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Le roi Mohammed VI dévoile la composition du nouveau gouvernement

Texte par Dépêche

Dernière modification : 03/01/2012

Après avoir remporté les législatives de novembre, le parti islamiste modéré Justice et développement s'est vu confier, pour la première fois, plusieurs portefeuilles ministériels par le roi du Maroc, Mohammed VI.

REUTERS - Le roi Mohammed VI a accordé mardi pour la première fois des postes ministériels à des islamistes modérés après leur victoire aux élections législatives de novembre censées répondre aux aspirations en faveur de réformes au Maroc.

Vainqueur du scrutin avec 27% des sièges à la Chambre des représentants, le Parti de la Justice et du Développement (PJD) hérite notamment des portefeuilles des Affaires étrangères, de la Justice et des Affaires sociales.

Son secrétaire général, Abdelilah Benkirane, avait été nommé au poste de Premier ministre dès le 29 novembre, quatre jours après les élections.

Le gouvernement de coalition nommé par Mohammed VI comporte de nouveaux visages, ce qui donne déjà une apparence au changement avant que les Marocains puissent le voir dans les faits.

Le PJD a conclu un accord de partage du pouvoir avec deux partis conservateurs proches du palais - l’Istiqlal, arrivé deuxième aux élections, et le Mouvement populaire - et avec le Parti du progrès et du socialisme.

Une seule femme

Nizar Baraka, de l’Istiqlal, va succéder au poste de ministre de l’Economie et des Finances à Salaheddine Mezouar, dont le parti, le Rassemblement national des indépendants, arrivé troisième, a choisi de se ranger dans l’opposition.

Fortement pressenti pour ce poste, Mohamed Najib Boulif, du PJD, a finalement été nommé ministre chargé des Affaires générales et de la gouvernance, ce qui signifie qu’il aura notamment la lourde tâche de réformer le système complexe des subventions publiques.

Avocat de renom réputé pour ses critiques contre les services de sécurité et lui aussi membre du PJD, Mustafa Ramid devient ministre de la Justice et des Libertés.

LE PJD ET MOHAMMED VI

La seule femme parmi les 31 membres du gouvernement est également issue des rangs des islamistes modérés. Il s’agit de Bassima Hakkaoui, ministre de la Solidarité, de la Femme, de la Famille et du Développement social.

Le ministère des Affaires étrangères a été confié à Saad-Eddine El Othmani tandis que Mohand Laenser, chef de file du Mouvement populaire, a été nommé ministre de l’Intérieur.

Des personnalités proches du palais et sans affiliation politique ont été portées à la tête des ministères de la Défense, des Affaires religieuses et de l’Agriculture et au secrétariat général du gouvernement.

Les élections législatives du 25 novembre ont été avancées de près d’un an par le roi en réaction aux manifestations appelant à des réformes au Maroc dans le sillage du « printemps arabe ».

Elles ont été organisées après l’approbation par référendum d’amendements constitutionnels transférant une partie des prérogatives du souverain à un gouvernement élu. L’une des principales nouveautés induites par ces réformes est que le Premier ministre doit être choisi au sein de la formation arrivée en tête du scrutin.

 

Première publication : 03/01/2012

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