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Nouveau scandale laitier en Chine
Les internautes chinois expriment leur colère à la suite d’un nouveau scandale alimentaire. Un projet de loi anti-piratage très controversé fait débat aux États-Unis. Et le magnat des médias Rupert Murdoch se lance sur Twitter.
Nouveau scandale laitier en Chine
L’entreprise laitière Mengniu, « honte de la nation chinoise ». Voici le message qui a été mis en ligne, mercredi dernier, par des hackers qui ont piraté le site de la société. Mengniu, l’un des plus grands producteurs de lait du pays, est actuellement au centre d’un nouveau scandale alimentaire qui secoue la Toile locale.
Les autorités sanitaires ont en effet découvert, dans l’une des usines de l’entreprise, des niveaux élevés d'aflatoxine, une toxine cancérigène causée par des moisissures. Mengniu s’est excusée dans un communiqué publié sur Internet, en indiquant que le lait contaminé avait été détruit avant d’atteindre les réseaux de distribution.
Mais cela n’a visiblement pas suffi pour rassurer les consommateurs. Ils sont en effet très nombreux à avoir exprimé sur les réseaux sociaux leurs doutes à propos de la qualité des produits de la société. Cette image reprise par de nombreux internautes, par exemple, montre Blanche-Neige empoisonnée non par une pomme, mais par du lait Mengniu. Cette autre illustration détourne quant à elle une publicité de la marque avec ce slogan : « Un litre de lait par jour pour tuer les Chinois ».
Une campagne de boycott a d’ailleurs été lancée sur Internet. Des milliers de personnes ont relayé ce message qui appelle les Chinois à ne plus acheter de produits Mengniu, mais également à bouder les journaux contenant des publicités de l’entreprise.
Mengniu aura donc sans doute beaucoup de mal à rétablir la confiance du public. D’autant plus que la société était déjà impliquée dans le scandale du lait frelaté à la mélamine qui, en 2008, avait provoqué la mort de six enfants et rendu malade 300 000 bébés à travers le pays.
États-Unis : un projet de loi antipiratage enflamme le Web
Depuis la fin du mois d’octobre, les parlementaires américains débattent du “Stop Online Piracy Act”, aussi appelée SOPA. Un projet de loi visant à réprimer le téléchargement illégal qui déclenche une avalanche de critiques sur le web. Introduit par le sénateur républicain Lamar Smith, ce texte prévoit notamment que tout site puisse être bloqué aux États-Unis s’il contient la moindre infraction au droit d’auteur.
Si des géants du net comme Google, Facebook ou Ebay, ont choisi de s’opposer au SOPA dans une lettre ouverte aux parlementaires américains, l’hébergeur de sites Go Daddy a lui décidé de soutenir, dans un premier temps, cette proposition de loi très controversée. Avec plus de 50 millions de clients, le plus important hébergeur de la planète avait invoqué le besoin de préserver l’intégrité et la sécurité des sites présents sur sa plate-forme.
Face à cette prise de position, la réaction des internautes ne s’est pas faite attendre. Le site communautaire Reddit est ainsi à l’origine d’une large campagne de boycott. Intitulée “No Daddy”, cette initiative a conduit en quelques semaines plus de 70 000 sites à quitter Godaddy pour un nouvel hébergeur. Mais le départ le plus retentissant aura été celui de la célèbre encyclopédie en ligne Wikipedia, annoncée sur Twitter par son fondateur Jimmy Wales. Un véritable coup de grâce pour Godaddy, qui a finalement décidé de retirer son soutien au texte.
Et la mobilisation anti-SOPA se poursuit. Cette pétition en ligne lancée sur le site de la Maison-Blanche appelle elle Barack Obama à bloquer la loi une fois votée par le Congrès. Elle a déjà recueilli plus de 43 000 signatures. C’est donc un sujet brûlant qui attend les parlementaires américains à leur retour de vacances.
Un réseau social pour les robots
Après les humains, les robots ont eux aussi leur réseau social. Le site internet Myrobots propose ainsi le plus sérieusement du monde aux internautes de connecter leurs robots domestiques pour leur permettre de communiquer avec leur propriétaire, ou avec d’autres machines. De l’aspirateur intelligent à l’humanoïde, tous pourront par exemple prévenir le Web lorsque leurs batteries seront sur le point de tomber à plat.
La tendance du jour sur les réseaux sociaux
L’homme d’affaires australo-américain Rupert Murdoch a fait une entrée remarquée sur Twitter. Pourtant réputé technophobe, le dirigeant du groupe de presse Newscorp s’est inscrit samedi sur la plateforme de microblogging, et compte déjà près de 45 000 abonnés. Après quelques tweets un peu hésitants, l’homme de 80 ans a semblé rapidement prendre goût au média en ligne, répondant même à plusieurs internautes. Une manière peut-être d’essayer de redorer son image après le scandale des écoutes téléphoniques de son tabloïd britannique News of the World qui a ébranlé son empire médiatique.
La vidéo du jour
Utiliser les briques qui composent un mur pour imiter les pixels des premiers jeux videos, c’est l’idée qu’a eu l’artiste Pao, en créant cette video à l’occasion d’un festival de street art se déroulant en Italie. Grâce à la technologie du stop-motion, le graffiti devient dessin animé, véritable hommage aux graphismes des jeux video des années 80.


























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