Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Algérie: élection sous tension

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Veille de scrutin en Algérie

En savoir plus

DÉBAT

Nigeria : un "colosse" économique face au défi sécuritaire (partie 2)

En savoir plus

DÉBAT

L'Algérie d'aujourd'hui : économie, sécurité... : à J-1 du scrutin, le pays inquiet (Partie 1)

En savoir plus

ÉLÉMENT TERRE

RDC : la ferme des anciens combattants

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Xavier Dolan nous fait trembler !

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Marathon de Boston, un an après

En savoir plus

FOCUS

Les Algériens de France : un vote courtisé

En savoir plus

SUR LE NET

Le web au chevet des sinistrés de Valparaiso

En savoir plus

  • Vidéo : les Algérois partagés entre fatalisme et peur de l’avenir

    En savoir plus

  • Coupe du Roi : le Real Madrid enfonce le FC Barcelone

    En savoir plus

  • Kiev impuissant face aux pro-Russes dans l'est de l'Ukraine

    En savoir plus

  • Qui en voulait au directeur du parc des Virunga, blessé par balles ?

    En savoir plus

  • En images : près de 280 disparus après le naufrage d’un ferry en Corée du Sud

    En savoir plus

  • Jacques Servier, le père du Mediator, est décédé

    En savoir plus

  • Transfert d'argent : l'Afrique perd près de 2 milliards de dollars par an

    En savoir plus

  • Daniel Cohn-Bendit fait ses adieux au Parlement européen

    En savoir plus

  • Economies : Valls demande aux fonctionnaires de "participer à l'effort commun"

    En savoir plus

  • L'aviation jordanienne détruit plusieurs véhicules blindés venant de Syrie

    En savoir plus

  • Crimes de guerre en Syrie : la France veut faire saisir la CPI

    En savoir plus

  • Anelka affirme ne pas avoir accepté l’offre du club brésilien

    En savoir plus

  • La police de New York ferme une unité secrète chargée d'espionner les musulmans

    En savoir plus

  • Démission du puissant chef des renseignements saoudiens

    En savoir plus

  • "Injustices et corruption alimentent le cycle de violences au Nigeria"

    En savoir plus

  • Violences sexuelles dans l'armée : Le Drian prône la "tolérance zéro"

    En savoir plus

  • La justice indienne reconnaît l’existence d’un troisième genre

    En savoir plus

Afrique

Youssou N’Dour défie le président sortant Abdoulaye Wade

©

Vidéo par Cécile GALLUCCIO , Axelle SIMON

Texte par Marc DAOU

Dernière modification : 03/01/2012

Le chanteur sénégalais mondialement connu Youssou N'Dour se lance officiellement dans la bataille présidentielle de son pays. Dans sa ligne de mire : le président sortant, Abdoulaye Wade.

 "Je suis candidat". Le chanteur mondialement connu Youssou N'Dour se lance officiellement dans la bataille présidentielle sénégalaise, dont le premier tour est prévu le 26 février. Dans une déclaration diffusée lundi 2 janvier par les médias de son groupe de presse, le roi du mbalax a justifié sa candidature en arguant d’un "devoir patriotique suprême". La mise entre parenthèse de sa carrière artistique, suivie de l’inauguration, fin novembre 2011, du siège de son mouvement Fékké Maci Bolé ("Je suis là, donc, j'en fais partie" en wolof), fondé en 2010, avaient levé les derniers doutes quant aux ambitions politiques de la star âgée de 52 ans.

Sa démarche intervient dans un climat politique très tendu. Investi par le Parti démocratique sénégalais (PDS, au pouvoir), fin décembre, le président sortant, Abdoulaye Wade, irrite fortement l'opposition. Cette dernière lui conteste le droit de briguer un troisième mandat successif, car elle estime que le chef de l'État, âgé de 85 ans, a déjà effectué les deux mandats consécutifs autorisés par la Constitution révisée de 2001. Les partisans de la présidence font valoir que le premier mandat a été entamé en 2000, avant la révision de la Loi fondamentale.
 
L'alternative à "l'Alternance"
 
Un contexte qui a peut-être convaincu un peu plus Youssou N'Dour à venir s’ajouter à la longue liste de plus de 20 candidatures potentielles à la présidentielle. Dans sa ligne de mire : Abdoulaye Wade, au pouvoir depuis 2000. "Je suis l'alternative à 'l'Alternance'", a déclaré lundi le chanteur, "l'Alternance" désignant le régime actuel.
 
Un nouveau défi à l’égard du pouvoir, de la part de celui qui a fait de son groupe Futurs Médias, comprenant notamment la radio RFM, le quotidien L'Observateur et la chaîne de télévision TFM, un instrument d’opposition contre le président sortant, mais aussi une rampe de lancement pour entrer dans l’arène politique sénégalaise. "Fini les duels à fleurets mouchetés […] Désormais, c’est l’attaque frontale", entre les deux personnages, commentait début décembre Sud Quotidien.
 
Reste à savoir si un chanteur populaire, mais novice en politique, sera capable de défier un vieux lion aussi expérimenté que Wade. "Le pouvoir ferait bien de prendre très au sérieux cette nouvelle candidature, car les électeurs pourraient être tentés de lui donner sa chance, au moins pour accéder au deuxième tour", souligne Lanciné Camara, président de l'Union internationale des journalistes africains et directeur de publication du magazine 'Le Devoir africain'. Contacté par FRANCE 24, ce dernier estime que Youssou N'Dour bénéficie du soutien de la jeunesse qui se reconnaît en lui et qui a soif de changement. "Son programme axé sur le social et la bonne gouvernance est crédible et sa notoriété de chanteur international et d’entrepreneur à succès pourrait peser très lourd le jour du scrutin", poursuit-il.
 
Une popularité incontestable sur laquelle tente justement de s’appuyer l’artiste. "Depuis très longtemps", de nombreux Sénégalais "ont, par divers moyens, appelé ma candidature à la présidentielle de février prochain", a-t-il déclaré lundi soir.
 
"Sans la musique, il n’existe pas"
 
Mais pour certains, cette légitimité, acquise en dehors du monde de la politique, est insuffisante pour solliciter les suffrages des Sénégalais. "C'est absurde, les Sénégalais n'éliront jamais un chanteur comme président, estime un analyste sous couvert d'anonymat interrogé par l’AFP. Quel que soit le score qu'il aura, il sera extrêmement loin des ténors de la politique."
 
Les caciques du pouvoir n’ont pas attendu l’officialisation de cette candidature pour attaquer la crédibilité du chanteur engagé, notamment contre le paludisme et la faim. "Il ne faudrait pas que Youssou N'Dour pense que quand on a réussi quelque chose, on doit pouvoir tout réussir. Sans la musique, il n’existe pas, je pense que ces troubadours n’ont qu’à rester à leur place", assénait récemment le colonel Malick Cissé, conseiller du président Wade.
 
Signe d’inquiétude ou authentique mépris de la part du pouvoir à l’égard des chances de N'Dour ? Réponse fin janvier, lorsque le Conseil constitutionnel rendra son avis sur la validité des candidatures qu’il aura reçues.
 

 

Première publication : 03/01/2012

  • SÉNÉGAL

    Le président Abdoulaye Wade, 85 ans, veut rempiler pour un nouveau mandat

    En savoir plus

  • SÉNÉGAL

    Violences à Dakar entre partisans du pouvoir et opposants, un mort

    En savoir plus

  • SÉNÉGAL

    Abdoulaye Wade propose une élection présidentielle anticipée

    En savoir plus

Comments

COMMENTAIRE(S)