct sur les populations, sur le niveau de revenus, sur l'emploi. Et puis, ne nous le cachons pas, je suis convaincu que cette crise est aussi une crise démocratique. Parce que ça pose un problème démocratique que de voir des gouvernements qui tombent sous l'effet de la crise financière et de voir des techniciens qui remplacent des politiques. Ça ne peut pas être, à mon sens, une solution durable.
Gautier RYBINSKI.- Est-ce que c'est... Pardon. Je vous en prie.
Roselyne FEBVRE.- Non, c'est parce que je... On me dit dans l'oreillette... Je suis le maître du temps puisque je suis seule à avoir l'oreillette.
Gautier RYBINSKI.- Bien sûr.
Roselyne FEBVRE.- Il reste cinq minutes, donc je vous proposais peut-être, Gautier, de poser des questions sur la Syrie. Vous aviez envie d'interroger Bruno Le Maire sur ce sujet.
Gautier RYBINSKI.- Oui. M. Le Maire, vous avez à l'époque beaucoup travaillé sur la question des armes de destruction massive et leur inexistence en Irak. La Syrie est un tout autre problème mais est-ce qu'il vous paraît totalement farfelu et irrecevable de penser que, avec la Ligue arabe, on pourrait arriver vers un projet de résolution à l'ONU qui, par exemple, promulguerait une zone d'exclusion aérienne comme ça a été le cas en Libye ?
Bruno LE MAIRE.- Je ne sais pas si c'est concevable. Ce que je sais, c'est que je suis, comme n'importe quel Français, profondément bouleversé par ce qu'il se passe en Syrie, par les témoignages que l'on a de tortures, par les témoignages que l'on a de massacres de populations civiles, par les témoignages que l'on a que la brutalité du régime de Bachar al-Assad.
Et - Alain Juppé l'a dit avec beaucoup de force dès le mois d'août - la violence n'est jamais une réponse aux préoccupations de la rue et à l'expression démocratique de la rue. Les régimes dictatoriaux sont tous tombés les uns après les autres. Eh bien il se passera la même chose avec le régime de Bachar al-Assad. Parce qu'aucune population dans aucune région du monde ne peut plus supporter la violence et l'oppression comme réponse à ses difficultés.
Gautier RYBINSKI.- Et pourtant certaines continuent non pas de les supporter mais de les subir.
Bruno LE MAIRE.- Oui, elles continuent de les subir mais, je l'espère de tout mon cœur, ça n'aura qu'un temps. Quand on voit qu'effectivement la Ligue arabe désormais prend des positions très claires sur ce qu'il se passe en Syrie, quand on voit qu'un certain nombre de pays arabes se détachent très clairement de ce que font les séides du régime de Bachar al-Assad en Syrie, je trouve que c'est des bons signaux. C'est la ligne qu'a défendue Alain Juppé et qu'a défendue le président de la République depuis le début. Ces comportements-là ne sont pas acceptables et ça ne tiendra pas très longtemps.
Roselyne FEBVRE.- Bruno Le Maire, la diplomatie vous intéresse puisque vous avez commencé votre carrière au quai d'Orsay auprès de Dominique de Villepin.
Bruno LE MAIRE.- Tout à fait.
Roselyne FEBVRE.- Ce qu'on appelle les printemps arabes et les élections qui s'ensuivent en Tunisie et qui vont arriver en Egypte, où on voit l'émergence des partis islamistes, cela vous inquiète-t-il ? Faut-il laisser faire ça ? Est-ce que la démocratie dans les pays arabes passe par l'installation de ces partis islamistes ?
Bruno LE MAIRE.- Je crois qu'on ne peut pas vouloir la libération des peuples par rapport à des dictatures et en même temps, dès que les choses ne vont pas exactement dans le sens que l'on souhaite, crier à l'alarme en disant : « Attention, c'est dangereux, c'est pas acceptable. »
Si on fait ce pari de la démocratie qu'a fait le président de la République, qu'a fait Alain Juppé, et je suis particulièrement fier des choix diplomatiques qui ont été faits par la France, notamment en Libye, on sait que ça va être un chemin long, un chemin difficile. On ne va pas du jour au lendemain, dans des pays qui ont connu des années de dictature, passer à une démocratie stable et apaisée. Ne nous faisons aucune illusion.
