Souscrire :
Souscrire :
- Église catholique - Religion - Syrie
"Il faut laisser une chance à Assad", selon l’archevêque catholique d'Alep
Jean-Clément Jeanbart, archevêque catholique d'Alep en Syrie, clarifie pour FRANCE 24 sa position vis-à-vis de l'homme fort de Damas, Bachar al-Assad. Selon le religieux, le président alaouite est un homme "loyal et sincère".
Il croit en la loyauté du président syrien Bachar al-Assad. L’archevêque catholique d’Alep Jean-Clément Jeanbart, interrogé à l’antenne de France 24, pèse ses mots avant de répéter : "Le président syrien est un homme loyal et sincère, je le connais bien."
En ces sombres heures de répression dans le pays, la phrase est lourde de sens. Et pourtant, Mgr Jeanbart assume ses propos sans sourciller. Pour le religieux, soutenir l'homme fort de Damas et condamner les violences n’est pas incompatible. "Entendons-nous bien, je ne nie pas les violences qui se déroulent dans le pays. La répression, les morts, tout cela est insupportable. Mais malgré tout, il faut laisser une chance au président de mener ses réformes pour sortir le pays de l’impasse", développe-t-il. L’archevêque redoute les conséquences religieuses d’un renversement du régime. "Nous, les chrétiens, avons peur. Nous redoutons non seulement une guerre civile mais aussi la domination des salafistes, des fondamentalistes."
Depuis le début du soulèvement, les quelque deux millions de chrétiens qui vivent en Syrie (environ 10 % de la population) se sont tenus à l'écart des manifestations, constituées d'une écrasante majorité de sunnites. Leur crainte : voir se reproduire un scénario irakien, avec son lot d'attentats meurtriers poussant les chrétiens à l'exil.
"Assad tiendra ses promesses"
Le vrai problème de la Syrie, estime Mgr Jeanbart, n’est pas "la dictature du président alaouite mais la dictature du parti Baas", la formation politique de Bachar al-Assad qui dirige le pays d’une main de fer depuis 1963. "Ce régime est dictatorial, il n’avance pas. Il y a du bon et du mauvais dans ce parti, mais aujourd’hui, le mauvais a pris le dessus." L’archevêque insiste également sur la popularité dont bénéficie le numéro un syrien dans son pays. "Les chaînes de télévision ne montrent que les manifestations anti-régime, elles existent, je ne le nie pas, mais je peux vous affirmer que des mobilisations pro-Assad ont également lieu, et elles réunissent quotidiennement des centaines de milliers de personnes."
Pour sortir de la crise, l'ecclésiastique implore le peuple syrien d’accorder un délai à Bachar al-Assad. "Il a promis la tenue d’un référendum sur une nouvelle Constitution en mars, laissons-le travailler", insiste-t-il avant de conclure sur une déconcertante note d’optimisme : "J’attends, comme tout le monde, que le président tienne ses promesses. Et je crois qu’il les tiendra."





























Commentaires (19)
Tous les pouvoirs ont peur...
...Y compris les pouvoirs d'église. Et quand on a peur, quand ce voile nous engourdi les neurones, on finit souvent par réagir contre sois-même, chose perceptible à plus long terme. Mon oncle, vous êtes un homme pur, vous avez un cœur plus gros que le portefeuille des Rothshild, vos accomplissements et le don de vous-mêmes envers la communauté, admirables, en font foi. Tant que parfois les idéaux se transforment en dissonance cognitive : nous sommes tous d'accord sur le fond de sa pensée, prônant la non-violence et l'harmonie. Nous sommes tous conscients de cette peur, celle d'un changement de régime brutal mettant en avant-plan des extrémistes (bien qu'il ne faille pas laisser cela voiler nos esprits des autres réalités).
