Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

L'ENTRETIEN

"Il faut que Pékin réévalue ses politiques dans les régions tibétaines"

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Uruguay : la vie après Guantanamo

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Turquie : les Alévis, des musulmans à part

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Tunisie : vieux président pour jeune démocratie

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Comédies musicales, friandises, illuminations : les réjouissances de fin d'année !

En savoir plus

SUR LE NET

L'Unicef invite les enfants de Gaza à dessiner leur futur

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

Gabon : un vent de contestation

En savoir plus

DÉBAT

Gabon : l'opposition demande le départ du président Ali Bongo

En savoir plus

DÉBAT

Trois attaques en France en 48 heures : un effet de mimétisme ?

En savoir plus

Nos grands reporters et nos correspondants aux quatre coins du globe vous proposent des reportages long format. Ils viennent ensuite les décrypter en plateau. Le samedi, à 20h40.

REPORTERS

REPORTERS

Dernière modification : 17/01/2012

La prison de Guantanamo vue de Cuba

Malgré les promesses d’Obama de fermer la prison de Guantanamo, 171 hommes y sont toujours incarcérés. Nos reporters se sont rendus dans les deux villages les plus proches des barbelés qui entourent la base militaire, à la rencontre des Cubains qui côtoient ces encombrants voisins. Une zone sensible, à quelques mètres des miradors américains.

C’est toujours la même impression que l’on ressent dès que l’on quitte le village de La Maya, à mi-chemin entre Santiago de Cuba et Guantanamo. Une impression d'arriver sur une planète interdite. Par le seul mot phantasmatique GUANTANAMO. Car pour beaucoup de monde Guantanamo revêt l’image sulfureuse de la prison des Taliban. L’approche ne fait rien pour démentir cette impression.

Sur le ruban de vingt kilomètres de bitume qui mène à la ville, à mi-chemin, on vous recommande impérativement de ralentir. Un "verde", un soldat cubain, sort du poste, demande vos papiers et inspecte le coffre. Guantanamo sous pression…

Et pourtant… Tout change dès que l’on se rend vers le parque Marti, au centre de la ville. Quelques "yumas", les touristes, rares, en transit vers Baracoa, au nord, découvrent, étonnés, qu’il n’y a pas de barreaux aux fenêtres, que les matons sont plutôt féminines, souriantes et avenantes, et que les avis à la population n’annoncent pas le couvre-feu mais une soirée de "descarga", une fête de salsa, à la Casa de la Musica.

Guantanamo-Ville est à vingt kilomètres de "Guantanamo la taule", sur la base américaine.

- Hola, compay ! (Salut, mec)…

Tout Cubain, et notamment tout Guantanamero en âge de tenir une batte de base-ball, mais aussi pourvu d’un "fula" (dollar) s’accoude au comptoir du Bar des Sports et s’y visse pour des heures devant un écran qui retransmet en boucle le match de la pelota des "Indios", le club local. Pour la première fois de leur histoire, les Indios ont battu les Avispas (les guêpes) de Santiago, la voisine. C’était la semaine passée chez "Los Chinos", c’est à dire à l’Estadio Nguyen Van Troi, le stade bourré jusqu’aux pylônes électriques par les quatorze mille fans accourus de toute la province. On a battu des records de décibels et de latas de Bucanero, la bière locale.

Le triomphe se poursuit, il est programmé pour une bonne quinzaine de jours. La fête déborde du bar de la calle Calixto Garcia, l’artère principale et s’étend vers le sud de la ville, vers la Loma del Chivo (la Colline des chèvres), l’ancien quartier réservé  aux Marines américains venant soulager leur libido chez des hôtesses accueillantes. On s’y laisse guider par le GPS local, c’est à dire l’odeur des "chicharrones", les rillons de porc qui brunissent sur les barbecues installés sur les trottoirs de la calle Serafin Sanchez. Il y a de la viande, de la bière. Et du bruit. Beaucoup de bruit. On tape sur des "batas" (les tambours), on rythme avec une ferraille sur une jante de voiture et on appelle à la rescousse "l’Orisha Chango" - le saint du feu, de la foudre, du tonnerre, de la guerre - de la "santeria", la religion afro-cubaine. C’est le signal du rodéo qui envahit la ville. L’association folklorique des percussionnistes appelle les danseurs à se lancer dans l’ivresse de la conga.

- Et la prison, amigo, qu’en penses tu ?

- Fous-nous la paix avec la Base, compay !

Par François MISSEN , Alexandre DEREIMS

COMMENTAIRE(S)

Les archives

19/12/2014 Argentine

Argentine : le bilan Kirchner

La présidente argentine est adulée ou détestée. Celle qu’on surnomme "la nouvelle Eva Perón" ne laisse pas indifférent. En 2007, Cristina Kirchner succédait à son mari à la...

En savoir plus

10/02/2014 Cameroun

Centrafrique, le convoi de l’espoir

En Centrafrique, malgré la présence des militaires français venus en appui de la mission des Nations unies, sous la houlette de l'Union africaine, la situation reste tendue. Des...

En savoir plus

12/12/2014 Chine

Chine : "Africatown" à Canton

Avec 12 millions d’habitants, Canton, dans le sud de la Chine est la troisième ville la plus peuplée du pays, après Shanghai et Pékin. Depuis l'ouverture économique, il y a de...

En savoir plus

05/12/2014 Juifs

Les juifs français ont-ils raison d’avoir peur ?

"Pour la première fois depuis 70 ans, la France est devenue un pays d’émigration juive." Tel est le constat amer que dresse Joël Mergui, président du Consistoire central...

En savoir plus

28/11/2014 Liban

Liban : Chebaa au cœur de la poudrière

Chebaa, petit village sunnite du Sud-Liban, est situé au cœur du fief du Hezbollah, mais aussi au carrefour entre Israël et la Syrie. À l’heure où la guerre fait rage dans cette...

En savoir plus