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FRANCE

La Société générale annonce la suppression de 880 postes en France en 2012

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/01/2012

Confrontée au "bouleversement du contexte économique et réglementaire", la banque française prévoit de supprimer, au courant de 2012, quelque 880 postes dans l'Hexagone et presque autant dans le monde.

AFP - La Société Générale va supprimer en 2012 plus de 1.500 postes dans sa filiale de financement et d'investissement SG CIB, dont 880 en France, une décision qui n'entraînera pas de licenciement pour le personnel hexagonal, selon la banque.

En réduisant la taille de ses activités de marché, Société Générale suit un chemin déjà pris par ses concurrentes BNP Paribas et Crédit Agricole. Dans un communiqué, elle justifie ce choix par la nécessité de "faire face au bouleversement du contexte économique et réglementaire".

Pour les 880 postes en France, un accord a été signé mercredi avec les organisations syndicales représentatives du personnel afin de "définir un ensemble de mesures d’accompagnement et de garanties sociales pour les salariés concernés".

Le plan sera mis en place à partir de début avril "sans licenciement économique et sans départ contraint", a assuré la direction.

En revanche, aucun engagement global de même nature n'a été pris pour l'ensemble des personnels concernés par des suppressions de postes à l'étranger, 700 en tout, a expliqué une porte-parole.

Pour justifier le chiffre significatif de suppressions d'emplois dans son pays d'origine, la banque souligne "qu’ayant fait le choix de la place de Paris, plus de 50% des effectifs mondiaux de la BFI sont localisés en France".

Selon le délégué central CGT Michel Marchet, la directrice des ressources humaines de Société Générale, Anne Marion-Bouchacourt, a "insisté (lors de la présentation aux syndicats) sur l'engagement de reclassements" qu'elle a jugé "tout à fait tenable".

Elle a également précisé qu'afin de faciliter ces reclassements, "le recrutement en 2012 allait être réduit de 3.200 à 2.500 personnes environ".

Parallèlement au plan dévoilé mercredi, Société Générale entend, en effet, recruter environ 2.500 contrats à durée indéterminée (CDI) cette année, "principalement dans ses activités de banque de détail, qui ne sont pas concernées par le plan".

La responsable a comparé les chiffres communiqués mercredi à ceux annoncés par BNP Paribas et (la filiale de banque de financement et d'investissement) CA CIB du Crédit Agricole, "en les situant à des niveaux de même ordre", a ajouté M. Marchet.

BNP Paribas a annoncé, mi-novembre, la suppression de 373 postes dans la banque de financement et d'investissement en France, et de 1.400 au total dans l'ensemble de ses pays d'implantation.

Côté Crédit Agricole, 850 postes vont être supprimés en France (550 en BFI) et 2.350 au total.

Les trois grandes banques françaises cotées ont entrepris de réduire la voilure de leurs activités de marché dans la perspective de l'entrée en vigueur du nouveau cadre réglementaire Bâle III, qui renchérit lourdement le coût de certains métiers, mais aussi du fait de conditions de financement plus difficiles.

Depuis l'été, plusieurs grands pourvoyeurs de prêts en dollars se sont détournés des banques françaises, très gourmandes en billets verts car historiquement présentes dans des activités internationales comme le financement de navires ou d'avions qui se négocient dans la devise américaine.

Les établissements français ont donc pris des mesures pour se désengager, totalement ou partiellement, de certains de ces métiers.

De manière générale, l'ensemble des banques occidentales ayant d'importantes activités de marché ont annoncé, ces derniers mois, des réductions d'effectifs pour s'adapter au nouveau contexte financier et réglementaire.

Au total, ce sont plus de 100.000 postes qui ont été ou vont être supprimés.

 

Première publication : 04/01/2012

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