Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Présidentielle : Le Gabon suspendu à la décision de la Cour Constitutionnelle

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Attentats aux États-Unis: la peur du terrorisme ravivée (partie 2)

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Mort d'un homme noir tué par la police aux États-Unis: racisme ou dérapage ? (partie 1)

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Quelle politique mener à l'égard des réfugiés en Europe ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Budget de l'État 2017 : le grand bluff ?

En savoir plus

TECH 24

La dictature des algorithmes

En savoir plus

FOCUS

Adulé ou conspué : Jeremy Corbyn, une figure qui divise le Labour au Royaume-Uni

En savoir plus

#ActuElles

Pénélope Bagieu raconte en BD l'histoire de 15 héroïnes culottées

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Djihad" ou l'art comme rempart à l'extrémisme

En savoir plus

Un reportage long format tourné par nos reporters ou nos correspondants aux quatre coins du monde. Le samedi à 22h10. Et dès le vendredi, en avant-première sur internet!

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 17/01/2012

La prison de Guantanamo vue de Cuba

Malgré les promesses d’Obama de fermer la prison de Guantanamo, 171 hommes y sont toujours incarcérés. Nos reporters se sont rendus dans les deux villages les plus proches des barbelés qui entourent la base militaire, à la rencontre des Cubains qui côtoient ces encombrants voisins. Une zone sensible, à quelques mètres des miradors américains.

C’est toujours la même impression que l’on ressent dès que l’on quitte le village de La Maya, à mi-chemin entre Santiago de Cuba et Guantanamo. Une impression d'arriver sur une planète interdite. Par le seul mot phantasmatique GUANTANAMO. Car pour beaucoup de monde Guantanamo revêt l’image sulfureuse de la prison des Taliban. L’approche ne fait rien pour démentir cette impression.

Sur le ruban de vingt kilomètres de bitume qui mène à la ville, à mi-chemin, on vous recommande impérativement de ralentir. Un "verde", un soldat cubain, sort du poste, demande vos papiers et inspecte le coffre. Guantanamo sous pression…

Et pourtant… Tout change dès que l’on se rend vers le parque Marti, au centre de la ville. Quelques "yumas", les touristes, rares, en transit vers Baracoa, au nord, découvrent, étonnés, qu’il n’y a pas de barreaux aux fenêtres, que les matons sont plutôt féminines, souriantes et avenantes, et que les avis à la population n’annoncent pas le couvre-feu mais une soirée de "descarga", une fête de salsa, à la Casa de la Musica.

Guantanamo-Ville est à vingt kilomètres de "Guantanamo la taule", sur la base américaine.

- Hola, compay ! (Salut, mec)…

Tout Cubain, et notamment tout Guantanamero en âge de tenir une batte de base-ball, mais aussi pourvu d’un "fula" (dollar) s’accoude au comptoir du Bar des Sports et s’y visse pour des heures devant un écran qui retransmet en boucle le match de la pelota des "Indios", le club local. Pour la première fois de leur histoire, les Indios ont battu les Avispas (les guêpes) de Santiago, la voisine. C’était la semaine passée chez "Los Chinos", c’est à dire à l’Estadio Nguyen Van Troi, le stade bourré jusqu’aux pylônes électriques par les quatorze mille fans accourus de toute la province. On a battu des records de décibels et de latas de Bucanero, la bière locale.

Le triomphe se poursuit, il est programmé pour une bonne quinzaine de jours. La fête déborde du bar de la calle Calixto Garcia, l’artère principale et s’étend vers le sud de la ville, vers la Loma del Chivo (la Colline des chèvres), l’ancien quartier réservé  aux Marines américains venant soulager leur libido chez des hôtesses accueillantes. On s’y laisse guider par le GPS local, c’est à dire l’odeur des "chicharrones", les rillons de porc qui brunissent sur les barbecues installés sur les trottoirs de la calle Serafin Sanchez. Il y a de la viande, de la bière. Et du bruit. Beaucoup de bruit. On tape sur des "batas" (les tambours), on rythme avec une ferraille sur une jante de voiture et on appelle à la rescousse "l’Orisha Chango" - le saint du feu, de la foudre, du tonnerre, de la guerre - de la "santeria", la religion afro-cubaine. C’est le signal du rodéo qui envahit la ville. L’association folklorique des percussionnistes appelle les danseurs à se lancer dans l’ivresse de la conga.

- Et la prison, amigo, qu’en penses tu ?

- Fous-nous la paix avec la Base, compay !

Par François MISSEN , Alexandre DEREIMS

COMMENTAIRE(S)

Les archives

22/09/2016 Birmanie

Vidéo : En Birmanie, le difficile retour à la vie des prisonniers politiques

En 50 ans de dictature, près de 10 000 Birmans ont été emprisonnés pour avoir contesté le pouvoir militaire. Ces prisonniers politiques ont quasiment tous subi des tortures...

En savoir plus

15/09/2016 Football

Vidéo : l'odyssée asiatique des footballeurs africains

En Asie du Sud-Est, le football suscite un engouement croissant. Les championnats se multiplient et de nouvelles équipes se créent, y compris dans des pays qui n'avaient pas de...

En savoir plus

08/09/2016 Niger

Vidéo : Agadez, au Niger, porte de l’exil

Au Niger, Agadez est désormais l’un des principaux points de transit pour les migrants clandestins d’Afrique de l’Ouest qui rêvent d’Europe. France 24 vous propose un...

En savoir plus

02/09/2016 Inde

Dans l’océan Indien, l'éthnocide de la tribu Jarawa, décimée par le tourisme

Pour les préserver, il est interdit de les rencontrer. Alors que les Jarawa ont toujours vécu en autarcie et en harmonie avec la nature sur l’archipel des Andaman, dans l’océan...

En savoir plus

26/08/2016 RD Congo

RDC : massacres en toute impunité à Beni

Depuis plus d'un an et demi, les massacres de civils se succèdent dans la région de Beni, à l'est de la République démocratique du Congo, voisine de l'Ouganda. Régulièrement, la...

En savoir plus