C'est le discours que nous sert cette dictature depuis des lunes pour se justifier, à un point tel que plus d'un syrien chrétien est totalement "conditionné" par une perception historique : plutôt qu'user d'un cerveau qui est un don de Dieu, digne et dont les valeurs sont incorruptibles dans la quête pour l'harmonie et la justice humaine, on se sert d'un cerveau qui résulte de la peur (ou de l'intérêt personnel et nombriliste), tel un don du Diable... Il faudrait user d'analyse rationnelle du présent et des dynamiques qui se dessinent, en toute conformité avec les valeurs chrétiennes (et plus globalement humaines), afin de mieux façonner un avenir de justice. Or le seul fait d'entretenir la peur que tente d'insinuer la dictature (diviser pour régner), c'est de-facto se marginaliser d'un mouvement qui en soit et devant nos propres valeurs chrétiennes, devrait être inéluctable, telle une erreur de calcul politique (comme quoi la politique et la religion ne font pas bon ménage, cette dernière s'obligeant de ce fait à la déviance vis-à-vis son propre "leït motiv") ; c'est ainsi se proclamer sois-même "hors-jeux" en tant qu'acteur dans l'édification d'une nouvelle démocratie.
« Self-fulfilling prophecy » ?
Non, je ne crois pas du tout que le sang versé depuis des années sous ce régime compenserait pour quelque sang versé plus tard à cause de votre peur vous empêchant de participer à la démocratisation de la Syrie (et précipitant ainsi vos ouailles en tant que futures victimes d'un régime fondamentaliste, qui résulterait de votre incurie a vouloir embrasser la démocratie, en toute "chrétienneté"). De plus, un tel jeux de l'esprit s'assoyant sur une perception de "deux poids deux mesures", serait non seulement un affront envers l'humanisme, mais aussi par le fait même envers la parole de Jésus...
Personnellement, je crois qu'il faut que cette peur laisse place à la rationalité, ce dont peut (et doit) très bien s'accommoder le "Génie du Christianisme" : au lieu de jouer le jeux des propagandistes du régime dictatorial, par simple "naïveté sincère devant la peur", mais faisant en sorte de diviser la Nation et D'EXACERBER LES TENSIONS INTER-COMMUNAUTAIRES, au lieu de cela mon cher oncle, en tant que porte-parole du christianisme syrien vous devriez plutôt tenter d’apaiser le tout et de contrer cette "campagne" de propagande visant à diviser les esprits, ne visant qu'à faire dévier ces derniers d'une aspiration tout à fait légitime et censée être non seulement en diapason avec la philosophie chrétienne, mais aussi commune peu importe la religion (celle d'une démocratie). Nous nous en sommes parlé lors de votre dernière visite chez ma chère cousine Youmna, alors que je vous demandais si vous entreteniez un dialogue avec les autres communautés religieuses : ce que je voulais vous dire par cette question, ce n'est pas à savoir si vous aviez suffisamment de pouvoir ou d'appui politique pour "rester de bout", mais plutôt si vous étiez suffisamment conforme aux idéaux chrétiens pour vous aussi mener ce combat en faveur de la démocratie et de la dignité humaine, et d'ainsi faire en sorte que sa dynamique ne soit pas appropriée par telle ou telle autre faction religieuse. Or pour cela, il faut commencer par tisser des alliances avec les autres communautés religieuse (ou à tout le moins d'ouvrir le débat). C'est la seule manière de concerter les forces permettant d'accéder à une constitution laïque et "pour tous", à une réelle démocratie où la tolérance et le respect de la différence ouvre la voie vers l'évolution, vers Dieu finalement, et ce peu importe l'obédience...
Je parais sans doute prétentieux de parler ainsi de Dieu alors que vous êtes archevêque, mais c'est selon ces principes qu'il s'est inscrit dans mon cœur : cette "concertation" dont je parle plus haut, c'est la seule chose qui permettra de freiner quelque mouvement de guerre civile, alors que l'on se rendra compte que tous les horizons sont engagés dans une marche vers la démocratisation de la Syrie. Il faut en prendre conscience. Concerter les forces démocratiques du pays au-delà des appartenances religieuses, et commencer le débat vers un avenir de démocratie, ce sont les seules avenues qui permettront d'éviter un nouvel "Irak". Ne pas faire ainsi en se cantonnant derriere derrière quelque peur, alors que la chute d'un tel régime d'injustice est inévitable, ne ferait que renforcer l'accomplissement de votre peur, étant dès lors de l'ordre d'un « self-fulfilling prophecy ». Il est temps de prendre courage afin de briser les chaînes de l'esprit...