Nous-mêmes, dans nos propres pays européens, nous avons mis du temps avant d'arriver à des démocraties stables et apaisées. Donc ça prendra du temps. La première des conditions, c'est se libérer des dictatures. C'est fait. Maintenant restons vigilants sur l'évolution de ces démocraties et accompagnons-les pour qu'on aille vers un régime démocratique qui soit effectivement le plus libre, le plus stable, le plus ouvert possible.
Roselyne FEBVRE.- Il reste une minute. Très court. Peut-être une question ?
Gautier RYBINSKI.- Une question justement. Je rebondis sur ce que disais Roselyne. Est-ce que vous diriez - c'est peut-être une formule à l'emporte-pièce - que l'islamisme est peut-être la maladie infantile de la démocratie en pays arabe ?
Bruno LE MAIRE.- C'est une belle formule. Il est possible que ce soit un point de passage. A nous ensuite d'accompagner ces peuples pour leur monter que la démocratie qui marche, c'est la démocratie libre, c'est la démocratie ouverte, c'est une démocratie qui est respectueuse des peuples et qui ne cherche pas à imposer quelque dogme que ce soit à qui que ce soit.
Roselyne FEBVRE.- Merci. Merci beaucoup Gautier.


























Commentaires (2)
Comment sortir de la crise
Sortir de la crise
Les pays d’Europe croulent sous la dette….
Nous nous laissons piéger depuis trente ans par cette réalité que l’Etat, lorsqu’il a besoin d’investir, doit emprunter aux banques privées en payant des intérêts. Le paiement de ces intérêts aux banques privées a pour conséquences un endettement considérable de notre pays, un risque de faillite, et aujourd’hui la misère des travailleurs.
Mais non, un Etat ne doit pas payer d’intérêt, il ne peut pas faire faillite. Il doit pouvoir emprunter à sa Banque Centrale (la Banque de France) à taux zéro, c'est-à-dire sans intérêt.
Pour mesurer l’ampleur de cette aberration et le piège dans lequel nous somme enfermés depuis trois décennies, il suffit de considérer les chiffres suivants : sur 1.700 Milliards d’euros, soit le montant de notre dette actuelle, nous avons depuis 1980 payé aux banques privées 1.300 Milliards d’euros d’intérêt cumulés !!! Vous rendez-vous compte ?
Pour sortir de la crise, nous devons pouvoir emprunter à taux zéro à la Banque de France. Nous pourrons ainsi investir pour développer les industries du futur dont nous avons besoin. Ces industries, comme les énergies renouvelables, les biotechnologies, etc., seront rentables et nous permettront d’exporter. En outre, investir dans ces industries nous apportera les constructions d’usines, les créations d’emploi dont nous avons besoin.
Nos dirigeants actuels, de gauche ou de droite savent bien tout cela. Ils voudraient bien pouvoir investir, mais ils ne le font pas. Pourquoi ne le font-ils pas ? Parce qu’ils ne le peuvent pas. Pourquoi ne le peuvent-ils pas?
Les deux raisons principales tiennent en quelques mots :
1/ Invoquant des problèmes de concurrence, Bruxelles interdit à un Etat adhérent à l’Union Européenne de favoriser tel ou tel secteur de son économie. C’est dans les traités.
2/ Un Etat adhérent à l’Union Européenne zone euro, a l’obligation de passer par les banques privées et donc de payer des intérêts lorsqu’il veut emprunter de l’argent. C’est aussi dans les traités.
Les traités de l’Union Européenne sont ainsi faits.
Mais ce qu’il faut bien comprendre, c’est que sur ces deux points l’Europe ne changera jamais ! Pourquoi ?
