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Moyen-orient

"Il faut laisser une chance à Assad", selon l’archevêque catholique d'Alep

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 14/01/2012

Jean-Clément Jeanbart, archevêque catholique d'Alep en Syrie, clarifie pour FRANCE 24 sa position vis-à-vis de l'homme fort de Damas, Bachar al-Assad. Selon le religieux, le président alaouite est un homme "loyal et sincère".

Il croit en la loyauté du président syrien Bachar al-Assad. L’archevêque catholique d’Alep Jean-Clément Jeanbart, interrogé à l’antenne de France 24, pèse ses mots avant de répéter : "Le président syrien est un homme loyal et sincère, je le connais bien."

En ces sombres heures de répression dans le pays, la phrase est lourde de sens. Et pourtant, Mgr Jeanbart assume ses propos sans sourciller. Pour le religieux, soutenir l'homme fort de Damas et condamner les violences n’est pas incompatible. "Entendons-nous bien, je ne nie pas les violences qui se déroulent dans le pays. La répression, les morts, tout cela est insupportable. Mais malgré tout, il faut laisser une chance au président de mener ses réformes pour sortir le pays de l’impasse", développe-t-il. L’archevêque redoute les conséquences religieuses d’un renversement du régime. "Nous, les chrétiens, avons peur. Nous redoutons non seulement une guerre civile mais aussi la domination des salafistes, des fondamentalistes."

Depuis le début du soulèvement, les quelque deux millions de chrétiens qui vivent en Syrie (environ 10 % de la population) se sont tenus à l'écart des manifestations, constituées d'une écrasante majorité de sunnites. Leur crainte : voir se reproduire un scénario irakien, avec son lot d'attentats meurtriers poussant les chrétiens à l'exil.

"Assad tiendra ses promesses"

Le vrai problème de la Syrie, estime Mgr Jeanbart, n’est pas "la dictature du président alaouite mais la dictature du parti Baas", la formation politique de Bachar al-Assad qui dirige le pays d’une main de fer depuis 1963. "Ce régime est dictatorial, il n’avance pas. Il y a du bon et du mauvais dans ce parti, mais aujourd’hui, le mauvais a pris le dessus." L’archevêque insiste également sur la popularité dont bénéficie le numéro un syrien dans son pays. "Les chaînes de télévision ne montrent que les manifestations anti-régime, elles existent, je ne le nie pas, mais je peux vous affirmer que des mobilisations pro-Assad ont également lieu, et elles réunissent quotidiennement des centaines de milliers de personnes."

Pour sortir de la crise, l'ecclésiastique implore le peuple syrien d’accorder un délai à Bachar al-Assad. "Il a promis la tenue d’un référendum sur une nouvelle Constitution en mars, laissons-le travailler", insiste-t-il avant de conclure sur une déconcertante note d’optimisme : "J’attends, comme tout le monde, que le président tienne ses promesses. Et je crois qu’il les tiendra."

Première publication : 13/01/2012

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