Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Hollande face à la presse : le chef de l'État a tenu sa conférence semestrielle

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

La stratégie des États-Unis face à l'organisation de l'EI

En savoir plus

FOCUS

Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Niki de Saint-Phalle, une "nana" militante et engagée

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Les incertitudes économiques d'une Écosse indépendante

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"DDay"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Kilt ou double"

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Ebola : une volontaire française de MSF contaminée

En savoir plus

SUR LE NET

Iran : les jeunes internautes contournent la censure

En savoir plus

  • En direct : Cameron promet des pouvoirs élargis à l'Écosse

    En savoir plus

  • Frappes en Irak, croissance, Europe : les principales annonces de Hollande

    En savoir plus

  • Cinq casques bleus tchadiens tués dans le nord du Mali

    En savoir plus

  • Thaïlande : le business lucratif des mères porteuses

    En savoir plus

  • L'Australie, une cible de choix pour l'organisation de l'EI ?

    En savoir plus

  • Yacine Brahimi, la pépite algérienne révélée par Porto

    En savoir plus

  • Belgique : l'euthanasie d'un violeur inquiète les partisans de la mort assistée

    En savoir plus

  • Peu importe l’issue du référendum, "l’Écosse ne sera plus jamais la même"

    En savoir plus

  • Livraison d'armes aux rebelles syriens : le Congrès américain doit se prononcer

    En savoir plus

  • Vladimir Evtouchenkov, le nouvel oligarque dans le viseur du Kremlin

    En savoir plus

  • Parcours sans-faute des Bleues vers le Mondial-2015

    En savoir plus

  • Une star de la Silicon Valley rachète le château de Pommard

    En savoir plus

  • Le sulfureux maire de Toronto atteint d'un cancer rare et agressif

    En savoir plus

Afrique

Les Tunisiens célèbrent le premier anniversaire de la révolution

Vidéo par Sammy BERRAHMOUN

Texte par Dépêche

Dernière modification : 14/01/2012

À Tunis, dans une ambiance à la fois festive et revendicative, des milliers de personnes ont fêté, ce samedi, le premier anniversaire de la révolution. Le président Moncef Marzouki a assuré que la Tunisie poursuivrait "sa marche vers la liberté".

AFP - Des milliers de Tunisiens se sont rassemblés samedi sur l'emblématique avenue Bourguiba à Tunis pour fêter le premier anniversaire de la chute de Ben Ali, tandis qu'une cérémonie officielle avait lieu à quelques encâblures en présence de dirigeants arabes.
              
Dès le matin, hommes, femmes et enfants, souvent enroulés dans le drapeau national, avaient commencé à converger sur la grande artère de la capitale tunisienne pour célébrer "la révolution de la dignité".
              


"Bon débarras Ben Ali!" chantaient des manifestants avant de reprendre en choeur le célèbre "Dégage" qui a marqué la révolution tunisienne.
              
Un manifestant portant un masque de Ben Ali, enchaîné et habillé d'un costume traditionnel saoudien (l'ancien président est réfugié en Arabie Saoudite), accompagné d'une marionnette représentant Leïla, l'épouse honnie, arpentait l'avenue.
              
Toute la journée, les manifestants ont chanté, scandé des slogans, ou se sont tout simplement promenés sur l'avenue, dans un sens puis dans l'autre.
              
"En fait, c'est la première fois que nous fêtons la révolution. Nous n'avions pas eu l'occasion jusqu'à présent, avec tous les problèmes qui se sont succédés", expliquait une jeune femme.
              
Des barrières interdisaient un large périmètre devant le ministère de l'Intérieur, symbole de l'ancien régime devant lequel avait commencé la dernière manifestation avant la fuite de Ben Ali, il y a tout juste un an.
              
Enfants enroulés dans le drapeau tunisien, chants, sourires, l'ambiance était festive, mais également revendicative.
              
"Travail, liberté et dignité", "Le travail est un droit", "Tunisiens restez debout", "Nous allons continuer la bataille", scandaient des manifestants.
              
"Nous avons fait cette révolution contre la dictature pour imposer notre droit à une vie digne, et non pour aider certains opportunistes à réaliser leurs ambitions politiques", s'indignait Salem Zitouni, 33 ans.
              
D'autres réclamaient la reconnaissance pour les "martyrs" abattus lors du soulèvement du décembre 2010-janvier 2011, qui a fait selon l'ONU quelque 300 morts et 700 blessés.
              
Un groupe de jeunes agitant le drapeau noir des salafistes parcourait également l'avenue aux cris de "Tunisie islamique!".
          
Le Qatar invité de marque, conspué par certains
             
D'autres manifestants chantaient à tue-tête: "le peuple tunisien est libre et ne veut pas de l'ingérence américaine ni de celle du Qatar!"
              
Le Qatar et le parti islamiste tunisien Ennahda, vainqueur des élections du 23 octobre, entretiennent des relations étroites, et l'émirat est parfois qualifié de "banquier d'Ennahda" par ses détracteurs.
              
L'émir qatari, Hamad ben Khalifa Al-Thani, était l'invité de marque des autorités tunisiennes, en compagnie d'autres leaders arabes dont le président algérien Abdelaziz Bouteflika, et le chef du Conseil national de transition libyen, Moustapha Abdeljalil.
              
Ces derniers ont participé, dans une atmosphère beaucoup plus compassée, à la cérémonie officielle au Palais des Congrès de Tunis, à quelques centaines de mètres de l'avenue Bourguiba.
              
A l'ouverture de cette cérémonie, le président tunisien Moncef Marzouki a assuré que son pays poursuivrait "sa marche vers la liberté" et estimé que le 14 janvier marquait "la fin d'une période sombre, d'un régime autoritaire et corrompu".
              
"Les peuples de la nation arabe aspirent à des jours meilleurs, et je suis sûr qu'ils vont s'inspirer de la révolution tunisienne qui promeut la liberté et la dignité", a déclaré pour sa part l'émir du Qatar, avant d'annoncer la contribution de son pays au fonds de soutien aux "martyrs" de la révolution.
              
M. Bouteflika a de son côté fait part de "l'optimisme" des Algériens après la "victoire" de la révolution tunisienne.
              
Et le chef du Conseil national de transition libyen Moustapha Abdeljalil a estimé que l'exemple tunisien avait été "un facteur essentiel" de la réussite du soulèvement libyen.
 

Première publication : 14/01/2012

  • TUNISIE

    Liveblogging : un an après la chute de Ben Ali

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Entre espoir et amertume, la Tunisie se prépare à marquer l'anniversaire de la chute de Ben Ali

    En savoir plus

  • TUNISIE

    Un an après la révolution, la colère gronde toujours dans la région de Gafsa

    En savoir plus

COMMENTAIRE(S)