1/ Concernant la concurrence, argument faussement moralisateur, n’avez-vous pas compris qu’il est utilisé pour nous inciter et nous obliger à privatiser nos monopoles d’Etat ? Le capitalisme galopant règne en maître sur l’Union Européenne. Les résultats sont l’augmentation des prix et le manque d’efficacité, c’est vrai pour l’EDF, la SNCF, GDF, la Poste, etc. Souvenez-vous de la qualité de nos services publics avant leur privatisation. Qu’avons nous gagné : rien, vraiment rien. Mais les capitalistes, eux, oui ils ont gagné. Et soyez certains d’une chose, jamais le capitalisme européen ne lâchera ce qu’il a mis 20 ans à privatiser.
2/ Concernant les banques privées, de même, jamais elles ne lâcheront une telle source de profits : je rappelle : 1300 Milliards d’euros d’intérêt payés en 30 ans par la France. La zone euro compte 17 pays. Faites vous-même le calcul !!! D’ailleurs, pour être encore plus efficaces, ils mettent maintenant des banquiers à la tête des pays.
Il est donc bien clair que l’Europe ne changera jamais. Elle est verrouillée. D’ailleurs, à chaque élection les hommes politiques de tous poils vous disent : « Pour une nouvelle Europe », « Changeons l’Europe », « Pour une Europe plus sociale ». Avez-vous vu des changements depuis trente ans ? Rien. L’Europe ne changera pas.
Jamais.
Jamais « Ils » ne lâcheront.
La seule solution est donc de sortir de l’Union Européenne.
L'europe : à quoi ça sert ?
A quoi sert l'Europe ?
Imaginons un président de la République qui veuille favoriser en France le développement de la recherche et l’industrie de cellules photovoltaïques.
Nous avons de nombreux ingénieurs dans tous les domaines de cette industrie qui pourraient créer des usines, faire travailler des gens dans de nombreux bassins d’emploi aujourd’hui sinistrés. De même pour les autres énergies renouvelables qui sont aujourd’hui un domaine d’avenir.
Tout ceci, à condition bien-sûr d’avoir d’une part les capitaux et d’autre part la liberté pour le faire.
La liberté, le Président ne l’a pas : l’Europe l’en empêche (problèmes de concurrence).
Les capitaux : les taux sont très élevés. Nous ne pouvons plus emprunter.
Mais alors, me direz-vous, comment font les 195 pays qui ne sont pas dans l’Europe pour lutter contre la crise ? Réponse : ils se battent avec des vraies armes économiques : ce sont entre autres leur monnaie et l’investissement (les banques centrales prêtent aux états à taux zéro).
En incise, je dirais simplement que pour la France, ces deux armes sont des fusils en bois : la liberté n’existe pas au sein de l’UE, et pour ce qui est de la monnaie unique, seule Merkel dispose de la gâchette (elle n’hésiterait pas à s’en servir d’ailleurs si elle en avait besoin pour le bénéfice de son pays. Certains de nos parents sont morts pour ne pas être dominés par l’Allemagne, mais aujourd’hui, on est dedans).
Mais alors certains diront : il faut donc sortir de l’Europe. Cela résout en même temps nos deux problèmes : la liberté et la possibilité d’investir pour l’avenir.
Horreur et damnation !!! L’Europe c’est sacré.
Je vous le dis, moi, Monsieur, l’Europe, c’est sacré.
Et puis Monsieur, vous ne croyez pas que la France peut s’en tirer seule, car, en sortant de l’Europe, la France serait seule. Mais quelle horreur !!!
Seule comme les 195 pays du monde qui ne sont pas dans l’Europe ?
Ces 195 pays (qui ne sont pas dans l’Europe) peuvent-ils investir dans l’avenir pour leurs enfants ? Réponse : Oui.
Ces 195 pays (qui ne sont pas dans l’Europe) peuvent-ils exporter ? Réponse : Oui.
