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FRANCE

En Guadeloupe, Hollande poursuit son offensive contre Sarkozy

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 15/01/2012

Lors d'un meeting ce samedi en Guadeloupe, le candidat socialiste à la présidentielle a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir considéré l'Outre-Mer "comme une variable d'adaptation budgétaire" et d'être responsable de la perte du triple A de la France.

AFP - Le candidat PS à l'Elysée François Hollande a accusé samedi en Guadeloupe Nicolas Sarkozy d'avoir imposé à l'Outre-mer une logique purement "comptable", poursuivant son offensive contre le chef de l'Etat responsable selon lui de la perte du triple A français.

L'Outre-mer "ce n'est pas une charge, ce n'est pas un fardeau (...) c'est un atout, une fierté", a lancé le député de Corrèze lors d'un meeting devant quelque 1.500 personnes, rassemblées dans un gymnase de Basse-Terre.

Il a accusé le gouvernement d'avoir considéré les territoires ultramarins "seulement comme une variable d'adaptation budgétaire". "Vis-à-vis de l'Outre-mer, le président sortant a construit une logique comptable" en développant l'idée d'un "développement endogène" et cette "formule s'est traduite par un désengagement de l'Etat" dans tous les domaines, a-t-il accusé.

M. Hollande s'est, pour sa part, prononcé en faveur d'"un développement solidaire", voulant ancrer ces collectivités "dans le récit de la République, dans le rêve français".

"Quand l'Hexagone va mal, l'Outre-mer va encore plus mal" a-t-il dit citant notamment le chômage qui "dépasse 57% chez les jeunes" en Guadeloupe, la vie chère "encore plus chère" et des difficultés d'accès au logement encore "plus difficiles" qu'en métropole. "Avec vous, ici, je veux redresser la France, dans ce moment si délicat, lorsque les inquiétudes se lèvent, les doutes s'installent, les résignations s'affirment, les tentations extrémistes se confirment", a aussi lancé M. Hollande décrétant que "oui il est possible de faire une autre politique", de "faire en sorte que notre pays sorte de l'épreuve plus fort qu'il ne l'est".

Dès son arrivée en Guadeloupe, M. Hollande a voulu désamorcer les critiques sur son périple antillais en pleine tourmente financière. "Je ne suis pas là pour faire du tourisme. Je suis là pour faire campagne. Ici nous sommes pleinement en France", a ainsi déclaré le député de Corrèze, à se descente d'avion à l'aéroport de Pointe-à-Pitre.

"François est ici parfaitement à sa place ici, même si la France a perdu son triple A. Il est ici en France, il n'est pas à l'étranger", a souligné pour sa part Victorin Lurel, le président de la région, venu l'accueillir.

Le candidat PS n'a d'ailleurs pas hésité à reprendre son offensive contre le chef de l'Etat, lancée le matin dans son QG de campagne avant de quitter Paris. "Ce n'est pas la France qui a été dégradée, c'est une politique, c'est une stratégie, c'est une équipe, c'est un gouvernement, c'est un président", a-t-il martelé. Est-ce par souci de ne pas paraître en décalage avec la gravité de la crise, la visite de M. Hollande n'a en tout pas donné lieu aux festivités traditionnelles en Guadeloupe.

A l'aéroport de Pointe-à-Pitre, le candidat a été accueilli plutôt discrètement par une cinquantaine de militants socialistes à l'aéroport de Pointe-à-Pitre, là où l'ex-candidate à l'Elysée Ségolène Royal avait été reçue dans une grande effusion en 2007. Pour cause d'agenda trop chargé, a-t-on fait valoir, il a également annulé sa visite prévue à une association carnavalesque. "Je ne suis pas là pour multiplier les promesses" a-t-il aussi aussi prévenu préférant souligner sa volonté de faire des collectivités d'Outre-mer "les têtes de pont de l'excellence française", en particulier dans le domaine universitaire.

M. Hollande doit poursuivre sa tournée ultramarine dimanche à La Martinique et lundi en Guyane. Il a confirmé qu'il se rendrait en mars à La Réunion et à Mayotte.

Première publication : 15/01/2012

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