Dernière modification : 09/01/2012 

- Bélarus - Censure - Internet


Contrôle du web en Biélorussie

La Biélorussie renforce son contrôle du web, réactions en ligne. Les artistes mexicains se mobilisent contre la violence dans le pays. Et une vidéo explique aux journalistes citoyens comment filmer une révolution.

Par Electron Libre

Contrôle du web en Biélorussie

La Biélorussie renforce son contrôle de l’Internet. De nouvelles restrictions viennent en effet d’entrer en vigueur dans le pays. Elles visent notamment les fournisseurs d’accès mais aussi les cybercafés. Sous peine d’amende, ces derniers sont désormais obligés d’enregistrer les données de leurs usagers, et de conserver leur historique de navigation pendant un an afin de les transmettre aux autorités en cas de besoin.

La loi permet par ailleurs au gouvernement d’établir une liste noire de sites interdits en raison de leur caractère pornographique, violent ou extrémiste. Mais selon l’ONG Reporters sans frontières, cette mesure permettra surtout au pouvoir en place de bloquer des sites de l’opposition et des portails d’informations indépendants.

Une crainte partagée par le professeur de droit Yarik Kryvoi qui précise malgré tout que ces restrictions ne devraient être appliquées qu’au sein des institutions d’État comme les bibliothèques ou les universités. Mais il rappelle néanmoins que la censure du Web ne date pas d’hier dans le pays, les sites de l’opposition faisant souvent l’objet de cyberattaques.

Les activistes locaux voient donc dans ces nouvelles restrictions une tentative de museler les dissidents du pays qui ont largement recours aux réseaux sociaux pour se mobiliser. De nombreuses manifestations ont en effet été organisées ces derniers mois via Internet. Des rassemblements sans pancarte et sans slogan lors desquels les participants se sont contentés d’applaudir avec ironie pour contester la mainmise sur le pouvoir du président Alexandre Loukachenko, aux affaires depuis 17 ans.


Les artistes mexicains se mobilisent contre la violence

Parce qu’ils en ont assez de la violence qui gangrène leur pays, de nombreux artistes mexicains ont décidé de se mobiliser pour y mettre un terme. Une mobilisation qui passe essentiellement par une initiative actuellement menée sur la toile baptisée « Nos vies, nos noms ». Objectif : raconter l’histoire de tous ceux qui ont perdu la vie à cause de ces violences et mettre un nom sur le visage des victimes.

Plusieurs vidéos ont ainsi été réalisées par des personnalités publiques mexicaines dans le cadre de ce projet. Des clips sans artifice où les artistes sont filmés face caméra et dans lesquels ils prêtent leur voix aux victimes de violence pour leur rendre hommage et pour que leur calvaire de sombre pas dans l’oubli. Dans celui-ci par exemple, l’actrice Diana Garcia revient sur la mort tragique de Victoria Castro, une jeune migrante de 15 ans assassinée alors qu’elle tentait de rejoindre les Etats-Unis.

Un projet soutenu par de nombreux artistes locaux mais aussi par une partie des médias du pays. C’est le cas notamment du journal en ligne « Marvin » qui espère que cette campagne permettra de faire évoluer les mentalités des citoyens mexicains et mettra un terme au cycle sans fin de la violence.

L’ensemble de la population est d’ailleurs invité à participer à cette opération en publiant en ligne des vidéos saluant la mémoire d’une victime des violences dans le pays. Un appel à une mobilisation nationale largement relayé sur les réseaux sociaux et dont l’objectif est de permettre à tous les Mexicains d’exprimer leur ras-le-bol face à une situation qui ne cesse d’empirer depuis plusieurs années.


Wikipédia récolte 20 millions de dollars de dons

La fondation Wikimédia qui gère, entre autres, l’encyclopédie en ligne Wikipédia a annoncé avoir collecté un montant record de 20 millions de dollars auprès de plus d’un million de donateurs du monde entier ce qui devrait lui permettre de continuer ses activités en toute indépendance. Un succès dont se réjouit largement la fondation dans un communiqué publié en ligne. A noter que les fonds ainsi récoltés seront investis dans l’installation de nouveaux serveurs, le développement des fonctionnalités de Wikipédia ainsi que des services mobiles.

 

Un site dénonce les internautes qui téléchargent illégalement

Youhavedownloaded.com est un site américain qui propose de vérifier si un accès Internet a été utilisé pour télécharger des fichiers sur Internet. Il suffira ainsi que les curieux entrent une adresse IP dans un moteur de recherche dédié pour que le site leur fournisse la liste des téléchargements effectués depuis l’ordinateur en question. Un procédé intéressant mais qui est loin d’être abouti puisque selon son créateur seuls 20% des téléchargements effectués en ligne sont pour le moment analysés par le site.

 

Vidéo du jour

Fournir des conseils aux vidéastes amateurs et autres cyberactivistes pour filmer une révolution sans se mettre en danger : c’est l’objectif de cette vidéo réalisée par des membres du mouvement des indignés qui protestent contre les excès du capitalisme un peu partout aux Etats-Unis depuis la mi-septembre. Un clip qui explique, entre autres, quelles sont les différentes tactiques à adopter pour obtenir des images au plus près de l’action sans pour autant risquer d’être pris à partie par les manifestants ou les forces de l’ordre. Une initiative particulièrement utile pour tous les journalistes citoyens qui tentent de couvrir des manifestations aux quatre coins de la planète.


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