Certains sont plus grands que la France, d’autres plus petits, certains sont plus développés que la France, d’autres moins, certains sont plus endettés, d’autres moins ; mais ils peuvent tous tirer leur épingle du jeu. Ils ont des armes économiques pour cela. La France, non. La France hypothèque son avenir et celui de ses enfants.
Seule, dites-vous ? La France serait seule si elle sortait de l’Europe ?
Mais savez-vous que
La France est membre du G8, Groupe des pays les plus industrialisés.
La France est membre de l’OCDE Organisation de Coopération et de développement économique.
La France est membre du Conseil de l’Europe (dans lequel siègent entre autres la Russie, la Norvège et la Suisse, en incise, c’est la Suisse qui a révélé le scandale des prisonniers américains en Europe, l’UE n’a rien fait – l’Amérique est un puissant pays…).
La France est membre de la FAO, de l’OMC, d’INTERPOLE, du FMI, de la BERD, de la Commission du Pacifique Sud, de la Commission de l’Océan Indien, du Traité de l’Antarctique, de l’Organisation Internationale du Travail, de l’ASEM, de l’UNESCO, de l’OMS, de l’OACI, de l’UPU, de l’UIT, de l’OMI (organisation maritime internationale), de l’OMPI(propriété Intellectuelle), de l’ONUDI, du FIDA, de l’AIEA, , etc., etc.
La France possède le deuxième réseau diplomatique du monde après celui des Etats-Unis : 156 ambassades, 26 représentations, 98 postes consulaires, soit une ambassade ou un consulat dans 250 villes au monde situées dans 166 états.
Enfin, La France est membre permanent avec droit de véto du conseil des Nations Unies.
Et vous dites que la France serait seule, Monsieur, mais vous plaisantez, ou vous ne connaissez rien à votre pays. Réfléchissez avant de parler.
Non Monsieur, retrouvons notre liberté, sortons de l’UE, préparons l’avenir de nos enfants, développons les industries importantes pour le futur.
L’Euro ? Que nous a apporté l’Euro : rien. Ah si, l’Euro nous a apporté un risque : le risque d’une explosion prochaine. Une vraie centrale nucléaire !! Tout le monde a peur. Bravo l’Euro. Merci l’Euro.
L’Europe ? Inflation normative : 12 pages de règlement par minute qu’il faut traduire pour 27 pays. Bel exercice intellectuel. Mais à quoi ça sert ?
On nous dit par exemple que le Commissaire Européen à l’OMC est plus fort parce qu’il représente les 27 pays. Le problème c’est que ces 27 pays ne sont pas d’accord entre eux. Mandataire d’une cacophonie, que fait ce Commissaire Européen ? Réponse : ce qu’il veut, c'est-à-dire pas grand-chose. Ah si, parfois, il défend la position américaine (les Etats-Unis sont un pays puissant). En d’autres termes, on se fiche de nous.
On nous dit aussi que l’Europe permettra de développer des champions industriels européens. Faux : les alliances se font hors d’Europe, là où sont les marchés. Juste deux exemples :
Le constructeur Renault s’allie avec le japonais Nissan. Il peut ainsi plus facilement s’adresser au continent asiatique.
Air-France, pour être plus forte fait partie de l’alliance SkyTeam, avec des compagnies américaines et asiatiques.
Que fait l’Europe dans tout cela : rien. Elle n’a rien à y faire.
Où sont les champions industriels européens : nulle part, il n’y en a pas.
Et c’est normal, parce que les alliances se font entre entreprises ou Etats qui ont des intérêts communs. Que ceux-ci soient à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Europe ne change rien. C’est l’intérêt commun qui compte.
En fait, après 30 ans d’Europe, on s’aperçoit que l’Europe ne sert à rien. Mais il y a pire, elle nous empêche d’avancer, d’investir dans les industries du futur, de préparer l’avenir de nos enfants. De plus, son incompétence est dangereuse (mise en danger de tout le monde par les risques d’explosion de l’Euro).
Alors, que fait-on ? Il faut sortir de l’Union Européenne. C’est l’application de l’article 50 du traité de Lisbonne.
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