Bref, on en est aujourd'hui à faire un choix rempli de conséquences pour l'avenir : il est impératif de se débarrasser de nos vieux fantômes et de prendre part au "combat" pour la démocratie, à défaut de chuter sous cette enseigne qui se sera par conséquence transformée en aune autre dictature, cette fois-ci religieuse.
syrie
C'est les religieux du régime. Le peuple syrien sait bien comment le régime syrien choisit et embauche les religieux dans les postes clés
n'importe quoi...
"Il faut laisser une chance à Assad", selon l’archevêque catholique d'Alep.... on croit rêver..! heuuu sa chance s'arrete à combien.??? parce que on est deja à 5000 morts...
Bravo à l'anonyme
Enfin les peuples comprennent!A mon avis je me disais que les sunites n'aiment pas les chretiens puisque nous le voyons en Iraq et en Egypte.Ton resonnement constitue un developpement de l'Humanité.J'en suis eperdument ravi.A fracne24, vous avez regagné ma confiance qui se dirigeait vers cnn,bbc et euronews.
Bravo Monseigneur
D'origine syrienne et de confession sunnite, je partage les idées de Monseigneur Jeanbart. Sunnites, alaouites, chiites, chretiens et druzes, nous sommes un seul peuple et nous devons vivre en paix et sécurité. Donnons donc à Bachar le temps pour qu'il puisse réaliser ses reformes.
La parole tres chretienne de l’archevêque
Moi je ne voulais pas souvant mettre de commentaires sur ce qui se passe en Syrie car je savais que toutes revolutions de ce dernier temps ne sont pas pacifique dans l'avantage du bon fonctionnement du pays pour son peuple mais aux avantages des americains et les europeens pour la destabilisation et la division des pays et ses forces. La Libye serait un n'example plus recent. Continuer de faire mourrir vos pauvres gens n'est pas une solution. L'homme ne meurt qu'une fois! Il n'y a pas des gagnants ni des perdants sauf la perte des vies hummaines et la dignite du pays. S'assoir sur une table serait un acte de lutte pour la democratie. La parole de L’archevêque catholique d’Alep Jean-Clément Jeanbart est chretienne et de la sagesse qui dit suffisament et qui dira encore plus. Cher peuple syrien il est grand temps de mener une lutte sang violance car la violance n'engendre que la violance et la pauvrete.
La Syrie et son Président
Hier au soir ,j'ai écouté sur France 24 ce religieux,faisant des éloges du Président Syrien...J'ai eu du mal a croire ce que j'entendais...Cet homme est un homme bien!!!Ah! Mais il fait massacrer son peuple...Il donne les ordres même si ce n'est pas lui qui tient chaque fusil...Ce Mgr mais j'ai eu l'impression qu'il faisait de l'huile ??? Notre journaliste et les autres assassinés ensemble,ils ont été guidés par une religieuse j'ai cru entendre...Elle sortait d'où ? A la solde de qui sous couvert de qui? ça fait peur qu'un religieux catholique dise ce que nous avons entendu hier au soir,les éloges d'un Président Syrien....
syrie
"je reconnais je reconnais il y a la répression etc etc "je pourrais dire que le religieux il a tout dit et en m^me temps il n'a rien dit,la seule chance qu' on doit donner à un dictateur sanguinaire c'est :comparaitre devant un tribunal,pour répondre des milliers de crimes ,torture, meurtres,barbarie et j'en passe ,non monsieur l archevêque ,un régime aussi criminel il ne faut pas lui donner d'avantage de temps pour mieux museler le peuple,non monsieur ,pour plaire à vous la minorité ,la majorité ne veut plus souffrir ni subir ce régime barbare (sauvage),non le parti baath n' est pas le responsable des malheurs des syriens mais bien la famille Assade une partie de sa communauté alaouite mais aussi à cause de la violence exercée sur la population par les 17 services de répression et oui la vérité c'est autre chose monseigneur !la communauté chrétienne n'existent pas il y a des syriens chrétiens comme il y a des syriens musulmans ,nous n'avons pas attendu assad pour défendre qui que ce soit, avant lui et son père on était bien tous ensemble et nous seront encore mieux après sa disparition, Assade ne défend pas aucune minorité mais au contraire il se protège en utilisant les minorités ,je suis étonné de cet article qui démontre une méconnaissance affligeant du peuple sauf si monseigneur est comme le mufti HASSOUN est du côté du régime alors là il ne pourra plus représenter les fidèles syriens ,le peuple veux reconquérir sa liberté, sa dignité et son PAYS
SIDERANT!!!!!!
