Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Le Malien Birama Sidibé candidat à la présidence de la Banque africaine de développement

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Loi santé : ce qui va changer

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Serge Atlaoui condamné à mort : La France peut-elle faire pression ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Migrants en Méditerranée, sans stratégie face au drame l'Europe mise en cause

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Émission spéciale : Marseille, le renouveau ?

En savoir plus

FOCUS

Vidéo : sur les traces du réalisateur Henri Verneuil, réfugié arménien

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Génocide arménien, cent ans après déni et mémoire continuent de se côtoyer

En savoir plus

LE PARIS DES ARTS

Le Paris des Arts de Léa Drucker

En savoir plus

TECH 24

Numérique : tout pour la musique

En savoir plus

FRANCE

François Hollande fustige l'immobilisme de l'État face aux difficultés de Pétroplus

Vidéo par France 2

Texte par Dépêche

Dernière modification : 05/01/2012

Alors que la raffinerie Pétroplus, en Seine-Maritime, connaît de sérieuses difficultés financières, François Hollande, en visite sur le site, a appellé l'État à prendre ses responsabilités et à "rechercher" un éventuel repreneur.

AFP - Le candidat PS à l'élection présidentielle François Hollande a demandé jeudi à l'Etat de prendre ses responsabilités pour trouver une solution aux difficultés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, près de Rouen (Seine-Maritime).

"Où est l'Etat, où est le gouvernement, où est le président de la République", a-t-il déclaré lors d'une visite sur le site à l'invitation de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC. D'une voix forte, le candidat s'est exprimé durant une demi-heure dans le restaurant de l'entreprise devant de nombreux journalistes et des dizaines de salariés, le visage grave.

"C'est un enjeu local mais c'est aussi une responsabilité nationale", a ajouté François Hollande, qui était accompagné de Laurent Fabius, député PS de Seine-Maritime. Il a demandé en particulier que l'Etat se mette en situation de "rechercher" un repreneur si Petroplus devait être défaillant.

Le candidat en a appelé aussi à l'Europe "pour qu'elle nous mette dans les mêmes conditions de concurrence que les produits qui sont importés" et pose des "règles" notamment sur le plan des normes environnementales, moins contraignantes dans les pays émergents.

Le député de Corrèze a par ailleurs fustigé le comportement du groupe suisse Petroplus "qui n'investit pas" et celui des banques "renflouées à bien des occasions et qui se désengagent ou se mettent aux abonnés absents".

Avant de partir pour Caen pour une visite prévue de longue date, François Hollande a salué la juste cause du personnel de cette raffinerie qui emploie 550 salariés. "Vous défendez bien plus que votre emploi aujourd'hui, vous défendez une industrie nationale", a-t-il souligné.

L'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC de la raffinerie a invité tous les candidats à l'élection présidentielle, à l'exception de Marine Le Pen (Front national), à venir s'exprimer devant les salariés. Elle estime que les difficultés du site sont une "bonne illustration" de la question de la "désindustrialisation", au coeur de la campagne.

De leur côté, Hervé Morin (Nouveau Centre) et Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) prendront la parole vendredi. La candidate de Lutte Ouvrière Nathalie Arthaud est attendue le 16 janvier. "Pour Hervé Morin et Jean-Luc Mélenchon, il n'a pas été possible de trouver des dates séparées, il faudra donc gérer, mais cela ne posera pas de problème", a affirmé Yvon Scornet, délégué CGT du site.

Le premier candidat à avoir fait le voyage de Petit-Couronne a été, le 2 décembre, le candidat du NPA, Philippe Poutou, qui a défendu devant les salariés la création d'un "grand service public de l'énergie". Quelques jours plus tard, l'intersyndicale a reçu Nicolas Dupont-Aignan, candidat soutenu par Debout la République, qui a plaidé en faveur d'un "protectionnisme intelligent".

Fin décembre, les banques ont gelé la ligne de crédit d'un milliard de dollars qui servait au groupe pétrolier pour acheter du brut. Depuis, le groupe a décidé l'arrêt "temporaire" des raffineries de Petit-Couronne, Anvers (Belgique) et Cressier (Suisse) et le placement en "débit minimum" de celles de Coryton (Grande-Bretagne) et Ingolstadt (Allemagne).
 

Première publication : 05/01/2012

  • ÉNERGIE

    Total annonce une réduction de 20 % de ses capacités de raffinage

    En savoir plus

  • FRANCE

    Le raffinage, un secteur en panne sèche ?

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)