Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

FOCUS

Ces réseaux salafistes qui inquiètent les autorités allemandes

En savoir plus

DÉBAT

Afghanistan : collaborer avec les États-unis... et les Taliban ?

En savoir plus

DÉBAT

Hong Kong se révolte : le pouvoir de Pékin face au défi démocratique

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Instituer l'Etat de droit en Chine"

En savoir plus

LES OBSERVATEURS

Guerre pour un barrage en Colombie et la sanglante chasse aux dauphins des Îles Feroé

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : quelle stratégie face à l'organisation de l'État islamique ?

En savoir plus

SUR LE NET

Hong Kong : les manifestants soutenus à l'étranger

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

France : un budget 2015 sur des œufs

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Himalayesque"

En savoir plus

  • Rentrée des classes meurtrière à Donestk

    En savoir plus

  • Les musées français les plus visités bientôt ouverts sept jours sur sept

    En savoir plus

  • Ces réseaux salafistes qui inquiètent les autorités allemandes

    En savoir plus

  • Foot américain : un joueur musulman sanctionné pour une prière

    En savoir plus

  • En images : Hong Kong sous haute tension pour la fête nationale chinoise

    En savoir plus

  • Commission européenne : un oral difficile pour certains candidats

    En savoir plus

  • Ebola : le premier cas hors d’Afrique localisé aux États-Unis

    En savoir plus

  • Ligue des champions : "On a montré que Paris peut être une grande équipe"

    En savoir plus

  • Londres a mené ses premières frappes aériennes contre l’EI en Irak

    En savoir plus

  • Des ravisseurs d'Hervé Gourdel, assassiné en Algérie, ont été identifiés

    En savoir plus

  • Barack Obama salue un accord de sécurité "historique" avec Kaboul

    En savoir plus

  • Ebola : l'expérience "désespérée" d'un médecin libérien

    En savoir plus

  • Hervé Gaymard : "Il n'y aura pas de guerre des chefs à l'UMP"

    En savoir plus

  • Terrorisme : pour Marine Le Pen, les Français musulmans sont "pris au piège"

    En savoir plus

Afrique

Des manifestations contre la hausse des prix du carburant dégénèrent

Vidéo par Stéphanie DE SILGUY

Texte par Dépêche

Dernière modification : 10/01/2012

Au premier jour de la grève générale lancée pour protester contre la hausse des prix de l'essence, au moins cinq manifestants ont été tués dans des affrontements avec la police. Les heurts les plus violents se sont produits à Kano (nord).

AFP - Des heurts entre manifestants et policiers ont fait au moins cinq morts et des dizaines de blessés lundi au Nigeria au premier jour d'une grève générale qui a paralysé le pays pour protester contre une brutale hausse du prix des carburants.

Ce mouvement d'une durée indéterminée se produit dans un contexte de tension croissante entre chrétiens et musulmans dans le pays le plus peuplé d'Afrique et, lundi, des manifestants ont tenté d'incendier une mosquée dans le Sud à majorité chrétienne.

Le pape Benoît XVI s'est personnellement inquiété lundi de cette montée des violences interconfessionnelles, tandis que les Etats-Unis ont "vivement" condamné "ces actes de violence continus attribués" au groupe islamiste Boko Haram.

Les heurts les plus violents se sont produits à Kano, la métropole du Nord à dominante musulmane, où deux personnes ont été tuées par balles et une trentaine blessées, selon un responsable hospitalier.

Suite à ces incidents, les autorités locales ont décrété un couvre-feu nocturne dans la ville de 18H00 à 8H00.

A Gusau, capitale de l'Etat de Zamfara (nord), un couvre-feu a également été instauré après que des manifestants qui protestaient contre la hausse des prix des carburants eurent attaqué une église.

Selon la Commission nationale des droits de l'Homme, ce sont au moins cinq personnes qui ont été tuées au total, dont quatre par balles.

Trois personnes ont été abattues à Lagos, la capitale économique du premier producteur de pétrole d'Afrique. Un autre manifestant a été tué par balle à Kano, où un enfant de 9 ans a trouvé la mort dans un mouvement de foule.

Si l'activité était largement à l'arrêt dans les grandes villes, la production de pétrole, 2,4 millions de barils par jour, n'a pas été affectée par la grève, ont assuré des responsables du secteur.

A Kano, la police a lancé des grenades lacrymogènes et tiré en l'air contre des milliers de manifestants qui tentaient d'envahir les bureaux du gouverneur de l'Etat.

Ils ont également tenté d'incendier le domicile du gouverneur de la Banque centrale Lamido Sanusi et mis le feu au bureau du chef de l'administration régionale.

A Lagos, où les rues étaient complètement vides à l'exception des manifestants, des jeunes ont bloqué un important axe routier en enflammant des pneus, jetant des pierres sur les policiers.

"Bad Luck Jonathan" (Jonathan la malchance), criaient certains, en détournant le prénom du président nigérian, Goodluck (bonne chance) Jonathan.

A Abuja, la capitale fédérale, d'importantes manifestations ont également eu lieu, rassemblant des milliers de personnes.

Le mot d'ordre de grève générale a été bien suivi dans le pays.

Les syndicats exigent que le gouvernement rétablisse les subventions dont la suppression, le 1er janvier, a entraîné une brusque hausse des prix de l'essence qui affecte la plupart des Nigérians, tant pour les transports que pour l'alimentation des générateurs d'électricité.

Le litre à la pompe est ainsi passé du jour au lendemain de 65 nairas (0,30 euro) à au moins 140 nairas alors que la plupart des 160 millions de Nigérians vivent avec moins de deux dollars par jour.

Le pape dénonce une recrudescence des violences

Cette grogne sociale intervient sur fond de tensions politico-religieuses qui font craindre une escalade des violences entre musulmans et chrétiens qui peuplent à parts égales le Nigeria.

Lundi, des manifestants protestant contre la hausse des prix du carburant ont attaqué une mosquée de Benin City, dans le sud, et un bureau de change tenu par un musulman, faisant plusieurs blessés légers, selon la police.

Depuis les sanglants attentats du jour de Noël qui avaient fait au moins 49 morts, six nouvelles attaques contre des chrétiens dans le Nord majoritairement musulman ont fait plus de 80 morts.

La majorité de ces raids ont été revendiqués par Boko Haram, un groupe islamiste qui réclame l'application de la charia (loi islamique) dans l'ensemble du pays.

A Biu (nord-est), deux personnes, dont un responsable local des services de renseignement, ont été assassinées lundi par des membres présumés de Boko Haram, selon une source policière.

Le pape a déploré lundi que l'objectif de la réconciliation et du respect de "toutes les ethnies et religions" soit encore lointain en Afrique. Benoît XVI a évoqué "en particulier la recrudescence des violences qui touche le Nigeria".

Dimanche, le président Jonathan avait admis pour la première fois que Boko Haram, un groupe assez mystérieux, disposait de soutiens et de sympathisants au sein du parlement, de la justice et des services de sécurité.

Selon lui, les violences antichrétiennes actuelles sont "pires" par leur caractère aveugle et imprévisible que la guerre civile des années 60.

Première publication : 09/01/2012

  • NIGERIA

    Les leaders chrétiens dénoncent un "nettoyage ethnique et religieux"

    En savoir plus

  • NIGERIA

    Une attaque de Boko Haram provoque le départ de centaines d'habitants

    En savoir plus

  • NIGERIA

    Violences au Nigeria : "Ce n’est pas de fermeté dont il faut user, mais d’habileté"

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)