Absolument siderant! Quels commentaires! On en est à 5000 morts et c'est la faute des forces étrangéres???? Et des élections libres pour savoir qui soutient réellement qui jamais?On se demande si ARABE et DEMOCRATIE c'est possible ? En attendant les Syriens peuvent toujours attendre de l'aide étrangére.Triste situation.MJ.
la loi de la jungle!
ce n'est malheureusement pas le peuple syrien qui intéresse ici les puissances, ni ses richesses souterraines inexistantes mais plutôt l'occasion unique - entre autres - de bouleverser durablement la situation géopolitique dans la région et au-delà. D'où la soupe médiatique servi à un publique peu enclin en général à vouloir comprendre ce qui se trame derrière.
Merci France 24
Merci France 24 de réaliser des interviews si professionnelles, d'une durée acceptable pour permettre à la personne concernée d'exprimer et de préciser sa pensée. C'est d'autant plus appréciable quand c'est pour donner la parole à quelqu'un qui a un avis divergent de celui qui domine les médias. Quoiqu'on pense, cette diversité permet à chacun d'évaluer les différents arguments et points de vue sur la situation pour se forger sa propre opinion. Tel est le rôle des médias, selon moi oublié depuis bien longtemps pour les chaînes principales pour préférer donner du "temps de cerveau disponible à Coca-Cola". J'espère que France24 restera ainsi : proposer des analyses fouillées sur les thèmes d'actualité, donner la parole à tous et éviter de tomber dans les basses polémiques. Bref, rester une véritable chaîne d'information.
v
v
je suis chrétienne d'alep et
je suis chrétienne d'alep et avec le president Bashar Al Asad pour toujours <3
laisser une chance à ASSAD
il est evident que les croisés impurs que nous sommes avec un Pape de méme nature,ne chercherons qu'à se croire meilleurs que la note qui vient de les avertir que l'occident a violé suffisamment de lois de YHWH pour la récompense qui vient.Il y a trop de coïncidences qui assassinent un Roi.
Interview de Monseigneur Jean-Clément JEANBART
Ami personnel du Père Paolo qui nous a marié mon épouse syrienne et moi, je l'appelle comme Bachar AL Assad à rester au pays, à patienter jusqu'aux réformes qui s'amorcent. Je rentrerai alors y apporter ma modeste voix, avec l'aide des étudiants de Homs qui m'ont fait confiance dans SYRO-WRITE@. Que sunnites et BAAS arrêtent de s'entretuer et se tendent la main pour gouverner la Syrie ensemble avec une retraite à 60 ans car ce sont les jeunes qui vont reconstruire le pays.
Merci à Monseigneur pour son interview que je partage à 100%, Dieu que j'aimerai le connaître.
entretien archeveque Alep
Enfin un autre son de cloches sur France 24!
reaction sur le suijet
je crois les chretiens syriens ont raison car les revolutions st toujour des mauvais soix car les peuples st pris en otage souvent et que ses pays ne veront pas facilement la tete sortir de l,eau
des fois il faut s'accorder
des fois il faut s'accorder avec le présent car l inconnu peut être pire,on a plusieurs exemples très récents
pourquoi ce choix
la syrie est un pays souverain qui a droit de se gerer et si l'occident se retire de la Syrie cette derniere trouvera la voie de sortir de cette crise causer par des forces etrangeres;
Réagir à cet article