Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

REVUE DE PRESSE

"Ce que veut la Turquie"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les yeux doux d'Angela Merkel"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

En savoir plus

SUR LE NET

USA : des costumes "Ebola" pour Halloween critiqués en ligne

En savoir plus

DÉBAT

La capitale française fait-elle le pari des arts ?

En savoir plus

DÉBAT

L'Allemagne à la rescousse du budget français ?

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Drame du "cercueil volant" en Côte d'Ivoire et un riche couple sauve des migrants en mer

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Traité transatlantique : les consommateurs lésés ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Dacian Ciolos, commissaire européen à l'Agriculture et au Développement rural

En savoir plus

  • Quand les virus mortels fascinent Hollywood

    En savoir plus

  • Justice : Oscar Pistorius condamné à cinq ans de prison

    En savoir plus

  • Confusion autour de la tenue du procès de Simone Gbagbo mercredi

    En savoir plus

  • Un présumé terroriste canadien abattu après avoir fauché deux militaires

    En savoir plus

  • Mort du PDG de Total Christophe de Margerie

    En savoir plus

  • Kobané résiste à l'EI, le Premier ministre irakien se rend à Téhéran

    En savoir plus

  • Le Mondial-2022 au Qatar se jouera en hiver, tranche Blatter

    En savoir plus

  • Ebola : Jim Yong Kim, président de la Banque mondiale, appelle à la mobilisation

    En savoir plus

  • Yémen : l’irrémédiable ascension des Houthis, nouveaux maîtres de Sanaa

    En savoir plus

  • Ligue des Champions : à Nicosie, le PSG veut consolider sa première place

    En savoir plus

  • Oscar de la Renta, le célèbre styliste des Premières dames, est mort

    En savoir plus

  • Ankara va faciliter le passage des peshmerga vers Kobané

    En savoir plus

  • Ebola : le transport aérien, dossier épineux de la gestion de l’épidémie

    En savoir plus

  • Procès des journalistes en Papouasie : "Ils n’ont pas commis de faute très grave"

    En savoir plus

  • Tout ce que vous pensez savoir sur Ebola... et qui est faux !

    En savoir plus

Afrique

Youssou N’Dour interpelle les dirigeants occidentaux sur la candidature d'Abdoulaye Wade

Texte par Dépêche

Dernière modification : 08/01/2012

Le chanteur et candidat à la présidentielle sénégalaise estime que la candidature du président sortant, Abdoulaye Wade, 85 ans, élu une première fois en 2000 puis réélu en 2007, n'est pas conforme à la Constitution.

AFP - La star internationale de la chanson Youssou Ndour, candidat à la présidentielle de février au Sénégal, a demandé aux dirigeants du monde de dire "clairement" au président Abdoulaye Wade, qui se représente à ce scrutin, de partir, dans un entretien accordé à l'AFP.
              

"Je ne considère même pas Wade comme candidat, parce que si on reste dans le cadre de la Constitution, il n'a pas le droit", a affirmé Youssou Ndour à propos de la nouvelle candidature du chef de l'Etat, 85 ans, élu une première fois en 2000 et qui brigue un nouveau mandat après sa réélection en 2007.
              
"Et là j'interpelle le monde entier qui n'est pas encore clair par rapport à ça: il faut qu'on lui dise la vérité", a-t-il ajouté, s'adressant aux présidents américain Barack Obama et français Nicolas Sarkozy, au Premier ministre britannique David Cameron, à la Chancelière allemande Angela Merkel.
              
"Dites lui clairement, Obama, Sarko, Cameron, Merkel, etc, dites lui que la loi fondamentale, ce qui régit les Sénégalais, ne lui permet pas de se présenter. Qu'il ne force pas, parce qu'il vaut mieux prévenir que guérir".
              
"Et ça je le dis, parce que généralement ils (ces dirigeants) sont là jusqu'à ce qu'il y ait des problèmes. On a pas besoin de ça au Sénégal, c'est un pays de paix", a affirmé Youssou Ndour, craignant que le simple fait que M. Wade dépose sa candidature devant le Conseil constitutionnel ne provoque des violences.
              
La vingtaine de candidats déclarés ont jusqu'au 26 janvier pour déposer leur candidature devant le Conseil qui devra décider de la recevabilité de ces candidatures quelques jours plus tard.
              
"Le président Wade n'a même pas le droit d'aller là-bas" au Conseil constitutionnel, selon le chanteur, également patron de presse très impliqué dans la vie sociale de son pays depuis des années.
              
"Moi je suis non violent, mais on ne maîtrise pas les Sénégalais. A partir du moment où il n'y a pas de justice, la paix n'est pas possible. Justice rime avec paix, paix avec justice", a-t-il affirmé, ajoutant que le président Wade n'est pas un "roi".
              
C'est un président qui a été élu démocratiquement, réélu et la Constitution ne lui permet pas" de déposer à nouveau sa candidature.
                             
"Je vais créer la surprise"
                        
"Même moralement, comment va-t-il regarder les gens? Il va les regarder en disant +j'ai bafoué la Constitution+?", s'est-il interrogé. "Il faut qu'il revienne à la raison et on peut l'aider à sortir par la grande porte, je le lui ai dit face à face".
              
Selon lui, Wade "n'est plus majoritaire dans ce pays, il n'est plus populaire, il utilise aujourd'hui l'appareil de l'Etat qu'on lui a délégué pour essayer de dire qu'il est populaire". "Il a fait des choses", reconnaît-il, mais "il a fini aujourd'hui ce qu'il devait faire. Il a échoué. Merci".
              
A propos de sa candidature, "You" comme l'appellent ses compatriotes, a affirmé "venir avec une nouvelle démarche, une nouvelle vision".
              
"Je pense que je vais créer la surprise, je pense qu'il y a une évolution silencieuse, les gens vont voter Youssou Ndour", a-t-il déclaré, se disant certain de l'emporter dès le premier tour du 26 février.
              
"Je vois le désespoir des populations, je fais partie de ces populations. Je vois la situation se détériorer", a-t-il dit, affirmant que s'il est élu, ses priorités - santé, éducation, agriculture - n'auront que pour but d'aider "le Sénégal d'en bas" en dégageant des fonds, en particulier par la réduction du "train de vie exubérant de l'Etat".
              
Issu d'un milieu modeste du quartier populaire de la Médina à Dakar, Youssou Ndour, 52 ans, n'a pas fait d'études supérieures, mais met en avant sa notoriété internationale pour favoriser le développement du Sénégal.
              
"Moi, (quand) je deviens président du Sénégal, je sais que je suis accueilli à bras ouverts un peu partout dans le monde, et là je pourrais changer la donne, faire partie d'une dynamique économique, parce que j'ai envie d'atteindre l'autosuffisance alimentaire".
              
S'il est élu, "You" s'engage à abandonner le temps de son mandat toutes ses activités artistiques, son groupe de presse, ses affaires: "Le Sénégal est beaucoup plus important que tout ça".

Première publication : 08/01/2012

  • SÉNÉGAL

    Le président Abdoulaye Wade, 85 ans, veut rempiler pour un nouveau mandat

    En savoir plus

  • SÉNÉGAL

    Violences à Dakar entre partisans du pouvoir et opposants, un mort

    En savoir plus

  • SÉNÉGAL

    Abdoulaye Wade propose une élection présidentielle anticipée

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)